Live Report : Jinjer en concert à L’Olympia, un show puissant et millimétré

Live Report : Jinjer en concert à L’Olympia, un show puissant et millimétré

Lundi 2 février, sous un temps relativement clément pour la saison, le combo ukrainien Jinjer investissait la scène mythique de L’Olympia pour une date très attendue par les amateurs de metal moderne.

Début du concert à 21h15. Sans afficher complet, la salle est néanmoins très bien remplie et l’ambiance déjà palpable. Le public se montre particulièrement hétérogène, mélangeant fidèles de la première heure et curieux venus découvrir le groupe dans ce cadre prestigieux.

Après une intro sombre et pesante, parfaite pour installer l’atmosphère, Jinjer lance les hostilités. Le ton est immédiatement donné : un show agressif, puissant, mais surtout d’une précision redoutable, reflet de l’expérience et de la maturité acquises par le groupe au fil des tournées.

Comme beaucoup de formations actuelles, tout est parfaitement calibré. Le concert est ultra carré, pensé dans les moindres détails. L’écran géant derrière la scène se synchronise avec la musique et les paroles de chaque titre, renforçant l’impact visuel et immersif de la performance.

Tatiana Shmayluk, frontwoman magnétique, se montre infatigable. Vêtue d’une longue robe évoquant une autre époque, elle parcourt la scène sans relâche, captant l’attention du public à chaque instant. De leur côté, Eugene Abdukhanov à la basse et Roman Ibramkhalilov à la guitare restent positionnés sur chaque flanc de la scène, assurant riffs et structures avec une rigueur impressionnante.

Le concert s’ouvre sur un trio redoutable : « Duél », « Green Serpent » et « Fast Draw ». Trois titres qui annoncent clairement la couleur d’une soirée violente, intense et résolument dynamique. Le public répond présent, se faisant entendre à la moindre respiration. Jinjer communique peu entre les morceaux, préférant enchaîner les titres ou utiliser de courtes bandes sonores pour assurer les transitions.

La suite du set ne laisse aucun temps mort. La précision et l’énergie restent constantes sur des titres comme « Teacher, Teacher! », « Kafka » ou encore « Judgement ». La fosse, de plus en plus en fusion, se donne sans compter pour célébrer une soirée qui tient toutes ses promesses.

Pour conclure le set principal, Jinjer mise sur « Rogue » avant d’enchaîner avec l’incontournable « Pisces ». Dès les premières notes, la réaction du public est immédiate et assourdissante, confirmant le statut particulier de ce titre dans la discographie du groupe. Le rappel se fait sur « Sit Stay Roll », ultime déflagration avant de quitter la scène.

Jinjer livre ainsi un set solide et parfaitement maîtrisé. La précision du groupe impressionne toujours autant, tout comme la performance de Vladislav Ulasevich, dont le jeu de batterie, à la fois technique et puissant, constitue l’une des pierres angulaires du son du groupe. Une prestation convaincante qui confirme la montée en puissance de Jinjer dans l’Hexagone.

Il est un peu plus de 22h30 lorsque les lumières se rallument dans L’Olympia. Le concert s’achève, laissant un public visiblement satisfait et marqué par une performance à la hauteur de la réputation du groupe.

xWebbYx

Rédacteur en chef et administrateur de TRexSound.com.

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