Hellfest 2025 – Jour 2 : chaleur, puissance et énergie partagée (Vendredi)

Hellfest 2025 – Jour 2 : chaleur, puissance et énergie partagée (Vendredi)

Le soleil tape fort en ce deuxième jour de festival. L’organisation redouble de messages de prévention pour protéger les festivaliers de cette chaleur écrasante. Tous les coins d’ombre sont pris d’assaut, et il devient difficile d’échapper aux rayons brûlants. Mais malgré les cous rougis et les épaules chauffées à blanc, l’envie de faire la fête est plus forte que tout. Devant chaque scène, l’énergie ne faiblit pas : les fans répondent toujours présents.

Lion’s Law

Lion’s Law est sur la Warzone devant le public de cette scène dédiée au Hardcore Punk. Le groupe mélange d’ailleurs un peu toutes ces influences pour livrer un show énergique et rassembleur. Le pit ne demande pas mieux et se lâche dès les premiers accords pour faire honneur au groupe comme il se doit. Le rythme pousse les fans à hocher la tête et à se faire entendre. On se laisse prendre au groove du groupe et à son énergie. Leur complicité sur scène fait plaisir à voir, et les interactions avec le public renforcent cette ambiance de grande famille hardcore. Le groupe semble sincèrement heureux d’être là, et ça se ressent à chaque break ou hurlement fédérateur.

On laisse la Warzone pour rejoindre la MainStage alors que The Warning finit son set. Le public est nombreux et le rock rythmé que produit le groupe emballe cette foule qui répond au trio et chante volontiers en chœur. Le combo féminin remporte un beau succès et semble particulièrement apprécié par une partie du public qu’on voit bouger facilement au rythme de chaque titre. Un très bon moment de rock moderne et mélodique, qui confirme que la relève féminine est bien là. Le sourire des musiciennes en dit long sur leur plaisir de jouer ici.

Kittie

Enchaîne ensuite en MainStage 2, Kittie, autre combo féminin. L’expérience du groupe n’est plus à démontrer et c’est tout feu battant qu’il débute son concert. L’énergie est impressionnante. Sur scène comme dans la fosse, ça headbangue et ça bouge dans tous les sens. Le set se veut énergique et bénéficie d’une bonne sonorisation qui laisse apprécier tous les morceaux et leurs détails. Le groupe est tout en contrôle, tout en maîtrise. Kittie alterne passages plus agressifs et d’autres mid-tempo pour créer des moments de folie et de récupération. Le charisme des musiciennes est palpable, et leur aisance scénique donne au concert une fluidité rare. La communion avec le public est totale, avec des cris de joie entre chaque morceau.

Nervosa

Mais au même moment, c’est Nervosa, le troisième combo féminin de la journée, qui démarre son concert sous l’Altar. Là, c’est de la pure violence sonore. Le combo est bien déterminé à marquer les esprits et attire beaucoup de monde sous la tente, il faut péniblement s’y frayer un chemin. Sur scène, le quatuor a poussé tous les curseurs à leur maximum. On headbangue volontiers et on se déplace pour être au plus près du public, qui répond avec énergie. Le son, brutal et précis, frappe en plein visage, et le chant crié de la frontwoman fait vibrer les murs. Nervosa confirme qu’elle n’est plus une simple promesse, mais une valeur sûre du thrash international.

Royal Republic

Retour à la MainStage pour assister au concert de Royal Republic, attendu pour ses shows captivants, son énergie et la bonne humeur qu’il offre à chaque fois. Le groupe, qui connaît toujours un certain succès même dans les festivals où son style est un peu à part, joue le jeu à fond, allant jusqu’à reprendre un bout de Metallica, à plusieurs reprises, pour ravir les fans. Et notamment le célèbre « Battery » que le groupe joue presque entièrement avec succès. Leur groove est irrésistible, et leur humour bien dosé détend l’atmosphère. Le public, même non-initié, se laisse embarquer dans ce moment rock’n’roll festif et communicatif.

Spiritbox

C’est Spiritbox qui enchaîne sur la deuxième MainStage alors qu’on approche de la fin d’après-midi, il est 18:00. Avec ce changement de scène, c’est aussi un changement de style. Le métal moderne du combo canadien, emmené par l’incroyable Courtney LaPlante, nous emmène aussi bien dans de la violence pure que dans une douceur parfaite. L’interprétation est bluffante, d’une justesse émotionnelle rare. Les transitions entre screams et voix claires laissent le public sans voix, captivé.

On repasse en MainStage 1 pour un nouveau changement de style avec The Cult. Le public, par sa taille, est impressionnant. Une foule d’amateurs de rock, de métal et de musiques extrêmes qui se côtoient et passent un moment suspendu. Une ambiance plus calme s’installe sur Clisson. Parfois, c’est même presque planant. The Cult déploie une setlist riche et parfaitement exécutée, baignée d’une lumière qui pourrait presque être crépusculaire. Le charisme d’Ian Astbury agit encore, imperturbable.

Tankard

Mais il est l’heure de changer d’ambiance et d’aller retrouver de vieux briscards sous l’Altar : Tankard ! Incroyable de se dire que, contre vents et marées, cette formation reste toujours active après autant d’années. Le thrash old school a un public nombreux, à en croire le monde sous la tente. Leur humour toujours intact, ils balancent riffs après riffs comme à la grande époque. Un petit shot de bière, un riff bien placé, et c’est parti pour la fête, la vraie.

Petit coup d’œil à Epica qui joue au même moment sur la MainStage et semble délivrer un set réglé au millimètre. La foule est immense aux pieds du groupe. Le son est d’une précision chirurgicale, et les orchestrations symphoniques se marient parfaitement à la voix de Simone Simons, en grande forme.

Trollfest

On se dirige ensuite vers la Temple, pour assister au concert de Trollfest. Un fond de scène immense avec un flamant rose, voilà l’esprit décalé du groupe résumé en une seule image. C’est un tourbillon de sons, de costumes et de chorégraphies absurdes qui déclenche une euphorie collective. Même les plus sérieux finissent par lâcher prise devant tant de second degré assumé.

Exodus

Mais c’est Exodus qui prend ensuite le relais, et le groupe est gonflé à bloc pour assommer l’Altar, une nouvelle fois pleine à craquer. L’expérience du groupe lui permet de tout de suite se rendre maître de l’espace et de créer le lien avec le public présent. « Bonded by Blood » pour mettre tout le monde d’accord d’entrée de jeu et c’est 60 minutes intenses qui vont défiler à toute vitesse. Gary Holt semble encore plus déchaîné qu’habituellement. Il headbangue, court partout sur la scène et s’approche au plus près des fans. Pendant le concert, alors qu’il boit un verre, c’est le chanteur, Rob Dukes, qui tient le médiator et un Roadie qui fait les accords. À trois sur la guitare ! Exodus est vraiment capable de tout ! Le pit est fou du début à la fin du concert et fournit des circle pits et autres slams en tout genre. C’est une énorme gifle sonore que le groupe inflige à l’Altar, avec une puissance dévastatrice à chaque riff. La foule, compacte et totalement déchaînée, s’est donnée sans retenue, transformant le concert en un véritable exutoire collectif. Un moment de thrash d’une intensité rare, qui restera sans doute comme l’un des sommets de la journée.

Après ce show ultra puissant, on enchaîne sous la tente d’à côté avec Wind Rose. Tout droit venus de l’univers de Tolkien, les nains de la Moria sont sur scène ! Les « ho-ho-ho » résonnent dans toute la tente, le public chante à l’unisson, formant une chorale digne des mines de la Terre du Milieu. Chaque morceau est une aventure épique. Une aventure dans le monde du Dwarf Metal !

Wind Rose

On termine cette deuxième soirée avec un autre grand nom du thrash, Sacred Reich ! Le groupe n’est plus à présenter et attire tous les fans qui souhaitent une dernière dose de violence et d’énergie. Comme à son habitude, le groupe est sans chichi ni tralala, simplement là pour offrir un bon concert aux fans comme aux curieux qui viennent découvrir le groupe. Et ce soir, le groupe joue extrêmement bien. Le set est une succession de classiques « péchus », accrocheurs, portés par un son massif et une rythmique implacable. L’intensité ne faiblit jamais, et le groupe, souriant et généreux, embarque tout le monde avec lui. Une vraie leçon de thrash direct et efficace, parfait pour conclure la journée avec le sourire et les cervicales en vrac.

Sacred Reich

Cette deuxième journée fut une nouvelle fois bien remplie. Et même si la chaleur fut peut-être un peu trop intense, les concerts furent à la hauteur de l’événement, tout comme les festivaliers qui se sont lâchés à chaque fois pour profiter pleinement.

Mais s’il fallait retenir deux moments particulièrement marquants, ce seraient sans aucun doute les prestations incendiaires d’Exodus et de Sacred Reich, qui ont mis tout le monde d’accord. Exodus a littéralement soufflé l’Altar avec une puissance de frappe hallucinante, réveillant une foule survoltée dans un chaos parfaitement maîtrisé. Quant à Sacred Reich, leur set intense, rempli de classiques, a été l’exacte conclusion idéale à cette journée : une dernière décharge d’énergie brute, de groove et de sincérité, qui a permis à tous de finir sur une note aussi percutante que fédératrice.

Une journée qui s’achève donc dans la sueur, les cris et les sourires, comme seul le Hellfest sait en offrir.

(ndlr: Retrouvez plus de photos dans les prochains jours…)

Accédez à nos galeries : https://www.trexsound.com/category/galeries/

 

xWebbYx

Rédacteur en chef et administrateur de TRexSound.com.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.