SNOT signe chez BLKIIBLK et prépare son premier album inédit depuis près de 30 ans
SNOT s’apprête à écrire un nouveau chapitre de son histoire. Le groupe californien, figure culte de la scène punk-metal de la fin des années 90, vient d’annoncer sa signature avec BLKIIBLK Records, le label de Frontiers Label Group. Une collaboration qui accompagnera la sortie du prochain album studio du groupe, attendue pour l’été 2027.
Cette nouvelle est loin d’être anodine puisque ce disque constituera le premier album de compositions inédites de SNOT depuis près de trois décennies. De nouveaux morceaux sont annoncés pour le début de l’année 2027, une période qui coïncidera avec le 30e anniversaire de « Get Some », le seul album studio publié par le groupe durant sa première incarnation.
« Je suis absolument ravi d’annoncer la signature de SNOT avec BLKIIBLK Records », explique Mikey Doling, guitariste et fondateur du groupe. Le musicien souligne notamment la relation établie avec Mike Gitter, responsable A&R de Frontiers Label Group, et estime que les deux équipes correspondent parfaitement à la direction prise par SNOT. « Nous sommes impatients de présenter les nouveaux morceaux de SNOT sur lesquels nous travaillons à nos fans du monde entier. Ce n’est que le début ! »
Fondé à Santa Barbara en 1995, SNOT s’est rapidement distingué par son mélange particulièrement explosif de punk, hardcore, funk, groove et metal. À une époque où les frontières entre les différents courants du heavy music commençaient à voler en éclats, le groupe refusait déjà de se laisser enfermer dans une catégorie.
Avec Lynn Strait au chant, Mikey Doling à la guitare, John Fahnestock à la basse et Jamie Miller à la batterie, SNOT développait une identité aussi agressive qu’irrévérencieuse. Une personnalité qui allait atteindre son point culminant avec « Get Some », sorti en 1997 chez Geffen Records.
Devenu au fil des années un véritable classique culte du metal des années 90, « Get Some » combinait riffs massifs, groove, énergie punk, humour et attitude sans jamais réellement se fondre dans le mouvement nu-metal auquel il est souvent associé. Le groupe a pourtant largement contribué à l’émergence de cette scène, tout en conservant une personnalité suffisamment singulière pour continuer à influencer des artistes issus du metal, du hardcore, du punk et du hard rock.
L’histoire de SNOT a cependant été brutalement interrompue en 1998 avec la disparition tragique de Lynn Strait. Malgré cette perte, l’héritage du groupe n’a jamais cessé de grandir. En 2000, les membres survivants lui rendaient notamment hommage avec « Strait Up », un album réunissant de nombreux chanteurs invités parmi lesquels Jonathan Davis, Corey Taylor, Fred Durst et Serj Tankian.
Les musiciens de SNOT ont ensuite poursuivi leur carrière au sein ou aux côtés de formations telles que Soulfly, Bad Religion, Amen, Lo-Pro ou encore Channel Zero, prolongeant indirectement l’influence du groupe sur plusieurs générations de musiciens.
En 2025, SNOT a finalement repris la route avec Andy Knapp derrière le micro. Une nouvelle incarnation qui n’a manifestement pas laissé le public indifférent. Depuis son retour, le groupe s’est produit dans plusieurs grands festivals, notamment Welcome To Rockville, Sonic Temple, Inkcarceration, Louder Than Life, Aftershock, Download, Graspop, Alcatraz et Motocultor, tout en donnant plusieurs concerts à guichets fermés en Amérique du Nord et en Europe.
Cette nouvelle dynamique semble désormais conduire naturellement SNOT vers la création de nouveaux morceaux. Et plutôt que de se contenter de célébrer son passé, le groupe entend visiblement utiliser cette seconde vie pour construire quelque chose de nouveau.
Mike Gitter résume cette ambition avec une formule particulièrement directe : « SNOT lives! » Pour le responsable A&R, le groupe représente un trait d’union particulièrement intense entre la scène punk de Santa Barbara et la génération nu-metal qui allait exploser quelques années plus tard. Mais surtout, il insiste sur la volonté du groupe de ne pas transformer son retour en simple tournée nostalgique autour de « Get Some ».
C’est probablement là que se trouve l’intérêt principal de cette nouvelle étape. Trente ans après ses débuts et près de trente ans après son unique album studio, SNOT va devoir démontrer que son identité peut encore fonctionner sans chercher à reproduire artificiellement le passé.
Le défi sera d’autant plus intéressant que le groupe bénéficie aujourd’hui d’un contexte très différent de celui de la fin des années 90. Une nouvelle génération a découvert « Get Some » bien après sa sortie et la réputation de SNOT n’a cessé de grandir au fil des années. Le retour du groupe en 2025 a donc permis de mesurer l’attachement toujours très fort du public à cette formation.
Avec Mikey Doling, John Fahnestock, Jamie Miller et Andy Knapp, SNOT travaille désormais sur ce qui sera son premier album studio de compositions inédites depuis 1997. Doc Coyle, de Bad Wolves, accompagne pour sa part le groupe en tant que guitariste de tournée.
Les premiers nouveaux morceaux sont attendus au début de 2027, avant un album annoncé pour l’été suivant. Une manière pour SNOT de célébrer les 30 ans de « Get Some » non pas uniquement en regardant dans le rétroviseur, mais en tentant de donner une véritable suite à une histoire interrompue beaucoup trop tôt.
Après avoir survécu au poids de son propre héritage, SNOT est donc de retour pour une nouvelle tentative. Reste désormais à découvrir ce que le groupe a encore à dire en 2027.
GET SOME. SNOT IS BACK.
