ELECTRIC CALLBOY confirme sa folie électronicore avec « TANZNEID »

ELECTRIC CALLBOY confirme sa folie électronicore avec « TANZNEID »

Après avoir transformé son mélange de metalcore, d’électro et de culture dance en véritable marque de fabrique, ELECTRIC CALLBOY revient avec « TANZNEID« , son nouvel album sorti ce 7 août 2026 chez Century Media. Dix morceaux auxquels viennent s’ajouter quatre remixes, pour une nouvelle plongée dans l’univers complètement décomplexé des Allemands.

Avec ELECTRIC CALLBOY, il faut évidemment s’attendre à tout. Et « TANZNEID » ne déroge pas à la règle. Dès les premières secondes, le groupe impose cette recette qui lui est propre, un mélange de riffs lourds, de grooves terriblement accrocheurs, de rythmiques électroniques et de mélodies immédiatement mémorisables. Une formule qui pourrait facilement devenir répétitive, mais que le groupe continue de malmener en permanence en multipliant les changements d’ambiance, les ruptures et les idées parfois complètement inattendues.

La production est à la hauteur de cette débauche d’énergie. Tout est puissant, propre et parfaitement lisible, permettant d’apprécier aussi bien les énormes guitares que les éléments électroniques qui viennent s’imbriquer dans les compositions. ELECTRIC CALLBOY ne cherche clairement pas à choisir entre metal et musique électronique, les deux univers sont ici totalement fusionnés. Le résultat est particulièrement efficace, avec cette capacité à faire passer un morceau d’un passage brutal à une séquence dansante ou à une mélodie pop en quelques secondes.

Le chant reste lui aussi fidèle à l’identité du groupe. Les parties agressives côtoient les passages mélodiques, les refrains fédérateurs et les délires vocaux qui font depuis longtemps partie de l’ADN d’ELECTRIC CALLBOY. Cette alternance permanente entre puissance et légèreté contribue largement à cette sensation de ne jamais vraiment savoir ce qui va arriver ensuite.

Et c’est probablement là que se trouve la plus grande force de « TANZNEID« . La folie. Le groupe assume complètement son goût pour le décalage et les mélanges improbables. « RATATATA » avec BABYMETAL, « Hypercharged » associé à l’univers de Brawl Stars, « Let The Good Times Roll » avec THE OFFSPRING ou encore la reprise de « Still Waiting » de SUM 41 avec Frank Zummo illustrent parfaitement cette volonté d’aller chercher des terrains différents sans jamais perdre l’identité du groupe.

Mais « TANZNEID » ne repose pas uniquement sur ses collaborations. Des titres comme « Heartclub« , « The Way You Are« , « The Savior » ou « Revery » montrent que le groupe sait également varier les plaisirs au sein de son propre univers. « The Way You Are » pousse notamment le concept vers une esthétique inspirée des grandes ballades pop de la fin des années 90, avant de la confronter à la lourdeur caractéristique du groupe. « Revery« , de son côté, apporte une atmosphère plus sombre et mélancolique.

Les quatre remixes qui ferment l’album prolongent logiquement cette approche. « We Got The Moves« , « TANZNEID« , « Hypercharged » et « Revery » passent entre les mains de Sullivan King, Paolo Ferrara et Paul Elstak, renforçant encore le lien entre ELECTRIC CALLBOY et la scène électronique. Ils fonctionnent davantage comme un afterparty venant prolonger l’expérience que comme une véritable suite à l’album.

Il est vrai qu’une partie importante des titres de « TANZNEID » était déjà connue avant la sortie de l’album. « RATATATA« , « Elevator Operator« , « Revery« , « Hypercharged« , « Still Waiting » ou encore le morceau-titre avaient déjà été dévoilés, ce qui enlève forcément une partie de l’effet de surprise au moment de découvrir le disque dans son intégralité. Mais une fois replacés dans le contexte de l’album, ces morceaux trouvent naturellement leur place dans cet ensemble particulièrement cohérent.

« TANZNEID » n’est donc pas un album qui cherche à révolutionner ELECTRIC CALLBOY. Le groupe préfère pousser encore plus loin ce qui fait son succès, avec une production impressionnante, des compositions immédiatement efficaces et cette capacité rare à mélanger metal, électro, pop, punk et humour sans donner l’impression de simplement empiler les genres.

Les fans ne devraient donc pas être dépaysés, et c’est probablement précisément ce qu’ils attendaient. ELECTRIC CALLBOY maîtrise désormais parfaitement cette formule qui lui permet de faire headbanguer aussi bien les amateurs de metal que de faire danser ceux qui n’en écoutent habituellement pas. Avec « TANZNEID« , le groupe continue surtout de démontrer qu’il est possible de ne jamais se prendre au sérieux tout en prenant sa musique extrêmement au sérieux.

Et lorsqu’on voit les nombreuses dates déjà annoncées pour la tournée européenne « TANZNEID« , dont plusieurs passages en grandes salles, il y a fort à parier que ces nouveaux morceaux vont rapidement trouver leur place dans des concerts toujours plus démesurés. Le groupe annonce d’ailleurs une série de dates européennes à partir de janvier 2027 et présente déjà cette tournée comme une nouvelle étape de son aventure live.

Avec « TANZNEID« , ELECTRIC CALLBOY livre donc un album ultra efficace, moderne, décomplexé et surtout complètement barré. Une nouvelle démonstration de ce savoir-faire qui consiste à transformer l’inattendu en évidence. Les fans vont adorer, les autres risquent encore une fois de se demander ce qu’ils viennent d’écouter.

 

Azula Jinora

Azula Jinora est une chroniqueuse passionnée par les musiques enragées, avec une expertise exceptionnelle dans le rock, le metal, le hardcore et leurs multiples sous-genres. Dotée d'une immense culture musicale, elle explore avec précision et sensibilité l'univers des riffs puissants, des rythmes effrénés et des émotions brutes.

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