Live Report : Hellfest 2024

Live Report : Hellfest 2024

Il est 16:30, et sous un grand soleil, Asinhell débarque sur la MainStage 1 du Hellfest pour démarrer cette édition 2024. Le public est déjà nombreux au pied de la scène. Et quoi de mieux qu’un bon death metal old school pour démarrer cette nouvelle édition du festival.  Surtout que le super groupe est d’entrée de jeu plein d’énergie et les fans sont aussi là en masse alors que le projet n’est pas si vieux que ça. Le projet s’est monté en 2021. Asinhell alterne quelques bons mid-tempo avec des riffs plus rapides voir extrêmes, histoire de motiver le pit a se lâcher. Dès que le frontman de Volbeat, Michael Poulsen, puisque c’est son projet parallèle, s’approche des fans, l’énergie et l’excitation montent d’un cran. Car certains sont aussi ou peut être avant tout, revoir Michael Poulsen en simple guitariste. La performance d’Asinhell est vraiment convaincante. C’est puissant, énergique, violent comme on l’attendait, une belle petite baffe pour tous les fans de Death Metal.

On fonce sous l’Altar pour voir une partie du show de Wormrot et son grindcore dans la plus pure tradition du style. Le trio, guitare, batterie et chant, est impressionnant d’agressivité et de violence. Le groupe qui a connu un changement de line up récemment, a su s’adapter pour restituer parfaitement ses titres sur scène. C’est hyper carré et tout semble bien en place. C’est décidément un début de festival vraiment old school !  L’Altar est bien remplie avec un public venu prendre son lot d’intensité brutale et bruyante. Deux groupes en 40 minutes c’est ça aussi le Hellfest. Même si ce genre de situation avec des groupes qui jouent en même temps, est toujours frustrant. Heureusement que ça n’arrive pas trop souvent mais c’est aussi une contrainte à prendre en compte lorsqu’on fait son planning.

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Retour en MainStage pour le concert de Bleed From Within. Le soleil qui illumine le public donne le sourire à tous les fans qui semblent avoir attendu cette nouvelle édition du festival avec impatience. La puissance du groupe réveille le pit dès que les premiers accords raisonnent. L’avancée des deux MainStages dans le public permet aussi aux différents groupes de pouvoir se rapprocher au plus près du public. La lance à incendie prend du service assez rapidement car même si la veille il faisait bien plus chaud, dans le pit la température a pris quelques degrés supplémentaires, et à voir la tête de certains fans, cette eau est la bienvenue. Le groupe de Glasgow partage comment il est heureux d’être là et comment il est surpris par l’accueil que lui réserve le public. Le groupe terminera son show en disant « France we fuckin love you ».

A peine 10 min de line check et c’est au tour de Slaughter To Prevail de démarrer. Le groupe est attendu car la foule est vraiment nombreuse, tout comme le nombre de photographes. Un signe qui ne trompe pas au Hellfest. Une bande son annonce le départ et le groupe envahit la scène revêtu de leurs masques argentés. Le frontman, Alex Terrible, ayant bien entendu son masque doré. La violence du groupe va crescendo avec le début du festival. Rythmé et incisif le metal de Slaughter To Prevail accroche le pit qui est ravi par cette intensité. Le groupe semble attirer aussi quelques curieux ou plutôt surpris par tant de violence sur une MainStage du festival. Ou peut être que l’appel du groupe sur le réseaux avant le festival, à venir faire le plus gros wall of death de l’histoire du festival, a aussi joué un rôle. Mais en tout cas l’appel a bien été entendu vu le nombre présent devant les MainStages. Mais ayant un peu de mal à faire diviser la foule, le frontman ira faire lui même pousser les fans à faire cette séparation directement dans le public. Il aura bien fallu 10 minutes pour mettre ce wall of death en place, et qu’il s’allonge bien au délà des wall of death habituels. Rien n’est jamais gagné d’avance dans un festival, il faut parfois savoir donner de sa personne et même avec la bonne volonté des premiers rangs !

Ice Nine Kills prend la suite sur la MainStage, l’organisation avec toute son expérience arrivant toujours à faire défiler les groupes en quasi continu. Le combo originaire de Boston arrive avec ses costumes, couverts de sang, et met en place plus qu’un simple concert mais un vrai spectacle qui pourrait on dire, à probablement été inspiré par Alice Cooper ou tout autre univers mêlant gore et musique. Le public participe avec entrain. On remue de la tête, du pied, plus ou moins avec vigueur. Le pit se déchaîne à chaque demande du groupe. Alternant passages agressifs et plus mélodiques, le metalcore d’Ice Nine Kills fait son effet. Le public adhère et dévore aussi des yeux le show qui se déroule sur scène. Pour ajouter à l’ambiance, le groupe fait appel à des zombies, des cadavres, en plastique, Spencer Charnas, le frontman du groupe, n’hésite pas à s’équiper d’une tronçonneuse, factice, bien entendu, ou un gant qu’il aurait pu emprunter au célèbre Freddy Krueger.

Il est 19:30, déjà, Kerry King et sa bande démarre leur concert sur la MainStage. Un événement en soit quand on connaît son histoire avec Slayer et que l’on aurait jamais imaginé, il y a encore quelques mois, le voir dans un autre projet. La bande qui l’entoure n’est pas non plus composée de simples débutants ou des musiciens pris au hasard. Ils viennent tous de groupes majeurs , Death Angel pour le chanteur Mark Osegueda, Machine Head pour le guitariste Phil Demmel ou directement de Slayer avec Paul Bostaph le batteur du groupe, accompagne à la basse de Kyle Sanders, le frère de Troy Sanders de Mastodon. Et comme attendu, les fans de Slayer sont là, reconnaissable à leurs patch’s ou leurs dossards. Ils animent le pit en hésitant pas a slammer et pogoter avec furie pour célébrer la venue d’un groupe qu’on pourrait considérer presque comme légendaire au vu de son Line up. La démonstration de Kerry King est plus qu’imposante. Avec seulement 1 album en poche, le groupe arrive à construire un vrai set ultra convaincant.  Alors que le ciel s’était assombri sur Clisson, il revient pour se coucher sur le groupe, donnant un côté plus enflammé à l’ambiance. « God Hates Us All » continue à faire exploser le pit et les fidèles de Kerry King. Et même si Tom Araya n’est pas de la partie, la performance est exemplaire au chant. Les croix renversées sur la scène deviennent rouges tout comme le décor du fond de scène. Une longue intro, qui pause bien cette ambiance noire que Kerry King adore, et c’est parti pour quelques reprises de Slayer. Avec des montées dans les aiguës, une nouvelle fois  Mark Osegueda démontre toutes ses qualités et sa capacité à reprendre ces lignes de chant. Ce qui était probablement l’une des raisons pour l’avoir engagé. Et pour terminer ça sera le titre éponyme de l’album de Kerry King « From Hell I Rise ». Un final de haute intensité. Chapeau.

21:20, Megadeth entre en scène. Un sentiment un peu particulier m’envahit, comme c’est la troisième fois en une dizaine de jour que je couvre un concert de Megadeth. On retrouve quelques classiques et des passages obligés comme « À tout le monde ». « The Sick, the Dying… and the Dead!» et « Will be back » comme nouveautés et pour enflammer le pit et tous les fans. Car il y a foule pour Megadeth. Dave Mustaine ne semble, toutefois, pas aussi en forme qu’il y a quelques jours à Nancy, mais la performance globale est toujours aussi saisissante. Dirk Verbeuren nous assomme toujours avec l’impact de son jeu de batterie. La nuit tombante renforce les jeux de lumières qui s’accordent parfaitement avec le fond de scène à l’image de la pochette du dernier album. À chaque pause des milliers de cornes du diable s’élèvent pour célébrer le groupe. « Mechanix » la version spéciale de Dave Mustaine du célèbre « No Remorse » de Metallica, fait à nouveau partie de la setlist. Une nouvelle fois le son est particulièrement bon, permettant de tout apprécier. L’impact des fûts, le vrombissement de la basse ou les envolées des guitares. Ce qui fut le cas sur les trois dates françaises de la tournée mondiale du groupe. Un bravo à l’ingénieur du son de Megadeth. Le public continue a donner de la voix et se faire entendre, couvrant parfois le son de la sono ou à la demande de Dave Mustaine comme pour reprendre « Peace sells ».  Le frontman prend une nouvelle fois le temps de saluer et de remercier le public. Avant que le groupe ne termine son show avec un dernier titre, le célèbre « Holy Wars… The Punishment Due ».

Les flammes s’allument sur le site du Hellfest et donne une autre dimension au festival. C’est une grande partie de son charme, ce décor que possède le festival sur le site qu’il occupe à l’année. Ces décors et cet éclairage de nuit en font un site vraiment unique. Il va être 22:30, Landmvrks déboule bien en forme et prêt à faire renverser le pit qui explose dès le début du set, qui début avec « Creature » et « Death » . Les flammes sont projetées sur le devant de la scène. Les fans chantent avec le groupe. L’écran s’anime avec le décor de la scène. Florent Salfati, le chanteur du combo marseillais, fait à nouveau chanter le public. Landmvrks a décidément une stature de plus en plus grande et s’impose aussi comme une nouvelle force incontournable de la scène française et influence un nombre grandissant de groupes du sud de la France et qui essaient de suivre leur trace. Le groupe continue à mettre la pression sur le pit en les incitant à slammer. Les paroles sont parfois imprimer sur l’écran géant donnant encore plus d’impact à la phrase généralement tiré d’un refrain. Le public saute, fait du bruit et répond à chaque demande. Le lien entre Landmvrks et son public est vraiment fort et le moment intense.

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Le temps de manger un bout, il est tout de même 23:30 et on enchaîne avec All Them Witches, il est Minuit. Mais faisons un petite parenthèse sur la nourriture sur le site. Les stands sont une nouvelle fois nombreux et proposent un très vaste choix de menus. Et en fin compte on peut ne pas manger la même chose à chaque repas durant les 4 jours tellement le choix est vaste. Et en plus on mange correctement !

Mais revenons à la Valley ou All Them Witches va donner une autre ambiance à cette journée. Le groupe entre sur scène accompagné d’une bande son et sous les encouragements d’un public massé devant la scène. Venant du Tennessee aux US, loin des grosses productions de la MainStage, c’est de la musique à taille humaine, du rock sans artifice. Le set est basé sur l’album « Lightning at the Door » sorti en 2017 et le dernier album « Nothing as the Ideal » sorti en 2020. Le groupe installe son groove ce qui enchante les fans qui se manifestent à chaque occasion possible. Les têtes remuent autant que les bras se lèvent pour applaudir le groupe qui concentré, donne le meilleur sur scène. Tantôt planant, voir limite psychédélique avec les jeux de lumière, tantôt plus rythmé, c’est une ambiance parfaite pour se laisser emporter. Ce qui semble être déjà le cas pour certains qui s’allongent un peu partout autour de la Valley. Car oui certaines journées sont plus difficiles que d’autres pour certains festivaliers.

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Pour terminer, cette première journée, rendez-vous sur la Warzone. Il est 1:00 et c’est avec Enter Shikari qu’on a rendez-vous ! Un cours discours de Roughton « Rou » Reynolds, le frontman du groupe anglais, et c’est parti pour 1:00 de show. La scène est faite de gros cubes composés d’écrans à Led, qui permettent au groupe de projeter différents éléments en relation avec un morceau ou une ambiance. Le quatuor propose un show super bien rôdé, mélangeant différentes parties electro et ses titres qui sont sur l’ensemble du set, tous accrocheurs. Le public, qui semble bien connaître le groupe ou simplement être pris dans cette ambiance si particulière, qu’Enter Shikari propose en ce jeudi soir, acclame le groupe et danse allègrement un peu partout aux pieds des membres du groupe jusqu’au fond de la warzone. Enter Shikari tout comme dans sa musique, varie énormément les styles représentés sur scène et offre un concert énergique, fun, et détendu. Rou au plus près du public lui parle presque comme à un vieil ami rendant presque le concert comme un événement privé, très amical, comme si c’était en petit comité. Mais au Hellfest c’est un peu mission impossible surtout vu le monde qui a un peu partout sur le site depuis le début de la journée. Une partie du concert chanté directement au milieu de la fosse, Enter Shikari ne se met aucune barrière, aucune contrainte. Il s’agit simplement de partager cette envie de passer un très bon moment avec le public.

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Il est 2:00, l’heure de raccrocher et de profiter d’un peu de sommeil avant de redémarrer pour une deuxième journée.

Hellfest, deuxième jour.

Arrivée sur le site en milieu de journée, car oui le temps de finaliser le Report de la veille et quelques clichés, il était difficile d’arriver plus tôt… On commence sous l’Altar avec Textures. Le combo néerlandais est très attendu car la foule est vraiment compacte. La performance sur scène est impressionnante. Tout est au millimètre, c’est super clean, rien n’est laissé au hasard. Les fans ont conscience de cette performance car ils sont comme attirés par ce qui se passe sur scène. Le groupe étant technique, l’importance du son de façade est primordial et une fois de plus, le son est impeccable. Bien entendu il faut toujours, en festival laisser deux trois titres que la façade se règle. Sur scène tout le monde bouge, ça se déplace sur scène avec aisance et tout le groupe se donne comme jamais pour offrir le meilleur concert possible.

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On fonce vers la MainStage pour apercevoir While She Sleeps terminer son set devant un parterre de fans déjà nombreux. La puissance que le groupe dégage est assez incroyable. Sur les quelques derniers titres auxquels j’assiste, tout est ultra carré. L’un des avantages des musiciens actuels qui jouent tous au « clic », c’est la garantie de garder le bon tempo et donc la clarté des titres. Le public est vraiment conquis par la performance et même si on est qu’en début d’aprem donc sans éclairage ou autre artifice, le show captive cette masse compacte au pied de la scène.

Il est 15:00, lorsque Karnivool démarre sa prestation sur la MainStage. Des fans continuent d’arriver et à se masser devant la scène de la seconde MainStage. Certains ont du finir tard. Les tempos lents réveillent en douceur ceux qui arrivent. Karnivool installe son style et sa présence. Venu d’Australie ce mélange de rock et de métal alternatif convainc par ses mélodies et ses ambiances plongeant même certains dans une sorte de transe rock n’rollesque.

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On retourne rapidement du côté de la Temple où Ereb Altor. Mais impossible de rentrer sous la tente tellement il y a foule. Le groupe a su attirer une foule incroyable et qui déborde de toute part. Chaque tante ayant obligatoirement une certaine capacité. Certains se consolent en regardant l’écran à l’extérieur. Le groove du groupe de Viking Metal suédois est captivant. Sans pourtant démontrer une énergie débordante sur scène, le groupe réussit à capter l’audience par une vraie grosse présence sur scène.

La vente du merchandising Hellfest cartonne toujours autant et c’est toujours la queue qui se prolonge jusqu’à l’Altar. Le Hellfest est vraiment devenue une sacré marque depuis quelques années.

Retour sur la MainStage pour le début du concert de Lofofora. Qui avec son dynamisme et sa gaieté communicative attire et enchante le public qui lui rend d’entrée de jeu. Même si le temps est un peu moins chaud que la veille, les premiers rangs de la fosse apprécient la lance à incendie qui reprend du service. Un peu de chant en français sur le Hellfest qui n’en accueille pas beaucoup ou plutôt que peu de formation française utilise, probablement pour viser une communauté internationale. Les bras se lèvent en nombre. La foule acclame avec intensité et s’organise pour qu’on voit les premiers slammers de la journée. A grands coups d’accroche, le groupe passe ses messages plus punk que rock mais revendique de produire toujours le même rock alternatif. Mais les sujets abordés sont surtout actuels. Malheureusement…

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Le devant des deux MainStage est désormais bien rempli. Les festivaliers continuent à affluer mais le plus gros est là comme prêt pour en découdre avec ce qu’a réservé l’organisation pour la programmation de ces deux scènes en ce Vendredi ensoleillé.

Et c’est au tour de Fear Factory de monter sur scène. On les avait vu en février à Montréal et le concert avait été impressionnant de précision et d’agressivité. Le nom du groupe en fond de scène et un logo de chaque côté. Un côté épuré pour se focaliser sur le principal, la performance du groupe. Dino Cazares à la banane. Sûrement à la vu de ce pit qui se donne à fond pour profiter du concert. Et pour refroidir tout ça, la lance incendie reprend du service. C’est puissant, rythmé et le groupe est bien décidé à ce que la violence envahisse le pit. La prestation est toujours aussi précise. C’est violent, c’est Fear Factory.

Mais il est déjà l’heure de foncer en Warzone pour assister au concert de Stinky qui est presque le local du festival puisqu’il vient de Nantes. Le hardcore que produit le groupe est ultra énergique comme l’est le groupe sur scène. La Warzone qui est la scène hardcore du festival ne déroge pas à la règle et s’enflamme dès le début du show. Le groupe annonce qu’il sortira un nouvel album à la fin de l’année et va en dévoiler un aperçu pour que les fans puisse apprécier cet avant goût Live.

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Savage Lands, l’organisation pour la reforestation au Costa Rica et la défense de la biodiversité, est non seulement présente dans la Street du Hellfest, mais aussi sur scène avec un concert qui est non seulement là pour faire connaître leurs objectifs mais aussi leur besoin de récolter des fonds. Comme ils le font avec les vidéos et les singles que Savage Lands publie pour aussi récolter auprès des fans de Metal, puisque Dirk Verbeuren est l’un des initiateurs du projet. Chloé Trujillo ou encore Poun de Black Bomb A font partie des artistes qui défilent sur la scène pour offrir un show complet au public venu soutenir la cause. Mais ça n’est pas tout. Andreas Kisser de Sepultura et Shane Embury de Napalm Death sur la même scène pour une reprise d’AC/DC. Join the Army of the Trees !

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On retourne sur la Warzone pour le concert de Harm’s Way. Le soleil continue de chauffer les épaules et les cous. On voit d’ailleurs de plus en plus des festivaliers qui commencent à prendre une teinte rosée voir rouge. Le groupe se déchaîne dès son entrée sur scène et la fosse en fait tout autant. On l’a déjà vu lors de précédentes éditions ça ne sera pas la chaleur qui pourra calmer la Warzone. Ultra énergique, l’imposant frontman de Harm’s Way, James Pligge, s’agite sur la scène comme un lion attendant son entrée dans l’arène pour sauter sur sa proie et la dévorer.

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Par curiosité, je quitte la Warzone pour aller voir un concert qui a démarré en même temps sous la Temple. Kanonenfieber La scène est décorée comme en pleine première guerre mondiale. Le groupe est vêtu des costumes des troupes allemandes de l’époque et le visage est caché par une cagoule noir. Le death voir black metal du groupe a attiré du monde et ce public se fait entendre par des applaudissements intensifs et des cris provenants de toute la tente.

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Steel Panther sur la MainStage attire du monde. Le public vient pour le heavy que produit le groupe mais aussi pour l’humour qui se mêle toujours à chaque performance. Pas surprenant de voir une teub gonflable se balader dans la fosse et autres déguisements décalés. Mais le groupe est avant tout une bête de scène. Qu’on aime ou pas, il faut leur reconnaître cette qualité. Ça joue super bien. Il y a du groove, tout est juste et super carré. Et les blagues fusent entre chaque morceau. Comme par exemple lorsqu’ils disent qu’ils parlent français et qu’ils lâchent « J’aime le chatte ». Un show complètement décalé, qui ne se prend pas au sérieux mais qui musicalement assure vraiment comme un headliner. Bien entendu le groupe remplira la scène des femmes de la fosse. Et va les encourager à être torse nu. C’est un gros succès quand on constate ô combien tout le public va applaudir le groupe tout au long du concert.

20:45, c’est au tour de Tom Morello d’entrer. Changement d’ambiance. Du rock souvent revendicateur qui fait bouger tout autant le public. Vu à Nancy lors du Heavy Week-End, le projet solo du célèbre guitariste de Rage Against The Machine, a bâti un show basé sur quelques titres qu’il a lui même écrit mais aussi des reprises pour un concert accrocheur et qui est extrêmement agréable à regarder. Tom Morello n’hésite pas un seul instant à faire taper dans les mains le public tout entier qui lui est déjà complètement acquis. Bien entendu les medleys de Rage ou les reprises font toujours autant d’effet avec de nombreux fans qui explosent dès qu’ils entendent et reconnaissent les premières notes des morceaux. L’hommage à Chris Cornell est salué par le public comme il l’avait été à Nancy. Le show se terminera par un « Power to the people », une nouvelle fois repris par l’ensemble du public. Encore un très bon concert de cette édition 2024.

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Et ça sera Machine Head sur la MainStage pour terminer cette deuxième journée. La scène est imposante avec se décor illuminé mettant en avant le logo du groupe et ce gigantesque fond de scène, lui permettant de planter des ambiances à chaque titre. La « machine » qu’est le groupe sur scène prend toute sa dimension sur cette MainStage. Le groupe qui ne faisait plus de festival depuis un moment est devenu quelque chose de puissant d’un point de vu sonore mais aussi visuellement aussi très impactant. Le groupe a aussi recours à pas mal de pyrotechnies sur le devant de la scène. Que ça soit des flammes ou des artifices, ou simplement des jets de fumée. Le public se fait entendre sur les refrains et remue la fosse dans tous les sens. Des slams ou des circle pits, les fans se donnent à fond. L’ambiance du groupe, les émotions des titres collent parfaitement avec l’environnement du festival et sa déco. Machine Head débute avec « Imperium » et « Ten Ton Hammer » histoire de monter le curseur de l’ambiance au maximum. « Is There Anybody Out There? » chanté par tout le public ou encore « Locust » continue à faire monter la pression dans le pit. Rob Flynn va laisser son compatriote, Reece Scruggs, à la guitare faire un solo en restant seul au milieu de la scène. Avant de revenir pour faire chanter tout le public pour « Darkness Within ». Machine Head déroule son set avec maîtrise. Le combo arrive à plaquer son metal avec puissance devant les MainStages où il en manquait un peu aujourd’hui. Mais le groupe réserve quelques surprises pour la masse des fans à ses pieds. Une explosion géante de confettis, des énormes cubes gonflables qui vont rebondir sur les têtes du public. « Bulldozer » pour exciter une nouvelle fois la fosse et surtout « Davidian » qui est toujours aussi unificateur et explosif pour tout fan de metal. Après des lancés de bière dans la foule, Machine Head lance « Halo » sous les applaudissements et les cris du public. Le pit va se déchaîner. Et pour encore ajouter un peu plus de grandeur au concert, un feu d’artifice sera même tiré au dessus des MainStages pour la fin du concert.

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Hellfest, troisième jour.

On arrive sur le site pour assister à la fin du set d’Eternal Champion qui joue devant un public déjà nombreux et qui semble apprécier le spectacle et le power/heavy metal que le groupe délivre avec précision.

Mais c’est pour le début du show d’Anvil que nous patientons. Les températures sont plus fraîches en ce milieu de journée. Une grosse pluie s’étant abattue il y a moins d’une heure, trempant au passage les plus courageux des festivaliers. Le show démarre par un me instrumentale qui sent bon le heavy des années 80. Et c’est parti pour un set intense, pour le style. Malgré les années Anvil reste fidèle à ce qu’il a toujours produit. Et le public présent et tout de même en nombre bien que le pluie revient sur le site. C’est surtout avec son documentaire sur sa vie difficile, que le groupe a réussi à refaire parler de lui. Et c’est tant mieux car il fait partie de la scène depuis tellement longtemps et mérite une oreille sachant comprendre le style de l’époque et ce qu’a pu traverser le groupe.

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On sort du site pour aller dans la fameuse « HellCity Square » pour aller aider et supporter Sea Shepherd et Savage Lands. Il est important de penser au futur et aux prochaines générations.

J’en profite aussi pour aller cher mon Snakepit ! Il n’y aura pas de photos sur Metallica mais j’ai eu la chance de remporter le fameux sésame en tant Fifth Member Legacy, les fans du groupe comprendront.

Un tour par le bar pour retrouver des amis de longue date. Car c’est ça aussi le Hellfest, la convivialité du site permet aussi de retrouver des amis, de prendre un verre, voir plus, pour évoquer les concerts ou simplement prendre du bon temps.

Retour en MainStage où Rhapsody Of Fire termine son concert. Et sa enchaîne sur Black Stone Cherry qui déboule avec son rock énergique, très américain, et devant une foule nombreuse. En tant qu’intro c’est un morceau d’AC/DC qui résonne sur le Hellfest, donnant le ton. Très rythmé et très groovy, le groupe attaque avec des riffs accrocheurs, histoire de capter l’attention et d’embarquer la fosse avec lui. Alors que parfois le groupe choisit un set relativement calme, il n’hésite pas à jouer sur l’intensité et ce qui permet d’accrocher le plus possible les fans en nombre venus voir le concert. Ils chantent d’un peu partout que ça soit dans les premiers rangs, bien sûr, mais également loin de la scène. Le mélange entre ce heavy et ce rock accrocheur est plus porté sur les émotions et les mélodies, et il est aussi extrêmement séduisant pour les oreilles. Surtout lors d’un « White Trash Millionnaire » rassembleur.

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Autre recommandation sur la programmation 2024, Wayfarer sous la Temple. Pour du Death voir de Black Metal, le groupe a choisit une image bien différente et très loin des clichés habituels en revendiquant plus un côté cow-boy ce qui rafraîchit bien le style. La performance du groupe est vraiment solide. C’est bien en place et sans exploser sur scène, la présence que Wayfarer dégage sur scène est remarquable.

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À 16:00 rendez-vous avec Legion Of The Damned sous l’Altar. La tente est bien remplie ce qui n’est pas très étonnant vu la très bonne notoriété du groupe. La scène est décoré simplement avec des images en noir blanc de chaque côté de la batterie, tout comme pour le fond de scène, qui met en avant une énorme logo du groupe. C’est agressif et violent à souhait. Solide et surtout ayant tellement d’expérience, le groupe à la présence sur scène des maîtres de ce thrash/death aux accents parfois black. La foule acclame le groupe comme il se doit et c’est un vrai plaisir à regarder. Le show et la performance sont vraiment à la hauteur de ce genre de festival. À voir plus souvent.

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On change complètement de registre avec Mammoth WVH qui démarre aux environs de 17:00 sur la MainStage. Et c’est bien sûr l’un des avantages d’un festival qui possède 6 scènes. On peut rester sur un style ou varier dans des choix extrêmes dans la même heure. Le public est toujours nombreux partout sur le site. Qui malgré la pluie est resté dans un état correct. On a même le droit à quelques rayons de soleil. Wolfgang Van Halen avait attiré mon attention lorsqu’il avait sorti ses premiers singles. Une bonne impression confirmée lors de son passage en ouverture de Metallica au stade de France. Et depuis à chaque occasion de voir le groupe, la même constatation, sans être absolument fan de tout ce que le groupe produit, sur scène la présence, la qualité de jeu, font que c’est toujours un bon concert. Et encore aujourd’hui tout est bien ficelé, un vrai bon heavy rock. De bons riffs, de bonnes mélodies. Et qui sait parfois calmer le jeu pour reprendre avec toujours plus d’énergie et de créer de vraies différences d’ambiances et de tempos dans le set.

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On repasse sous l’Altar, qui n’est pas très loin pour découvrir en Live The Haunted et désormais le célèbre Ola Englund, que l’on connaît aussi pour sa chaîne YouTube et sa marque de guitare Solar. Je fais d’ailleurs partie de ceux qui sont devenus clients plus d’une fois… c’est bien entendu super énergique et agressif. Les fans sont survoltés et dans les premier rangs c’est comme on pourrait dire, la guerre. Les circles pits se font rapidement. Le rythme est soutenu et c’est bien pour cette raison que la tente est pleine. L’envie de cette agressivité sans être extrême. La voix est puissante et le frontman, Marco Aro, n’hésite pas à aller au plus près du public en montant sur les caissons de basse qui sont juste devant la scène. Les fans se lancent dans du crowd surfing récupérés par la sécurité avec brio et qui sait très bien comment gérer cet exercice au pays du Metal. Les riffs accrocheurs du combo suédois sont vraiment efficaces en concert. Et on se prend vite au jeu de marquer le rythme et d’apprécier les ambiances que le groupe déploie au travers de sa setlist.

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Beaucoup, beaucoup de monde sous Temple pour Corvus Corax. Peut être la première fois qu’il y a autant de monde depuis le début du festival à en croire l’équipe de sécurité. Dès que le groupe entre sur scène la foule se fait entendre. Et dès le premier titre, tout le public frappe dans les mains pour marquer le tempo. Les instruments traditionnels se font entendre et résonne sous le chapiteau. Le groupe vraiment nombreux sur scène, installe des ambiances particulières, vraiment spéciales, comme l’est son style. Du métal sombre presque black et des instruments traditionnels mongols ou sibériens. Le public est conquis dès les premiers titres. Et ce mélange marche parfaitement sur scène. Les déguisements et le maquillage ajoutent aussi beaucoup à la prestation, du combo allemand, car tout est raccord. C’est donc pas très étonnant qu’il y ait autant de monde.

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On switch sous l’autre tente pour Katakylsm. Ça cogne fort. La voix est puissante, les guitares tranchantes. C’est un mur sonore. L’éclairage est sombre ajoutant à l’ambiance death du combo montréalais. Les titres défilent à toute allure et les fans en redemandent toujours plus. La sécurité a beaucoup travail pour récupérer tous les crowd surfeurs. La pluie s’invite à nouveau sur Clisson. Les tentes sont prises d’assaut et la foule se presse encore plus contre les barrières. Sur scène rien ne les perturbe et le groupe continue à asséner ses rythmes effrénés et ces riffs à vous coller au mur.

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Un peu plus de 20:30 Mass Hysteria entre en scène. La pluie revient. Mais c’est ce qui va empêcher les fans de se défouler et de célébrer le retour du groupe à Clisson. Les rythmes énergiques et les riffs tranchants font bouger le pit qui s’en donne à cœur joie. Et même avec la pluie quand Mouss demande à la foule de sauter sur place, le public s’exécute sans rechigner. Les circle pits se lancent de partout devant la MainStage. Le groupe est hyper motivé. Jamie traduisant la paroles de Mouss en anglais pour être compris des étrangers présents  de plus en plus dans les rangs des festivaliers. Mouss aura une paroles très juste en parlant du public comme des bâtisseurs de rêves qui leur permet à eux de vivre le leur. La fin en beauté avec « Contradiction » pour enflammer le public hyper nombreux qui est déjà là, massivement pour Metallica.

La pluie revient une nouvelle fois sur le site et c’est un torrent qui se déverse sur les festivaliers pendant plus d’une heure. Etant déjà dans le Snakepit, tout le monde subit cette pluie en attendant le début du concert. C’est une occasion unique, une expérience unique de vivre le concert de Metallica à l’intérieur du Snakepit. Pas de photo, mais quelques clichés au téléphone pour illustrer cette expérience. Le groupe démarre par « Creeping Death ». C’est vraiment intense, on a l’impression d’être au milieu du groupe. On voit Metallica différemment. Isolé dans ce petit espace on a l’impression que le concert est intime, uniquement pour les chanceux qui son dans le pit. 

On peut voire les visages du quatuor, la complicité entre les membres du groupe, apprécier chaque mimique.

 « For Whom The Bell Tolls » et « Hit The Lights » prennent la suite et le démarrage avec ces vieux morceaux de la discographie du groupe et tout simplement un enchantement. Toujours au plus prêt du groupe, on ressent tout, encore plus fort, avec encore plus d’émotions.Kirk Hammet et Robert Trujillo se placent sur le devant de la scène pour proposer un 

Jam sur un titre de l’univers musical français. Ils lancent alors dans « L’Aventurier » d’Indochine, une recommendation de la femme de Robert, Chloé Trujillo

James Hetfield est en forme, il vit véritablement chaque titre et la chance d’être aussi proche permet vraiment de constater ô combien il est prit par ce qu’il joue. « Orion » fait aussi de la partie pour un moment instrumentale et 

 

« Nothing Else Matters » pour reposer le set avant de repartir avec un « Sad But True » ravageur. Tout le monde chante, hurle, c’est impressionnant. Dans le Snakepit, même si c’est plus calme, pas besoin d’être serré, la passion est là et c’est toujours assez dingue de voir les musiciens saluer les fans de si prêt. Metallica va terminerson concert avec un « Master of Puppets » explosif. Même en ayant vu le groupe plusieurs fois en festival ou même en salle dans des conditions très différentes, assister à un concert de Metallica dans le Snakepit est une expérience totalement différente, tellement plus sensible, tellement plus proche. C’est vraiment l’impression de vivre le concert au milieu du groupe, l’impression d’avoir vécu le concert plus intensément ! Et c’est là qu’on termine la journée, la musique encore en tête, des images plein les yeux, des souvenirs gravés à jamais.

Hellfest, quatrième jour.

Arrivée en début d’aprem pour aller au stand ESP qui propose une démonstration de guitares et des séances de dédicaces. Algame le distributeur officiel de la marque en France, propose différents modèles couvrant la gamme complète de la marque et de supers promotions pour l’occasion. Je craque… et je passe à la caisse. Le temps de faire tout ça, je suis en retard sur mon planning du jour et je vais sous la Temple pour Yoth Iria. Le soleil est revenu comme lors des premières journées et l’ambiance sous la tente est à l’opposée. Noire, sombre, où le groupe impose ses ambiances mélancoliques. Le frontman revêtu du maquillage noir et blanc, iconique du Black Metal, n’hésite pas à descendre de scène pour aller chanter au plus près des fans.

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On fonce sur la Valley pour revoir, redécouvrir Therapy? en live. Ça faisait effectivement quelques temps que nous ne nous étions pas recroisé. Et il y a du monde pour acclamer le groupe qui rentre paisiblement sur scène. C’est rythmé et engageant. Le groupe propose un BestOf afin de satisfaire tous les fans mais aussi d’en engager de nouveaux car le Hellfest est une incroyable chance pour les groupes. Il aura fallu 10 ans pour que le combo irlandais revienne au Hellfest. Le groupe qui avait pris une direction plus soft rock semble revenir, tout du moins avec son set live, à quelque chose de plus énergique et c’est tant mieux.

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50 minutes plus tard on a rendez-vous avec Show Me The Body en Warzone. Le trio offre une expérience unique. Un style, une personnalité unique. On ne sait pas trop qualifier ce qu’on voit mais ça a le mérite d’être original et le public qui apprécie la prestation, répond aux questions du frontman avec entrain. Ce mélange de rock hardcore voir metal, un peu de tout à la fois sans pourtant ne reprendre aucun code, aucun style est une belle surprise d’originalité.

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Mais il y aussi Wiegedood sous la Temple ! Une nouvelle fois le hasard de l’agenda, nous oblige à abandonner un groupe pour en retrouver un autre. Et le trio de Black Metal avec simplement deux guitares et une batterie arrivent à remplir l’espace de la scène et imposer une ambiance sombre, malsaine, que tous les fans du style applaudissent avec vigueur. Les atmosphères lourdes et funestes mettent en valeur l’ambiance inquiétante que le combo belge développe.

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De l’autre côté, c’est The Black Dahlia Murder qui démarre ! La foule est immense sous la tente. Il faut dire, concours de de circonstances, c’est un peu le seul groupe très orienté Metal disponible à cet horaire. Ajouté aux fans, il y a du monde et c’est une belle opportunité pour le groupe de jouer devant cette masse de festivaliers. La foule déborde bien et pas mal de monde devra se contenter de l’écran devant la tente. Comme attendu c’est extrême, violent, direct et ça déchire tout dans le pit. La venue du groupe en ce dimanche est un bel événement dans une programmation plus « ouverte ». Sur scène le nouveau frontman, Brian Eschbach qui était en fait le guitariste rythmique jusqu’au décès du chanteur Trevor Strnad en 2022, n’arrête pas de se déplacer de chaque côté alors que les autres musiciens headbanguent frénétiquement. Tout est clinique, une très bonne prestation. De quoi vraiment apprécier les compos du groupe. On regrettera toujours un peu le manque d’éclairage de face sous les tentes pour mieux profiter de ce qui se passe sur scène et pas simplement de tout voir à contre jour.

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On avance vers la MainStage pour voir Corey Taylor en solo cette fois. Le groupe entre sur scène, la foule est sous le plein soleil. Sa notoriété lui vaut d’être attendu par une foule immense. Surtout quand on voit jusqu’où des bras se lèvent à sa demande dans le public. Le frontman de Slipknot ne s’économise pas et comme il peut le faire avec son groupe principal, capte l’attention de tous les fans. Ce heavy rock est efficace. On voit que toute l’expérience accumulée paie. Tout est extrêmement bien fait. La scène a beau être immense, le groupe gère parfaitement l’espace et capte tous les regards et les attentions notamment lorsque Corey Taylor interpelle le public.

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Après une pause rafraîchissement, direction l’Altar pour Suffocation. Les corps des festivaliers semblent fatigués. Nombreux sont allongés dans l’herbe ou même sous la tente directement. 4 jours de festival, restent une vraie performance physique surtout si en plus, on se laisse aller à quelques excès. Mais revenons à l’Altar. La scène est complètement décorée à l’image du groupe avec la batterie au centre. De chaque côté des pendus et un squelette en fond de scène. L’ultra violence du combo, et de son brutal death metal, est aussi impactante sur scène que sur album. Les fans de l’extrême sont là et bien décidé à en découdre avec du crowd surfing et autres festivités tout au long du concert.

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Belle opportunité en ce dimanche début de soirée Crosses, le projet parallèle du frontman de Deftones, Chino Moreno. Malheureusement un problème technique a interrompu le show au bout de 15 minutes et ayant d’abord pris le temps de voir Suffocation, la scène est vide à mon arrivée. Et même si une annonce nous avait laissé entendre que le concert allait reprendre, il est déjà l’heure d’aller sur la Warzone pour voir Madball. Une pensée à tous les fans de Chino Moreno, qui n’auront eu droit qu’à seulement quelques minutes de concert.

Madball sur la Warzone, c’est toujours un moment incroyable. Autant par l’énergie que le groupe déploie sur scène que par le pit qui bouge comme jamais. Et comme toujours, la sécurité à fort à faire avec le combo américain. Comme prévu, également, l’explosion a lieu sur scène mais aussi dans la fosse. Les fans de hardcore sont tous présents et compte bien en profiter. Ça pogote et ça commence à crowd surfer rapidement. Madball est l’exemple même du groupe a ne jamais rater lorsqu’il passe au Hellfest. Le show est toujours de qualité. Et l’énergie du frontman toujours incroyable. Il n’a cesse de parcourir la scène dans tous les sens, d’haranguer le public pour en avoir toujours plus. Une belle démonstration de ce que le New York Hardcore peut encore offrir aujourd’hui.

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On retourne sous l’Altar pour I Am Morbid et son célèbre death metal. David Vincent et sa bande sont impressionnants sur scène. Impressionnants de maitrise et présence. C’est massif et violent. L’attitude du groupe est hyper démonstrative, signe aussi de l’experience et de la séniorité du groupe sur cette scène metal ou David Vincent a clairement contribué depuis les années 80. 60 minutes de violence et d’agressivité.

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Dernier concert de la journée et du festival, Dimmu Borgir sous la Temple. Alors que Foo Fighters est en train de jouer sur la MainStage, les norvégiens stars du Black Metal Symphonique sont attendus par une foule immense. La tente, une nouvelle fois ce week-end, déborde de partout. Le groupe a su bâtir sa réputation depuis les années 90 pour devenir l’un des leaders de la scène Black. L’impact visuel sur scène est incroyable. Une ambiance dark, des lumières en accord avec chaque atmosphère. Le groupe déploie son jeu et la qualité des musiciens donnent un grand spectacle aux fans du groupe. La foule, probablement pour fêter la fin du festival, se déchaine une dernière fois. Le son massif fait résonner ce Black Metal devenu presque cinématographique bien au delà les limites de la Temple. Il est minuit lorsque le concert se termine et c’est donc la fin de cette édition 2024.

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Globalement, cette nouvelle édition c’est une nouvelle fois très bien déroulé. Les concerts se sont bien passés hormis celui de Crosses. La programmation aura permis de voir des artistes attendus, confirmés, et d’en découvrir d’autres, ce qui fait partie de la richesse du Hellfest avec ses 6 scènes. Cette édition, sold out, aura rassemblé 70.000 festivaliers par jour dont 10.000 de bénévoles, staff et invités. C’est encore avec pleins de souvenirs et de découvertes que nous quittons Clisson en attendant de découvrir les premiers noms de l’édition 2025 fin octobre, début novembre prochain.

xWebbYx

Rédacteur en chef et administrateur de TRexSound.com.

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