Live Report : PANTERA + POWER TRIP – 15 février 2025, Adidas Arena, Paris
En cette soirée du 15 février 2025, l’Adidas Arena de Paris vibre au son du metal texan avec un plateau explosif : POWER TRIP en ouverture, suivi des légendaires PANTERA. Retour sur un concert mémorable où puissance, nostalgie et hommages se sont mêlés devant une salle comble et surchauffée.
POWER TRIP : Une ouverture fracassante
Dès les premières notes, POWER TRIP annonce la couleur : ce sera brut, rapide et sans concession. Leur crossover thrash venu tout droit du Texas se fond parfaitement dans l’ambiance de la soirée. Le groupe, désormais aguerri aux grandes scènes, déploie une énergie débordante et occupe l’espace avec une aisance impressionnante.
Le public parisien, venu en nombre, ne tarde pas à répondre aux assauts sonores du quintet. « Executioner’s Tax (Swing of the Axe) » déclenche les premiers pogo, tandis que « Nightmare Logic » enfonce le clou avec une intensité redoutable. La fosse bouillonne, et chaque riff cinglant est accueilli par des headbangs furieux.
Avec un set parfaitement rodé, POWER TRIP confirme qu’il est plus qu’un simple groupe d’ouverture : ils sont désormais une véritable force scénique. L’Adidas Arena leur rend hommage avec des acclamations nourries, prouvant que leur réputation de bête de scène n’est plus à faire.
PANTERA : Une machine de guerre bien huilée
À 21h00 précises, les lumières s’éteignent et l’adrénaline monte d’un cran. PANTERA fait son entrée sous une ovation tonitruante. Dès les premières mesures de « A New Level », il est évident que le groupe est ici pour marquer les esprits.
Zakk Wylde, fidèle au poste, rend un hommage magistral à Dimebag Darrell, reproduisant avec précision et passion chaque riff tranchant. Charlie Benante, quant à lui, fait résonner les parties de batterie de Vinnie Paul avec une rigueur implacable. Ce line-up revisité continue de convaincre et d’imposer un respect absolu pour l’héritage des frères Abbott.
Phil Anselmo, charismatique et maître de cérémonie, n’a rien perdu de sa verve. Entre deux titres, il harangue la foule et prend même le temps de saluer une personnalité bien particulière présente ce soir-là : Bruce Dickinson. Le chanteur d’Iron Maiden rejoint la scène pour un « Walk » d’anthologie, un moment rare et explosif qui soulève littéralement la salle. Les fans, en parfaite communion avec le groupe, scandent les refrains à pleins poumons.
Parmi les moments forts, « Becoming » retentit avec une puissance décuplée, le public reprenant certains passages a cappella dans une atmosphère électrique. La soirée atteint son apogée avec un rappel dévastateur : « Fucking Hostile » envoie les derniers survivants de la fosse dans une frénésie incontrôlable avant de conclure sur un « Yesterday Don’t Mean Shit » ravageur.
En 1h30, PANTERA prouve une nouvelle fois qu’ils restent une référence incontournable du metal. Ce concert à l’Adidas Arena, inaugurée pour les Jeux Olympiques de Paris 2024, restera gravé dans les mémoires comme un moment de pure intensité, où l’histoire du metal a croisé celle d’une légende toujours debout.
