Airbourne enflamme Toulouse : live report explosif à l’Interference de Balma (Toulouse)
Le printemps est officiellement là, et c’est sous un grand soleil que les Australiens d’AIRBOURNE sont venus bombarder Toulouse de leurs riffs sismiques !
Le rendez-vous est pris à l’Interférence, la toute nouvelle salle située à Balma en plein dans la zone Gramont. Avec ses 2500 places, la salle Aura s’apprête à passer un sérieux crash-test sonore.
20h15 : c’est le quart d’heure toulousain. Le quatuor d’ASOMVEL déboule avec un son colossal. C’est du hard rock brut, sans filtre, où les titres s’enchaînent aussi vite que les coups de médiator. À 20h58, le set s’achève sur le thème de Rocky Balboa devant une salle déjà comble. Le public est bouillant : l’uppercut est encaissé, on est prêts pour la suite.
21h35 : l’intro de Terminator retentit. Les frères O’Keeffe, Joel et Ryan, investissent la scène dans un déluge de décibels. Ça démarre fort avec GUTSY, extrait de leur prochain album prévu pour août. Joel tente quelques mots de français — « Bonjour, Bonsoir, Merci » — avant de capituler dans un éclat de rire : « I apologize because my French is MERDE ! ».
L’énergie est dingue. Le triptyque FAT CITY, CRADLE TO THE GRAVE et HUNGRY est une véritable leçon de efficacité. Sur RAISE THE FLAG, Joel s’offre un bain de foule épique sur les épaules d’un roadie, fendant une fosse pleine à craquer.
Le show vire au rituel sur l’intro de CHEAP WINE : un « ping-pong » vocal mémorable entre la gauche et la droite de la salle, ponctué par des lancers de verres de whiskey qui volent au-dessus des crowd surfers. La sécurité, sollicitée de toutes parts, aura droit aux remerciements de Joel entre deux morceaux. On enchaîne sur ALIVE AFTER DEATH, puis sur CHEWIN’ THE FAT où l’Australien sacrifie la traditionnelle canette de bière sur son propre crâne.
Changement d’ambiance, la salle vire au rouge sang pour TOO MUCH, TOO YOUNG, TOO FAST, hurlé à l’unisson par 2500 poumons. Après les riffs « bulldozers » de BREAKIN’ OUTTA HELL, une sirène d’alarme déchire l’air : c’est LIVE IT UP. Joel transforme la fosse en un immense banquet à ciel ouvert et expédie une vingtaine de verres de whiskey avec une précision chirurgicale. Les Toulousains réceptionnent, ça sent le malt et la sueur, l’Interférence est en transe.
Pour le rappel, le public prend les commandes en lançant a cappella l’intro de READY TO ROCK. Joel, en éternel acrobate, escalade les enceintes pour surplomber la mêlée une dernière fois. Nouveau déluge de whiskey, « l’effet boomerang » australien sans doute.
22h53 : Le « show closer » RUNNIN’ WILD vient achever ce chapitre toulousain dans un chaos magistral. « Merci beaucoup et vive la France ! ».
