Sinsaenum dévoile « Obsolete and Broken » : un titre intense avant l’album « In Devastation »
Le compte à rebours est lancé : In Devastation, le très attendu troisième album de Sinsaenum, sortira le 8 août chez earMUSIC. Et pour faire patienter les fans, le groupe de blackened death metal lève aujourd’hui le voile sur un ultime single, « Obsolete and Broken ». Un morceau féroce, apocalyptique et pourtant nuancé, qui vient élargir encore le spectre artistique de cette formation unique menée par Frédéric Leclercq.
Après l’agression frontale de « In Devastation » et l’émotion palpable de « Last Goodbye », ce nouveau titre apporte une dimension narrative marquée par une dystopie en révolte. Brutal, hargneux, mais surprenant dans sa construction, « Obsolete and Broken » s’offre même un pont chargé d’émotion avec du chant clair et… un sitar, utilisé de manière inattendue pour renforcer le contraste. Un choix audacieux, à l’image de ce qu’est devenu Sinsaenum aujourd’hui : un groupe en perpétuelle mutation.
Comme l’explique Leclercq lui-même, ce morceau est l’un des premiers composés pour l’album. Il le considère comme représentatif de la nouvelle direction du groupe : « Il est à la fois mélodique et agressif, contient des passages complexes et techniques, un solo travaillé avec soin, et des paroles inspirées de la science-fiction. » Un terrain encore peu exploré jusque-là par le groupe.
Plus qu’un simple disque, In Devastation s’annonce comme une œuvre cathartique. Premier album depuis la disparition de Joey Jordison en 2021, il incarne un hommage vibrant à celui qui fut batteur emblématique de Slipknot, Murderdolls et bien sûr Sinsaenum. Ce projet, chargé en émotions, porte aussi un message de résilience : « J’étais dévasté, d’où le titre de l’album. Mais nous savions que nous devions continuer. Cet album est notre hommage à mon père, à Joey, et à tous ceux qui ont dû trouver la force dans les ténèbres », confie Leclercq.
Les dix titres de l’album témoignent d’une palette sonore étendue : du blackened death metal pur jus, bien sûr, mais aussi des expérimentations audacieuses, avec des éléments progressifs, du chant clair, un violon… et des structures plus riches. Des titres comme « Last Goodbye » ou « Obsolete and Broken » révèlent une écriture plus introspective, tandis que « Over the Red Wall » pousse la brutalité à son maximum.
Le line-up reste impressionnant : Frédéric Leclercq est entouré d’Attila Csihar (Mayhem), Sean Zatorsky (Dååth), Stéphane Buriez (Loudblast) et Heimoth (Seth). Le poste de batteur est désormais occupé par Andre Joyzi, ancien technicien de Jordison et membre fidèle du crew. Un choix naturel, qui permet de prolonger l’héritage du musicien disparu avec respect et authenticité.
Avec In Devastation, Sinsaenum ne se contente pas de revenir sur le devant de la scène extrême. Le groupe redéfinit son identité, creuse ses émotions, et bouscule ses propres codes. Une œuvre puissante, sombre, sincère et ambitieuse, à découvrir dès le 8 août.

