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BRUTAL
GONES FEST.
organisé par Hammer of Gones
le 04 octobre 2005 au CCO de Villeurbanne à Lyon
A
peine un mois après le Hammer Smashed Fest n°6, Hammer
of Gones nous offre encore une très belle affiche sous le
nom du Brutal Gones Fest. En prévision, de gros groupes tels
que Nile, Vader ou encore Rotting Christ. Evidemment tout est trop
beau pour être vrai, et, les TCL se sentent obligés
de faire grève. A croire quils naiment pas le
métal !!! Ainsi, après maintes péripéties
pour atteindre le CCO de Villeurbanne, je débarque à
18h30.
Grosse
déception sen suit car les trois polonais de Lost Soul
viennent tout juste de finir de jouer. En effet, grosse déception
car pour les avoir vu jouer à Thou Bout dChant à
Lyon le 01 mai 2005 (toujours et encore avec Hammer of Gones), je
peux certifier que ce groupe est puissant, tant sur scène
que sur cd. Tant pis, ça sera pour une prochaine fois
Et
puis pas le temps pour les lamentations puisque Rotting Christ monte
directement sur scène. Les quatre grecs nous offrent 30 minutes
de black métal mélodique. Leur set est à la
fois occulte et assassin, et, les rythmiques du batteur alliées
à celles du guitariste sont impressionnantes. Le public aura
notamment droit aux morceaux « Vision of a Blind Order »
issu de lalbum "Sanctus Diavolos", et au plus ancien
« Under the Name of the Legion » du non moins connu
"Genesis".La prestance dans le jeu des Rotting Christ
démontre que ceux-ci sont bel et bien les mythes grecs du
black métal.
Ensuite,
le troisième groupe de la soirée à laffiche
entre en scène. Ce sont les français dAnorexia
Nervosa qui font beaucoup parler deux depuis quelques temps.
Je dois avouer que javais intentionnellement esquivé
leur set lors de leur passage au Fury Fest cette année. En
effet, je ne suis pas une fanatique du genre. Mais là, après
la galère rencontrée pour joindre le concert, je décide
de rester histoire de rentabiliser le transport, et plus sérieusement
pour peut-être comprendre pourquoi le groupe a connu un telle
ascension récemment. En tous cas, Anorexia Nervosa a son
public particulier. Celui-ci a fait le déplacement et prouve,
en se déchaînant et en scandant les paroles, quil
apprécie la prestation. Le titre « Mother Anorexia
» en est lexemple flagrant. En définitive, leur
black métal ne matteint pas franchement, et, tout le
maquillage dont ils se sont affublés ne fait que renforcer
mon indifférence à leur égard. Leur musique
a beau être ultra violente et symphonique à la fois,
mon opinion reste inchangée.
Il
est 20h30 et cest au tour des cinq membres dIn-Quest
dinvestir la scène du CCO. Il faut rappeler que les
belges ont « perdu » Sven dAborted et on pouvait
donc se demander quel allait être le devenir du groupe sachant
quil tenait une place prédominante au sein de celui-ci.
Au final, le nouveau chanteur sen tire avec les honneurs et
démontre être le parfait successeur de Sven puisquil
prend le relais au micro avec aisance. On a donc droit à
une demi- heure de brutal death très pointu musicalement
avec du bon gros blast. Les In-Quest nous présente un set
efficace.
21h20
: Nile entre en scène. Je constate lheure hâtive
de leur passage et me dit alors que soit le concert va finir super
tôt, soit les deux têtes daffiche qui ont rassemblé
environ 400 personnes ce soir, vont jouer assez longtemps pour mon
plus grand plaisir. Ca sera un peu des deux
Nile nous offre
alors un énorme set de brutal death toujours assorti de leur
sonorité égyptiennes quils affectionnent tant
et qui ont contribué à forger leur réputation.
Cest une rafale que le public ramasse. Leur présence
scénique est admirable. Nile se détache définitivement
du lot des autres groupes de death. Le combo assume ses particularités
et clos son set avec le morceau « Black Seeds of Vengeance
».
Enfin
à 22h40
Vader monte sur scène. Il est difficile
de trancher pour savoir laquelle des têtes daffiche
de la soirée aura été la meilleure mais il
faut avouer que lon est bel et bien en présence de
deux légendes du death. Le groupe offre des riffs titanesques
à profusion, la rapidité du batteur est déconcertante
Les morceaux senchaînent et on décèle
chez la formation un plaisir apparent à être venu en
France "glorifier le mal" puisque visiblement la ferveur
religieuse polonaise tente de les en empêcher chez eux. Vader
joue certains incontournables comme « Carnal » de "Vision
and Voice", mais aussi « Wings » issu de "Litany".
Et pour finir, le groupe machève avec leur apothéose,
certes un peu usuelle mais tellement réussie : la reprise
de « Raining Blood ».
Et
voilà, encore un coup de maître de la part dHammer
of Gones qui parvient toujours à concocter daussi belles
affiches. Dommage que les groupes naient pas joué un
peu plus longtemps chacun !!!
Skikaz
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