Sepultura sans les frères Cavalera pour son dernier concert, la réunion historique n’aura pas lieu
C’est une nouvelle qui risque de diviser profondément les fans de metal. Alors que Sepultura prépare sa tournée d’adieu et son ultime concert prévu en 2026, l’espoir d’une réunion historique avec ses membres fondateurs vient de s’effondrer. Les frères Max Cavalera et Iggor Cavalera ont officiellement décliné l’invitation.
L’information a été confirmée par Andreas Kisser lui-même. Le guitariste a expliqué avoir pris contact avec Iggor Cavalera, tandis que le management du groupe s’est rapproché de celui de Max Cavalera, dans l’espoir de réunir le line-up historique pour un dernier moment symbolique. Une initiative logique, presque évidente, tant l’impact du groupe sur la scène metal mondiale est indissociable de ses membres originels.
Mais la réponse a été claire et définitive. Les frères Cavalera ne souhaitent pas participer à cet ultime concert.
Contrairement à ce que certains pourraient imaginer, il ne s’agit pas d’un nouveau clash ou d’une guerre ouverte. Andreas Kisser a tenu à apaiser toute interprétation excessive, précisant qu’il respectait totalement cette décision, même s’il reconnaît que cela aurait eu du sens pour les fans. Une réaction mesurée, qui traduit davantage une résignation qu’une tension.
Ce refus s’inscrit en réalité dans une logique déjà exprimée par Max Cavalera ces dernières années. Depuis sa réconciliation artistique avec son frère, notamment à travers leurs tournées célébrant les albums cultes de Sepultura, le musicien considère avoir déjà tourné la page. Pour lui, l’essence même de cette époque a été retrouvée ailleurs, sans nécessité de revenir dans le giron du groupe actuel.
Derrière cette décision, il y a aussi le poids d’une histoire complexe. Le départ de Max Cavalera en 1996, suivi de celui d’Iggor en 2006, a marqué une fracture durable. Malgré un apaisement apparent avec le temps, les visions artistiques et humaines restent profondément différentes. Et si la nostalgie pousse naturellement à imaginer une réunion, la réalité est souvent bien plus nuancée.
Pour Derrick Green et la formation actuelle, cela signifie une chose, le dernier chapitre de Sepultura s’écrira sans ses fondateurs. Un choix qui peut sembler frustrant, voire incomplet, mais qui reflète aussi l’évolution du groupe depuis près de trois décennies.
La tournée d’adieu, lancée pour célébrer plus de 40 ans de carrière, n’en reste pas moins un événement majeur. Mais l’absence des frères Cavalera enlève inévitablement une dimension historique à ce final. Celle que beaucoup espéraient vivre au moins une dernière fois.
Au fond, cette situation soulève une question simple mais essentielle, peut-on vraiment refermer l’histoire de Sepultura sans ceux qui l’ont écrite à ses débuts ?
