Chronique : Danko Jones « Leo Rising », Le retour rugissant du roi du Rock canadien

Chronique : Danko Jones « Leo Rising », Le retour rugissant du roi du Rock canadien

Danko Jones est de retour et il n’est pas venu faire de la figuration. Avec son nouvel album intitulé Leo Rising, accompagné d’une pochette illustrée d’un lion prêt à bondir, le trio canadien montre les crocs. Plus de vingt-cinq ans de carrière, une réputation de stakhanovistes de la scène, et toujours cette même formule qui fait mouche : un rock direct, nerveux, sans fioritures mais terriblement efficace. Danko Jones continue de prouver que la simplicité demande parfois un travail long et minutieux.

Un début d’album explosif et irrésistible

Dès les premières secondes de l’opener What You Need, le groupe envoie un mur d’énergie brute. Le trio déroule ce qu’il sait faire de mieux : des riffs rythmés, une batterie carrée, un groove immédiat. La suite confirme cette montée d’adrénaline, notamment Diamond In The Rough où vient s’inviter le légendaire guitariste Marty Friedman. Ce titre, comme les suivants, rappelle à quel point Danko Jones maîtrise l’art du morceau accrocheur sans perdre en intensité.

La première moitié de l’album est donc un véritable condensé de rock pur jus. Every Day Is Saturday Night joue avec une dynamique power pop survitaminée, tandis que I Love It Louder flirte avec un punk nerveux et rageur. Cette partie est clairement celle qui séduira les fans du Danko le plus incisif, celui qui suinte l’énergie live et donne immédiatement envie de secouer la tête.

Une deuxième partie plus posée

Le trio sait aussi lever le pied quand il le faut. I’m Going Blind en est l’exemple parfait : un morceau plus calme, plus contenu, presque introspectif dans son approche, même si la patte Danko reste reconnaissable entre mille.

Cependant, la deuxième partie de Leo Rising s’avère un peu moins accrocheuse que la première. L’énergie y est plus mesurée, les riffs un peu moins instantanés. Ce qui crée un contraste marqué entre les deux moitiés du disque. Selon ce que chacun recherche chez Danko Jones, cette évolution pourra être un plus… ou un peu moins.

Une recette sans fioritures, servie avec expertise

Comme le résume Danko lui-même : « C’est une nouvelle ration de hard rock purement basse, batterie, guitare et chant. Pas de fioritures, juste de la musique viande et pommes de terre pour vous coller un sourire au visage. » (traduit de l’anglais). Et c’est exactement ce que propose Leo Rising.

Produit par l’ingénieur canadien Eric Ratz, fidèle complice du groupe, l’album sonne puissant, clair, racé. Rien ne dépasse, tout va droit au but. Le trio a enregistré séparément, comme sur les deux précédents opus, mais la cohésion reste intacte. On sent la formation soudée, solide, déterminée à défendre chaque titre sur scène.

Conclusion

Leo Rising n’est peut-être pas le meilleur album de la carrière de Danko Jones, mais c’est l’un des plus représentatifs de ce qui fait la force du trio. Une première moitié irrésistible, ultra mordante, suivie de morceaux plus posés mais tout aussi sincères. Le groupe continue de tracer sa route avec passion, honnêteté et cette énergie brute qui fait de lui un pilier du rock moderne.

Les fans seront conquis, les curieux trouveront une excellente porte d’entrée, et n’importe quel amateur de rock trouvera ici de quoi faire gronder les enceintes. Danko Jones reste Danko Jones. Et c’est très bien ainsi.

Eternal Cerberus

Eternal Cerebrus explore l’univers du Metal sous toutes ses formes, des ténèbres les plus brutales aux mélodies les plus éthérées. Sa plume capture l’intensité et la profondeur de ce genre, entre rage cathartique et émotions sublimes. Passionné et incisif, il écrit avec la même énergie qui anime les riffs et les cris.

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