Chronique : Volumes dévoile Mirror Touch, un nouvel élan pour le metal moderne
Un nouvel élan pour le metal moderne
Volumes revient avec Mirror Touch, un album de 10 titres qui confirme la place du groupe parmi les formations les plus créatives et les plus hybrides du metal moderne. Après quinze ans de carrière, les Californiens semblent plus libres que jamais, sans aucune barrière stylistique ni contrainte esthétique. Leur metal ultra moderne repose autant sur les ambiances que sur la musicalité pure, créant un ensemble cohérent mais profondément varié.
Dès les premières écoutes, Mirror Touch frappe par sa capacité à emmener l’auditeur dans des univers contrastés. Le groupe ne se contente pas d’empiler les influences, il les fusionne. Chaque titre devient un terrain d’expérimentation où se croisent polyrhythmies, nappes électroniques, mélodies chantées, vocaux déchirés et riffs acérés.
Un album à la personnalité multiple
Le contraste entre Bottom Dollar et Bad Habit illustre parfaitement cet état d’esprit. Le premier est sombre, direct, massif. Le second se montre plus léger, plus chantant, presque aérien, sans jamais quitter l’ADN du groupe. Avec California ou Adrenaline, Volumes pousse encore plus loin l’ouverture stylistique, assumant pleinement son identité moderne.
Là où beaucoup de formations du genre accumulent les artifices ou les ajouts extérieurs, Volumes conserve une dimension plus directe, plus humaine. Les morceaux respirent, restent centrés sur l’essentiel: la sensation, l’énergie, l’impact émotionnel.
S.O.A.P. et ce final aux accents Meshuggah
Le single S.O.A.P., dévoilé par le groupe avant la sortie de l’album, synthétise bien cette nouvelle direction: production ciselée, touches industrielles, alternance de vocaux hurlés et mélodiques, et un breakdown qui fait l’effet d’une masse de fer en mouvement. Volumes y apparaît plus confiant que jamais, prêt à franchir une nouvelle étape.
L’album se clôt avec Suffer On, un titre qui n’hésite pas à flirter avec l’héritage de Meshuggah, l’une des influences les plus citées dans leur bio. Mais réduire Volumes à une rencontre entre Meshuggah et Fear Factory serait bien trop simple. Le groupe multiplie les nuances, les atmosphères et les approches, ce qui rend Mirror Touch bien plus riche et imprévisible qu’une simple étiquette.
Verdict
Sans révolutionner le metal moderne, Mirror Touch ajoute une pierre solide et inspirée à l’édifice. C’est un album maîtrisé, varié, réfléchi, qui confirme que Volumes reste l’une des formations les plus intéressantes de la scène contemporaine. Un disque à la fois accessible et profond, capable de séduire autant les amateurs de modern metal que ceux en quête de nouvelles textures sonores.
