HATEBREED « Fatal Paradox » : l’efficacité avant la surprise (Chronique)
Avec Fatal Paradox, HATEBREED revient avec un nouvel album fidèle à ce qui a fait sa réputation. Un mélange de Hardcore et de Metal rythmé, hargneux et puissant, qui ne laisse que peu de place au répit. Le groupe du Connecticut reste sur son terrain de prédilection, avec des riffs massifs, des rythmiques percutantes et une agressivité qui ne faiblit pas.
La voix de Jamey Jasta demeure l’un des grands atouts de cette formule. Puissante, accrocheuse et immédiatement reconnaissable, elle donne aux morceaux cette dimension fédératrice qui fait aussi la force du groupe sur scène. Les titres s’enchaînent avec une efficacité redoutable, entre passages Thrash et déferlantes Hardcore. Des compositions classiques dans leur approche, mais qui remplissent parfaitement leur mission.
Reste que cette maîtrise a aussi ses limites. On aurait apprécié que HATEBREED prenne davantage de risques, ose quelques détours et nous réserve un peu plus de surprises. Mais le groupe préfère manifestement poursuivre sur sa lancée plutôt que de bouleverser une recette qui fonctionne depuis des décennies. Une orientation cohérente, même si elle laisse parfois une impression de déjà-entendu.
La participation de John Tardy, le chanteur d’OBITUARY, sur « Sacrifice Season » constitue l’un des moments intéressants de l’album. Son intervention apporte une couleur différente et une petite dose de fraîcheur bienvenue dans un ensemble qui joue volontairement la carte de la continuité.
Au final, Fatal Paradox est un album solide et correct, qui devrait satisfaire les fidèles de HATEBREED comme les amateurs de Metal Hardcore. Sans véritable prise de risque ni grande surprise, le disque permet au groupe de poursuivre sa route avec une formule toujours aussi efficace. HATEBREED reste fidèle à lui-même, et c’est précisément ce que certains attendent de lui.
