Voivod : retour sur plus de 40 ans d’histoire avec une nouvelle interview vidéo
Les légendes canadiennes de Voivod continuent de fasciner les fans de metal après plus de quatre décennies de carrière. Une récente interview vidéo permet de revenir sur leur actualité, mais aussi sur l’incroyable parcours de ce groupe à part dans l’histoire du metal.
Dans cette discussion, les membres du groupe évoquent leur musique, leur évolution artistique et la longévité d’un projet qui a su traverser les époques tout en restant fidèle à son identité.
Formé en 1982 à Jonquière, au Québec, Voivod voit le jour autour de quatre musiciens devenus emblématiques : le chanteur Denis Bélanger, le guitariste Denis D’Amour, le bassiste Jean‑Yves Thériault et le batteur Michel Langevin. Dès leurs débuts, le groupe se distingue par un mélange unique de speed metal et de thrash, rapidement enrichi par des influences progressives et expérimentales.
Le premier album, War and Pain en 1984, pose les bases d’un style brut et futuriste. Mais c’est avec des disques comme Killing Technology (1987), Dimension Hatröss (1988) ou encore Nothingface (1989) que Voivod forge réellement sa réputation. Le groupe développe alors un univers sci-fi sombre et dystopique, fortement influencé par l’imaginaire graphique de Michel « Away » Langevin, qui réalise lui-même la plupart des pochettes et illustrations du groupe.
Au fil des années, Voivod devient l’un des groupes les plus originaux de la scène metal, souvent cité parmi les pionniers du thrash technique et progressif. Leur album Nothingface marque d’ailleurs leur plus grand succès commercial, entrant dans le classement Billboard aux États-Unis.
Les années 1990 sont plus mouvementées, avec plusieurs changements de line-up et une évolution sonore vers des territoires plus industriels et expérimentaux. Malgré ces turbulences, le groupe reste actif et continue de sortir de nouveaux albums.
Un tournant majeur intervient au début des années 2000 avec le retour du chanteur Snake et l’arrivée du bassiste Jason Newsted, ancien membre de Metallica. Cette période voit la sortie de l’album Voivod en 2003.
La disparition du guitariste fondateur Piggy en 2005 marque un moment difficile pour le groupe. Pourtant, Voivod parvient à continuer l’aventure en recrutant le guitariste Daniel Mongrain, qui contribue à maintenir l’identité musicale du groupe tout en l’emmenant vers de nouvelles directions.
Depuis, Voivod n’a jamais cessé de créer. Les albums récents comme Target Earth (2013), The Wake (2018) – récompensé par un prix Juno – ou encore Synchro Anarchy (2022) témoignent d’une créativité intacte et d’une capacité rare à évoluer sans renier leur ADN.
Plus de 40 ans après leurs débuts, Voivod reste une formation incontournable pour les amateurs de metal progressif et expérimental. Cette nouvelle interview rappelle à quel point le groupe a su traverser les décennies en conservant une identité artistique unique.
Interview de Back on Track:
