Airbourne annonce son nouvel album avec une lettre poignante à Lemmy Kilmister

Airbourne annonce son nouvel album avec une lettre poignante à Lemmy Kilmister

Les Australiens de Airbourne sont de retour avec un nouvel album attendu le 28 août 2026, et comme à leur habitude, ils n’ont pas fait les choses à moitié pour l’annoncer.

Cette fois, c’est Joel O’Keeffe qui a pris la parole… à travers une lettre adressée à une figure mythique du rock : Lemmy Kilmister.

Un hommage sincère à une influence majeure
Depuis ses débuts, Airbourne a toujours revendiqué l’héritage de Motörhead, et plus particulièrement celui de Lemmy. Les liens entre les deux groupes remontent notamment à 2009, lorsque Lemmy apparaissait dans le clip de « Running Wild », avant de partir en tournée avec les Australiens.

Dans cette lettre, Joel O’Keeffe revient sur les conseils marquants donnés par Lemmy à l’époque :

« Quoi qu’il arrive, restez fidèles à vous-mêmes. Faites de la musique qui plaira à vos roadies… »

Un mantra que le groupe affirme avoir suivi à la lettre depuis toutes ces années.

Pour accompagner cette annonce, Airbourne a dévoilé un premier single, « Alive After Death (Last Plane Out) », qui s’inscrit directement dans cette filiation rock’n’roll brute et sans compromis.

Un morceau qui devrait donner le ton de ce nouvel album éponyme, et qui témoigne une nouvelle fois de l’attachement du groupe à l’esprit de Lemmy.

Un tracklisting 100% rock’n’roll
Le disque contiendra 12 titres :

  1. Gutsy
  2. Alive After Death (Last Plane Out)
  3. Here She Comes
  4. Kid In A Candy Store
  5. Sky High
  6. Who Put The Rhythm In You?
  7. Christmas Bonus
  8. Last Man Standing
  9. Rock ‘N’ Roll Ya
  10. Bogotá
  11. Hells Got No Vacancy
  12. Send Me To Rock ‘N’ Roll Heaven

Airbourne en tournée en France cet été
Avant la sortie de l’album, le groupe reprendra la route et passera par plusieurs festivals en France. Une occasion parfaite de découvrir certains nouveaux titres en live :

  • 2 juillet, Belfort (90), Les Eurockéennes
  • 16 juillet, Saint-Julien-en-Genevois (74), Guitare En Scène
  • 17 juillet, Ambert (63), World Festival Ambert
  • 20 juillet, Carcassonne (11), Festival de Carcassonne
  • 16 août, Carhaix (29), Motocultor Festival
  • 22 août, Château-Gontier-sur-Mayenne (53), V and B Fest’

Pour les fans français, difficile de rêver meilleur échauffement avant la sortie de ce nouvel album.

Entre hommage, fidélité à leurs racines et énergie intacte, Airbourne semble prêt à remettre une nouvelle fois le feu aux poudres.

 

 

La lettre complète traduite en français:

Cher Lemmy,

Mon pote, ça fait un sacré bail qu’on ne s’est pas dit « salut » ou partagé une scène ensemble. On n’a jamais oublié une des choses que tu nous as dites : « Peu importe le reste, restez fidèles à vous-mêmes. Ne vous souciez pas de toutes les conneries de l’industrie musicale. Faites de la musique que vos roadies aimeront. Parce qu’ils ont entendu vos morceaux plus que quiconque, et s’ils aiment, tout le monde aimera. »

On l’a fait, mon pote.

Il y a six ans, on a fermé les portes à tout le monde et on s’est mis au boulot pour écrire les morceaux de cet album. Des heures, des jours, des semaines, des mois et des années à écrire, réécrire, jeter, recommencer, et toujours chercher l’or.

Après cinq ans de ça, on sentait qu’on avait une solide collection de morceaux rock’n’roll. Ensuite, Mutt Lange et Bryan Adams ont débarqué avec leur artillerie lourde, et quelques-uns des morceaux qu’on a écrits avec eux ont atterri sur l’album. On a beaucoup écrit avec Bryan, et il était incroyablement inspirant. On a appris énormément de lui – un vrai gentleman du rock’n’roll. À ce moment-là, un vieux pote à nous, Vick Wright, est venu d’Angleterre, et on a encore écrit comme des fous avec lui. C’est un poète des rues du rock’n’roll, et il nous a aussi appris beaucoup de choses. On a fini avec de vrais bons morceaux de rock grâce à lui.

On a tout envoyé à Brian Howes, et il a dit qu’on avait enfin un album solide. Il était chaud pour y mettre sa magie.
Dante, de Spinefarm, qui a été un vrai soutien tout du long sur cet album, nous a donné le feu vert pour faire Airbourne.

On a expédié une tonne de matériel depuis notre QG de Manchester et du monde entier, chargé dans un semi-remorque, et on a roulé jusqu’aux tripes de l’est de l’Australie, de Melbourne jusqu’à Music Farm Studios, caché dans une jungle sur la côte surf d’Australie. Cet endroit est entouré de serpents, d’araignées Sydney funnel-web, de rats et de crapauds-buffles – plein de bestioles qui peuvent te buter. On sait que t’aurais adoré, parce que ce qui ne te tue pas te rend juste plus bruyant !

On a affronté des ouragans, des pluies diluviennes, des palmiers arrachés du sol. Un d’eux a failli tuer Streety, notre bassiste. Ça a été très près.

La machine à bandes était une vraie salope. Elle n’arrêtait pas de lâcher, mais elle sonnait trop bien, alors ça valait le coup de s’accrocher et d’attendre.

Chaque jour, on se réveillait, on sautait par-dessus un serpent brun ou un python, on nourrissait les cochons, on disait « salut » aux chèvres, on regardait le seul coq avec son harem de poules qui tournait autour de lui comme s’il était le roi du poulailler. Qui aurait cru que des volailles pouvaient être si inspirantes ?

On descendait la colline jusqu’au studio en sautant par-dessus « le vieux pote », le serpent résident qui vivait devant la porte du studio. Une fois à l’intérieur, on se faisait des cafés qui réveillaient les morts, on mettait des tourtes à chauffer, on sortait les VB bien fraîches, et Brian Howes, Mike Fraser et Karl Dicaire arrivaient. Après quelques clopes, des rires et de la caféine, on refaisait le monde, et puis on se mettait à rocker. Pendant 12 à 16 heures d’affilée. Le temps n’existait plus pour nous, et c’était le meilleur moment qu’on ait jamais passé à enregistrer un album.

Les derniers morceaux, on les a écrits avec Brian autour de la table de la cuisine du studio, souvent pendant que les ouragans avaient coupé le courant. Pendant qu’ils défonçaient le studio, on a ramené cet album à la maison.

La console principale était le vieux pupitre Neve des studios Albert ici en Australie (AC/DC, Rose Tattoo, The Angels, Billy Thorpe et bien d’autres). Il y a un son rock australien brut et inconfondable dans cette table, et t’aurais adoré.

On n’a pas fini l’album à temps, parce qu’on a dû repartir en tournée, ce qui a finalement bien joué : les paroles qui n’étaient pas écrites dans ce studio devaient venir de la route, et c’est exactement ce qui s’est passé avec le morceau « Alive After Death ».

À notre retour de tournée, on est revenus dans notre studio de Melbourne, à St Kilda, le célèbre Hothouse Studios, où on avait enregistré notre premier EP. On a toujours eu un coup de cœur pour Hothouse – il y a la console Neve des studios Albert 2, alors c’était audacieux d’y retourner pour finir cet album.

Craig Harnath, un pote de longue date, a rejoint l’équipe, et après une autre tournée et quelques mois de plus à descendre à Hothouse, on a enfin bouclé l’album.

Zakk Cervini a rejoint l’équipe et a mixé un véritable ouragan rock’n’roll. C’est un vrai monstre ! Ted Jensen – alias « le grand » – a donné un coup de boost atomique aux mixes de Zakk, les a polis et a tout ramené à la maison avec son mastering signature Sterling, que lui seul sait faire.

Alors on a enfin arraché le pansement et on a osé le jouer aux roadies… Et devine quoi ? Ils adorent celui-là ! Putain, ouf ! Ça nous a juste pris 20 ans !

Merci encore pour tes mots à l’époque, mon pote. On ne les a jamais oubliés, et on ne serait pas là sans toi. On te gardera toujours « Alive After Death ».

Rock on, Lem.

Avec tout notre amour,
Joel O’Keeffe

Azula Jinora

Azula Jinora est une chroniqueuse passionnée par les musiques enragées, avec une expertise exceptionnelle dans le rock, le metal, le hardcore et leurs multiples sous-genres. Dotée d'une immense culture musicale, elle explore avec précision et sensibilité l'univers des riffs puissants, des rythmes effrénés et des émotions brutes.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.