Live Report : Retour sur le Festival de NOEL de LIMOGES
STILLBORN SLAVE – LIMOGES BASTARD CLUB – UNSAFE – RADIUM VALLEY – LIZZARD
J’ai découvert STILLBORN SLAVE, groupe originaire de Brive la Gaillarde, en 2011. Ils en étaient à leur début à l’époque et j’étais curieux de voir ce que ça donnait maintenant.
Ils ont réellement travaillé sur le fond et la forme. Un metal trash s’échappe maintenant des amplis mais j’ai comme l’impression qu’il y a aussi du metalcore. Le groupe n’hésite pas à communiquer avec le public.
Celui-ci est peu nombreux et la lourde tâche d’ouvrir une soirée n’est jamais la plus simple.
Ceci dit, la réaction est forte et les gens s’amusent quand même. Le groupe réchauffe bien l’atmosphère froide de cette fin d’année. Les rythmiques sont lourdes et bien exécutées. Ca transpire à grosses gouttes et la casquette de Kronar (chant) n’arrête pas de changer de sens. Les zicos se prennent bien au jeu, notamment Romain le guitariste et prennent un régal d’être présent sur la scène de cette salle. Un petit mot sur la lumière, elle colle très bien au son. Un petit brin de kds dans la foule clairsemée et les morceaux s’enchainent tranquillement.
Le groupe est quand même applaudi comme il se doit et ça râle un peu quand le dernier morceau est annoncé. C’est âpres un peu plus de 40 minutes que Stillborn Slave quitte la scène pour la laisser à….
……LIMOGES BASTARD CLUB. Bien que nous soyons dans la même ville, je n’avais jamais eu l’occasion de voir ces gars là. Un chant français, un son punk rock hardcore old school, oui tout ça.
Sans forcement se prendre au sérieux et avec un brin d’auto dérision, le groupe envoie sa musique très simplement. Sans artifices, ça joue juste. Le style dénote un peu avec le reste de l’affiche mais il amène son brin de fraicheur, d’inédit. Le public a quelque peu déserté le pit mais ça n’empêche en rien les LBC d’évoluer. Ils occupent pleinement la scène et balancent des titres qui leurs ressemblent « Desastre », « Drugs », « J’veux des Flingues ». Des petits clins d’oeil sont envoyés à leurs amis présents. Au fur et à mesure que le temps s’égraine, LIMOGES BASTARD CLUB envoie la marchandise sans tromperie et ce n’est pas les quelques pics adressés au public qui feront baisser l’ambiance. L’un des derniers morceaux se nomme « Ferme ta gueule », vous comprenez ainsi mon propos. Un peu plus de 30 minutes et s’en vont.
Il n’est pas encore 22h quand UNSAFE foule les planches. Ce groupe n’a décidemment pas de chance avec ses membres, encore un changement de line up. Les résistants sont les fondateurs Stéphanie au chant et Lionel à la guitare. Il entame son set avec une puissance assez énorme, elle caractérise UNSAFE depuis longtemps. Ce groupe évoluant, d’après lui, dans un trash metal et qui me donne l’impression d’être teinté power metal va distribuer les décibels et le public va en prendre pour son argent. Stéphanie donne de la voix et Xavier derrière les fûts donne le tempo. Les guitares ne sont pas en reste et le trio formé avec la basse excelle dans l’art musical propre au combo. Du coté de l’assistance, du monde est revenu et heureusement pour UNSAFE. Le plus regrettable serait que la salle soit déserte ce serait dommage pour ceux avec le seul chant féminin de la soirée. Mais ce n’est pas le cas. Le show se poursuit, un peu de promo, des explications pour le futur proche, un peu d’humour qui arrive à faire avoir des sourires aux musiciens.
Au tour des RADIUM VALLEY d’arriver. Visiblement les plus attendus, des gens du public sont déguisés en travailleurs de centrales nucléaire. L’installation un peu longue à mon goût mais c’est le jeu quand tout un univers est à installer. Chacun prendra sa position dans l’ombre, des images arrivent sur les télévisions. Un comédien est présent pour faire monter la pression, il joue avec ses chaînes comme un décérébré. Le show commence avec « Radium Valley ». Du coté des musiciens c’est un peu chacun son attitude et le chanteur prend la pleine possession de la scène. Une voix de crooner, une aura l’entoure tel le gourou d’une secte. Il faut se faire à cette voix claire. J’ai franchement du mal, elle dénote trop avec le reste (cet avis n’engage que moi). Une performeuse est la pour donner le change au gars en combi et masque à gaz qui bouge partout, histoire d’assurer le coté théâtral que nous avons pu découvrir dans le clip « Sweet Infection ». Ce titre sera le plus attendus de la soirée et c’est une ovation dès les premières notes.
Ce sera de la danseuse que viendra la surprise. Pour ceux dont c’est la première irradiation, elle n’hésitera pas à montrer qu’elle ne porte rien sous une immense cape. Il doit faire vraiment chaud sous les masques à gaz, j’ai comme l’impression que les zicos souffrent un peu. Ce groupe aurait pu être ceux qui terminent la soirée mais apres un show très bien orchestré d’une bonne quarantaine de minutes, bourré de scène glauques, boostées aux sirènes d’alarmes et à la destruction de matériel technologique que les RADIUM VALLEY doivent céder leur place.
Pour terminer, ce sera LIZZARD. Groupe local mais internationalement connu maintenant. Ce trio qui évolue dans un rock teinté métal ou métal teinté rock, on ne sait que dire, nous fera découvrir son dernier album mais aussi les anciens titres. Emmenés par un Katy très en forme, ce sont des titres puissants et enflammés que le groupe va envoyer au public. Un chant/guitare, une basse et une batterie, un trio qui gagne. Le public est conquis encore une fois.
On approche de la fin et pour celles ou ceux qui n’ont jamais écouté, vu, visionné LIZZARD, ils sont sans aucun doute un groupe à découvrir.
Histoire de conclure en beauté. Tout mon respect va à Execution Management de nous organiser des soirées comme celle ci. Depuis plus de 20 ans, ils sont là, fidèles au poste (et merci pour le coup de vieux)…
Stéphane pour TRexSound.com
