Jason Newsted revient sur son addiction aux antidouleurs qui l’a poussé à quitter Metallica
Plus de vingt-cinq ans après son départ de Metallica, Jason Newsted continue de lever le voile sur les véritables raisons qui l’ont conduit à quitter le groupe en 2001. Si les tensions autour de son projet parallèle Echobrain ont longtemps été considérées comme la principale cause de cette séparation, l’ancien bassiste affirme aujourd’hui que son combat contre une grave addiction aux antidouleurs a été le véritable élément déclencheur.
Dans une récente interview, Newsted explique que sa dépendance aux médicaments s’est installée au fil des années passées au sein de Metallica, notamment pour supporter les douleurs physiques liées aux tournées intensives. Il raconte avoir consommé quotidiennement du Vicodin (Ndlr: Du paracétamol et de l’hydrocodone) pendant près d’une décennie, jusqu’à atteindre un point de rupture.
« Je prenais du Vicodin pour tenir le coup. Je continuais, encore et encore. Pendant près de dix ans, j’en prenais chaque jour. Je ne savais même pas que c’était un opiacé. Je pensais simplement que c’était ce que le médecin m’avait prescrit. Puis un jour, je me suis rendu compte que je ne pouvais plus vivre comme ça. »
Le musicien révèle que cette addiction l’a finalement conduit à demander une pause à ses partenaires afin de pouvoir suivre un traitement. Une demande qui n’a pas été acceptée.
« Je leur ai demandé : ‘Pouvez-vous simplement me laisser un peu de temps ?’ Ils ont répondu non. Alors je leur ai dit : ‘Je préfère rester en vie plutôt que d’être dans votre groupe.' »
Malgré cette période particulièrement difficile, Jason Newsted insiste sur le fait qu’il n’a jamais cessé d’aimer Metallica ni de défendre le groupe. Il affirme être resté profondément attaché à son héritage, tout en estimant que quitter le groupe était la seule décision qui pouvait lui permettre de sauver sa vie.
Aujourd’hui sobre depuis de nombreuses années, l’ancien bassiste considère avoir tourné cette page sombre de son existence. Son témoignage apporte un nouvel éclairage sur l’une des séparations les plus marquantes de l’histoire du metal, en rappelant que derrière les conflits artistiques souvent évoqués se cachait avant tout une urgence médicale et humaine.
