Black Sabbath : la mystérieuse femme de la pochette avait lancé une collecte pour sauver des chats

Black Sabbath : la mystérieuse femme de la pochette avait lancé une collecte pour sauver des chats

Pendant près de cinquante ans, elle n’était qu’une silhouette mystérieuse, drapée de noir, apparaissant au milieu d’un décor brumeux sur la pochette du premier album de Black Sabbath. Identifiée en 2020 comme étant Louisa Livingstone, la jeune femme qui posa pour cette photo emblématique a depuis entretenu un lien aussi inattendu que particulier avec les fans du groupe. En 2025, à l’occasion du dernier concert de Black Sabbath, elle avait notamment décidé de mettre aux enchères son propre autographe afin de récolter des fonds pour venir en aide à des chats.

Sorti en 1970, le premier album de Black Sabbath est devenu l’une des pierres fondatrices du Heavy Metal. Sa pochette montre une étrange silhouette féminine vêtue d’un long manteau noir, devant le Mapledurham Watermill, dans l’Oxfordshire. Pendant des décennies, l’identité de cette femme est restée inconnue, alimentant naturellement les histoires et les fantasmes autour de l’album.

La vérité est finalement beaucoup moins surnaturelle. Il s’agissait de Louisa Livingstone, alors âgée de 19 ans, mannequin et future actrice. Le photographe Keith Macmillan, également connu sous le nom de Keef, l’avait choisie pour cette séance réalisée aux premières heures du matin. Le froid était particulièrement intense et Macmillan avait tenté de créer l’atmosphère brumeuse de la photographie avec de la glace carbonique avant de finalement utiliser une machine à fumée.

La photo allait pourtant devenir l’une des images les plus reconnaissables de l’histoire du Metal, alors même que Livingstone n’avait pas particulièrement conscience de l’importance du groupe au moment de la séance. Elle expliquera des années plus tard qu’elle avait bien compris que les photographies étaient destinées à Black Sabbath, mais que cela ne représentait pas grand-chose pour elle à l’époque.

Son identité n’a été révélée qu’en 2020, après des décennies de spéculations. Cette découverte a alors permis de mettre un visage et un nom sur l’une des figures les plus énigmatiques de l’histoire du rock.

Et si l’histoire aurait pu s’arrêter là, Louisa Livingstone a depuis continué à surprendre. Elle s’est notamment lancée dans la musique sous le nom d’Indreba, tout en conservant un rapport assez particulier avec son statut de « femme de la pochette de Black Sabbath ». Elle a même composé des titres faisant directement référence à cette période, dont « Witch Woman » et « The Woman By The Mill ».

En 2025, alors que Black Sabbath préparait son ultime concert à Birmingham, Livingstone avait également décidé de transformer cette célébrité inattendue en opération caritative. De nombreux fans lui demandaient régulièrement un autographe, mais elle expliquait que très peu de signatures existaient réellement. Elle a donc décidé de mettre son autographe en jeu dans une tombola, accessible pour une somme très modeste, avec l’objectif de reverser les fonds à ses activités de sauvetage et de protection des chats.

Le principe était simple : pour environ une livre, les fans pouvaient acheter un billet et multiplier leurs chances en participant plusieurs fois. Le gagnant devait recevoir une lettre manuscrite signée par Livingstone, faisant de l’objet un souvenir particulièrement rare pour les collectionneurs de Black Sabbath.

La démarche avait aussi une dimension symbolique. Le groupe venait alors de donner son dernier concert, « Back to the Beginning », le 5 juillet 2025 à Birmingham, réunissant Ozzy Osbourne, Tony Iommi, Geezer Butler et Bill Ward pour une dernière apparition historique. La tombola permettait donc de prolonger, d’une certaine manière, cette dernière page de l’histoire de Black Sabbath.

Mais le destin de cet autographe est finalement assez ironique. D’après les déclarations plus récentes de Livingstone, le gagnant n’a jamais réclamé son prix malgré plusieurs tentatives pour le contacter. Son autographe est donc resté extrêmement rare, voire pratiquement introuvable.

L’histoire de Louisa Livingstone est finalement aussi étonnante que la pochette elle-même. Elle a été transformée malgré elle en icône du Heavy Metal, alors qu’elle n’était ni membre du groupe, ni musicienne à l’époque, et qu’elle expliquait même ne pas être particulièrement fan de la musique de Black Sabbath. Pendant des décennies, son visage est pourtant devenu indissociable de l’un des albums les plus importants de l’histoire du genre.

Et tandis que Black Sabbath appartient désormais à l’histoire, la « witch woman » continue, elle, son propre parcours artistique. En 2026, Livingstone a notamment publié « Alice », une mini rock opera en cinq titres inspirée d' »Alice au pays des merveilles », dans laquelle elle explore notamment l’intelligence artificielle et le monde numérique contemporain.

Une drôle de conclusion pour celle qui restera à jamais, aux yeux des amateurs de Metal, la mystérieuse femme qui se tenait devant un vieux moulin sur la pochette de l’album qui allait contribuer à changer l’histoire du Heavy Metal.

 

Sources : Rolling Stone, Louder / Classic Rock, Men’s Journal.

 

xWebbYx

Rédacteur en chef et administrateur de TRexSound.com, xWebbYx explore la scène metal sous toutes ses formes, avec une attention particulière portée à l'intensité du live et à l'authenticité des artistes. À travers interviews, chroniques et live reports, il met en lumière les acteurs d'une scène en perpétuelle évolution, des figures emblématiques aux talents émergents.

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