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LIVE
REPORT
Cult Of Luna / Overmars
le 6 mai 2006 au Marché Gare de Lyon par Lucille
Ne
connaissant d’Overmars que ce qu’un pote m’avait
dit sur le chemin du concert, c’est à dire que « c’est
sympa », j’avoue que je ne savais pas trop à quoi m’attendre.
Mais bon, s’ils faisaient la 2ème partie de Cult of Luna,
c’est que ça n’allait pas être de la musette ou du hip-hop.
Arrivés
sur place, on attend bien gentiment que la 1ère partie (c’était
marqué « guest » sur nos billets, on n’en savait pas plus)
se mette en place…mais soudain, la rumeur court qu’il
n’y a pas de 1ère partie et que c’est Overmars qui va
lancer les hostilités. Déjà, presque une heure d’attente dans
le vent. Bon, pas grave, pause hot-dogs / stands, et la salle se
remplit.
Overmars arrive sur scène aux alentours de 21h, et déjà ils annoncent
le ton : grosse voix, grosses guitares, basse saturée et batterie
déchaînée. Heureusement qu’ils ont la bonne idée de distribuer
des bouchons auditifs au bar…
Les musiciens sont à fond dans leur truc, le chanteur chante(hurle
?)avec ses tripes, bref, on sent qu’ils se donnent vraiment.
Moi qui n’aime pas franchement les grosses voix qui beuglent,
j’avoue que sans le chant, ça n’aurait pas donné grand-chose.
La musique est puissante, voire même limite assourdissante. Etant
totalement néophyte en la matière, j’ai tout de même un peu
de mal à me mettre dans le bain, même si je suis quand même restée
un bon moment devant la scène, impressionnée par la performance
des zicos et le visuel ; ce dernier, associé à la musique, en était
parfois limite hypnotique.
En parlant d’hypnotisme, personnellement c’est le dernier
morceau qui m’a sciée. J’étais sortie de la salle car
trop de chaleur et trop de fumée, j’assistais donc à la fin
du concert dans le couloir à l’extérieur. Je me suis permise
d’enlever les bouchons(ouh le choc !), et de me poser tranquillement,
histoire de profiter au maximum. Après un passage quelque peu brutal,
le morceau se calme, retrouvant un peu de souffle dans un passage
beaucoup plus mélodique. Certes, la mélodie était simple, mais relativement
efficace. Le passage a duré quelques minutes, pour ensuite repartir
en plus brutal(sans vraiment de subtilité, mais l’idée y était),
en sorte d’apothéose finale.
Le
concert a duré environ 45 minutes(j’avoue, je n’ai pas
exactement fait gaffe à l’heure), mais c’était 45 minutes
de puissance brute, où les musiciens ont joué sans discontinuer.
Le visuel était relativement important pendant leur set et cadrait
assez bien avec le son, donc dans l’ensemble c’était
un bon concert.
Le concert commence 1/2h après Overmars, et là la salle est comble.
Les gens se sont précipités dans la salle quand ils ont entendu
la basse faire ses balances, quelques instants avant le début de
leur set. La scène est hyper sombre, avec à peine assez de lumière
pour que les musiciens se retrouvent. Histoire d’arranger
le tout, les ingés lumière nous balance une telle dose de fumigène
qu’on ne distingue plus rien. On devine plus qu’on ne
voit les Cult of Luna.
Ils attaquent fort dès le début : il me semble reconnaître la chanson
d’intro de Somewhere Along the Highway, leur dernier bébé.
Puis le 2e morceau s’articule au 1er : Finland, déjà puissant
sur l’album studio, me met une baffe assez conséquente pendant
le live. J’avoue qu’ensuite j’ai eu du mal à distinguer
les morceaux, tant j’étais captivée par la musique. Il me
semble qu’ils ont joué tous les morceaux du dernier album(j’ai
reconnu de façon sûre Dark City, Dead Man, et j’ai de très
fortes présomptions pour Dim, Back to Chapel Town, Thirtyfour et
With Her Came the Birds), et peut-être une chanson d’un ancien
LP(saleté de bouchons, on loupe la moitié des trucs !). Mais j’avoue
que les bouchons n’ont pas fait long feu. J’ai fermé
les yeux, posé les mains sur les retours, et j’ai fait l’autiste.
Headbanging power, je me suis laissée porter par la musique.
Pour conclure, leur set a duré environ 1h10, que je n’ai pas
vu passer ; le dernier morceau était une apothéose de tout le concert,
un concentré d’émotions brutes, qui s’est achevé dans
un larsen assourdissant, un dernier jet de fumigènes et les lumières
des stromboscopes, donnant à la scène un éclat assez irréel. Plein
les yeux, plein les oreilles, la lumière revient sur des gens abasourdis,
qui ne réalisent pas encore ce à quoi ils viennent d’assister.
Seuls petits bémols du concert : trop de fumigènes, c’est
pas très agréable pour les asthmatiques ; les larsens à la fin,
ok pour le jeu de scène, mais nos oreilles apprécient moyen(surtout
qu’on pensait qu’ils allaient revenir, on laisse pas
des guitares comme ça sur scène) ; enfin, « last but not least »,
apprenez la politesse, messieurs de Cult… « Bonsoir » ou
« merci », ça ne vous écorcherait pas la bouche, et ça serait quand
même une marque de respect pour le public qui manque de finir sourd
et tuberculeux…
Lucille
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