- Review Fury Fest 2004 -
xJeffx
Un
an plus tard, voilà le retour dans le Nord Ouest de notre
cher pays pour une nouvelle édition du Fury Fest avec une
affiche encore plus écclectique mixant Hardcore, Métal,
Grind, Death, Néo, Punk, etc.
Le
voyage pour le Fury est un grand moment encore une fois avec au
menu pas loin de 10h de route
une arrivée sur le camping
du circuit des 24h du Mans pas vraiment rassurante et quelques surprises.
Le camping tout d'abord censé être gratuit s'est soudain
transformé une fois sur place en un camping payant (toutefois
raisonnable à 5 euros par personne les 3 nuits mais au prix
d'une queue de quelques heures pour ceux arrivés à
l'heure de pointe !) récompensé d'un bracelet vert
Fury Fest. Le fameux caming était loin d'être salubre
et se révelait même dangereux à certains endroits
(accès direct à la nationale après un ravin,
WC peu nombreux et vite débordés, et tessons de verre
éparpillés un peu partout pour ne citer que les plus
marquants).
Deuxième
blocage à l'arrivée sur le site lui même. Après
une attente importante aux barrières qui vallut un coup de
soleil à plus d'un, l'ouverture se fait au goutte à
goutte mais provoque bien vite un embouteillage à l'intérieur
de la tente aux bracelets. En effet, que ce soit les street-teamers,
la presse ou les VIPs la distribution de nos fameux bracelets bleus,
verts, jaunes, kakis, pourpres, etc s'est révêlé
plus que chaotique, et assez longue pour nous faire rater quelques
groupes sympa comme FTX ce qui est fort dommage.
L'intérieur
de l'enceinte se découvre enfin à nos yeux et nous
révèle un endroit décoré un peu de partout
(pas forcément judicieusement par contre), qui s'étend
de plusieurs cotés et se révèle assez immense
avec ses 2 scènes séparés par un 'couloir de
la mort' qui se tranformera en bouchon monstre à la croisée
des foules.
L'une, la Velvet d'une taille raisonnable pouvant contenir quelques
2000 personnes peut-être (qui se changera en un véritable
four le samedi pendant les sets de Walls Of Jericho ou Throwdown)
disposait d'un éclairage et d'un son plus que correct.
A l'opposé, l'énorme Main stage n'offrait guère
mieux malgré sa grandeur et ses installations impressionantes.
Ses 3 grandes portes par contre lui assuraient une ventilation beaucoup
plus agréable que pour sa petite sur.
On
a donc commencé de s'amuser sur d'autres petits Frenchies
(après avoir manqué Gronibard en plus), les fameux
Comity. Je les avais déjà vu lors de leur concert
le plus désastreux, mais alors là
je me suis
pris un rouleau compresseur direct dans les dents d'entrée
de jeu. Pourtant pas fan de ce genre musical en général,
j'ai énormément apprécié la performance
de Comity qui a délivré une énergie incroyable,
une prestance scénique qui frise le génial et un set
de toute beauté, rien de moins ! Le chanteur a une voix de
buf qui a bien remué les spectateurs, et la complicité
basse/batterie donne du charme à un jeu de scène survitaminé
et sans bavure aucune.
Un
peu plus tard Blood For Blood montait sur la Main pour leur première
et unique date en France. Maheureusement ils n'auront pas convaincu
grand monde avec un set assez mou musicalement et scéniquement
parlant, grande déception, mais au moins on pourra dire qu'on
a vu le Buddha (surnom du chanteur, regardez les photos vous comprendez)
une fois dans notre vie.
Un
petit passage par Ignite, sympa mais sans plus, manque de patate
évident même si leur prestation était bonne.
On
enchaîne avec Curl Up And Die, groupe que j'attendais avec
impatience pour voir ce qu'ils pouvaient donner en live
et
là, petite claque dans la gueule ! Gros son, set propre,
ultra-efficace, assez loin de ce que j'en connaissais en CD, le
torturé (dont je ne suis pourtant pas fan) a encore de beaux
jours devant lui avec ces magiciens qui n'ont peur de rien, leur
guitariste s'étant livré à un vol plané
au dessus de la fosse photo pour atterir sur le public, sans s'arrêter
de jouer bien sûr sinon c'est pas drôle. Bonne découverte
scénique donc, à voir !
La
Main Stage est investie alors par les suédois de The Haunted,
qui vont faire preuve de leur savoir faire en matière de
Thrash New School. Peter Dolving, le chanteur originel est de retour
et n'a pas perdu de sa verve et, même si il n'a pas le coffre
de Marco Aro, garde un style très personnel que ce soit au
chant ou dans son attitude sur scène. Le groupe est toujours
assez statique à l'exception du chanteur, mais qu'importe,
ce qui compte avant tout, c'est la puissance que The Haunted dégage,
et ça on peut dire que c'est puissant ! Show très
énergique et jouissif qui plaira à tous les publics.
Le
soir commence à poindre, et on retrouve des petits hollandais
qu'on avait déjà pu apprécier l'année
dernière : Born From Pain. Un set toujours aussi efficace,
bon son, énergie à revendre. Ils ont encore une fois
mis tout le monde d'accord, il faut compter sur eux, à chaque
concerts ils assurent et ont ici fait danser le pit pour la première
grosse fois de la journée (mais pas la dernière).
Je
me dépêche de me rendre à la Main stage en me
demandant encore pourquoi avoir fait 2 scènes alors que c'était
parfait l'année dernière, et j'arrive en retard aux
Dropkick Murphys. Mon énervement ne dur que 5 secondes devant
l'ambiance électrique que suscite le groupe de Boston. Tous
leurs titres sont des hymnes à l'union, à la fête
et me redonnent le sourire en moins de temps qu'il ne faut pour
le dire. Je reste comme un gamin, émerveillé par tout
ce que les Dropkicks représentent.
Le final est magnifique, un grand moment de bonheur. Avant dernière
chanson, dédicacée aux filles, les Dropkicks font
monter une bonne dizaine de ces demoiselles sur la scène
qui se mettent à danser ensemble et en rythme sur LEUR chanson.
Les irlandais de Boston ne s'arrêtent pas là, sur la
chanson suivante qui cloturera le set, ils invitent le public à
venir s'amuser avec eux. On se retrouve alors avec cinquantes personnes
sur la scène du Fury, les Dropkicks ayant calmés la
sécurité pour laisser leurs fans s'approcher. La chanson
se fini, on se sent triste, mélancolique et on entend démarrer
un 'Let's go Murphys' accompagné d'applaudissements comme
sur For Boston, l'intro de leur album 'Sing Loud, Sing Proud', tout
simplement sublime, à en verser des larmes chaudes et en
avoir des frissons.
The
Hope Conspiracy
Avec
une petite anxiété, je prend la direction de la Main
stage pour voir Hatebreed, grosse attente de la journée et
grosse déception de l'année dernière. La foule
est présente et attend avec impatience Jamey et cie. Un show
assez énorme s'en suit, malgré le manque d'impact
des nouveaux morceaux qui ne décollent pas beaucoup comparés
à ceux de 'Satisfaction
' Le final se fait justement
avec ceux ci, et explose en apothéose sur 'I Will Be Heard'
que tout le monde reprendre, hurle ou mosh. GIGANTESQUE ! On en
aurait presque redemandé ^^
Je
me rend enfin à la Velvet pour voir Shaï Hulud, un de
leur dernières dates vu qu'ils font leur tournée d'adieu.
La salle est tellement bondée que je ne peux m'approcher
beaucoup et doit me contenter de 3 morceaux, mais quels morceaux
! Ce groupe est énorme sur scène et c'est bien dommage
qu'on n'ait plus l'occasion de les revoir foutre le bronx comme
ils l'ont fait en ce vendredi.
Pas
de Give Up the Ghosts (ex-American Nightmare) suite au split du
groupe, dommage ça aurait pû être bien bon aussi.
C'est
donc en fin de soirée que débarque le Cavalera Show,
j'ai nommé Soulfly. Max et ses potes arrivent donc avec tout
l'attirail de rigueur, drapeaux di brachil, portrail de la vierge
devant le drumkit (mouarf), ambiance samba et touti quanti (ha non,
pardon, c'est moi qui ai dansé la samba pendant Soulfly).
Le show est très carré, presque trop car on sent clairement
que Soulfly est là pour faire son show, et la spontanéité
n'est pas vraiment au rendez-vous. On ne comptera pas les "
Respect ", " Soulfly Tribe " et autres " Un,
Dos, Tres " inhérents à ce groupe. Le public
réagit plutôt bien même si on est loin de l'ovation.
Le tout sonne tout de même assez plat et le show essuie quelques
longueurs (répèter la même ligne de basse pendant
2 minutes entre deux titres, pas vraiment utile par exemple). Bref
Soulfly possède un show rodé mais sans réelle
spontanéité.
Jour 2, Le Mans
Fatigué
par les émotions et la longue journée de la veille,
on se fend d'une grasse mat' suivie d'un passage par la case Supermarché
pour reprendre des forces pour la dure journée qui nous attend.
A regret je manque Korum, bon groupe de death parisien. Apparement
les Doggystyle ont rendus une bonne copie sur la Main pendant que
l'on dormait encore, ce ne serait pas étonnant de leur part,
mais il fallait du sommeil pour tenir avec ce qui allait venir.
On
revient donc pour Paint The Town Red, je continue ma pause car je
les ai vus il y a peu. Leur chanteur a une pêche impressionante
et ils ont dû faire plaisir à certains avec ce passage
sous les feux de la rampe.
Arrive
le groupe luxembourgeois Defdump, c'était mon Tshirt du jour
et ils ont fait honneur au bien que je pense d'eux. Le public semblait
sous le charme, et une bonne partie connaissait les paroles et suivait
Pascal tout au long des titres connus. Le groupe a aussi dévoilé
un peu de son 'Makeshift Polaris' disponible dès à
présent, avec une orientation un peu Nine Days Wonder avec
du clavier à gogo.
On
change de sujet avec Caliban en Main Stage, ça envoie du
gros, du lourd, du bon bourrin. Le pit se lâche bien, quelques
lèvres s'en ressentent. La plaisir est là, les passages
en chant clair passent, sans plus, mais raffraichissent par rapport
au reste. Pas mal mais on s'attendait à un tout petit peu
mieux, ils auraient du jouer sur la Velvet et ça aurait été
mieux ) mon avis, l'ambiance y étant meilleure pour ce genre
de prestations.
I
Defy
C'est
ensuite à un des groupes les plus bourrins du Fest d'investir
la Main Stage pour donner au public ce qu'il attendait : une énorme
baffe. Le Death Metal de Dying Fetus est toujours aussi destructeur
et puisant sur scène. Le chanteur à la dégaine
de coreux tient son public avec une super énergie. Le groupe
enchaîne les blast-beats et les mosh parts sans problème
tout au long de la trop courte demi heure, et le final " Pissing
On The Mainstream " / " Kill Your Mother, Rape Your Dog
" / " Killing On Adrenaline " achève le public
comme il se doit. Un des meilleurs concerts du Fury pour les amateurs
de " musique qui tabasse ".
Viennent
maintenant les très attendus Walls Of Jericho. Après
un nouvel album énormissime qui m'a mis à genou, je
m'attend à une bonne grosse sensation en live. Et bien j'avais
faux, c'était encore MIEUX que tout ce que j'avais pû
imaginer ou voir en vidéo
je suis resté coi.
Candace à vraiment une énergie débordante,
elle est inépuisable et nous en a fait la démonstration
pendant tout le set. Elle a pitté toute seule sur scène
pendant les 30 minutes qui leur étaient accordées,
bondissant, moulinant, envoyant coups de pieds et autres mouvements
à quelques mètres d'un public qui n'en pouvait plus
tant le show était énorme et tant le chaleur se faisait
oppressant. La moindre goutte d'eau glacée distribuée
s'évaporait immédiatement sans vraiment avoir le temps
de faire son effet sur les corps dégoulinants de sueur, et
les esprits échauffés par la présence d'une
fille comme Candace ;)
LA grosse claque du Fury 2004 pour pas mal de monde.
Les
petits frères de Hatebreed n'ont pas attendus longtemps avant
de mettre le feu; à peine arrivés sur scène
ils sautent tous sur leur instru et balancent du gros, du gras,
du pas subtil . Sworn Enemy à lancé la machine de
guerre. Les morceaux les plus connus y passent pour le bonheur de
tous, gros set bien hétérogène contrairement
à Hatebreed, le bassiste fait le show et son charisme en
fait l'attraction du set, coups de pieds, envolées, levées
de guitare
tout y passe. Pit furieux et transpiration à
gogo, ils ont bien fait leur boulot, rien à dire.
Dillinger
Escape Plan...a pris la suite... Etant un très gros fan de
ce groupe en CD je me demandais si ces fous furieux allaient réussir
à jouer leurs compos correctement sur scène... Et
bien oui! Grosse claque!!! Pas une seule erreur dans la prestation,
super propre, super carré (si on peut utiliser ce terme pour
ce groupe), gros son, ultra présents sur scène...
Je pense que je ne suis pas le seul à etre resorti de la
salle en me disant que ce groupe ne vient pas de la planète
Terre, mais que la prochaine fois qu'ils y retournent je ferai tout
pour les revoir!
Throwdown
se ramène avec son impressionant bagage scénique.
Avec leurs hymne faciles à retenir et efficaces, les ricains
mettent une grosse ambiance. Les hits se succèdent 'Unite',
'Raise Your Fist', 'Family'
le chanteur passe plus de temps
collé au public que sur scène, ce qui va autant plus
de paire avec le titre 'Unite', créant une belle symbiose
entre acteurs et spectateurs. Seul petite ombre au tableau, la reprise
de 'Roots Bloody Roots' de Sepultura. Sont ils les seuls à
ne pas savoir que l'hymne officielle du Fury Fest est la reprise
de 'Reign In Blood' ? ^^
Les
ricains de Killswitch Engage prennent alors place sur la Main pour
servir leur metalcore mélodique à un public très
réceptif. Le guitariste assure ainsi la plus grande partie
du show, s'adressant beaucoup au public, tandis que le nouveau chanteur
fait preuve de peu de charisme. Killswitch donne ainsi un show honnete,
pas exceptionnel mais très convenable, le gratteux assure
d'ailleurs très bien mélodies et backvocals.
Je
pars avant la fin de Killswitch afin de pouvoir pleinement profiter
du set des belges d'Aborted qui donnèrent un set énorme,
servi par un son très bon même si pas parfait. Le brutal
death ultra technique d'Aborted fait mouche et le pit est carrément
déchainé. Les gratteux et le batteur sont des super
techniciens qui n'oublient pas pour autant le feeling, et Sven,
quelle voix ! Musicalement impeccable et très bonne communication
avec le public.
C'est
ensuite d'un autre " groupe à la mode " de faire
ses preuves sur la Main Stage. Je ne savait pas à quoi m'attendre
de la part de Chimaira sur scène, et bien se fût vraiment
bon ! Très grosse patate, le batteur fait son show (vas-y
que je t'envoie les baguettes en l'air au milieu des breaks) tout
comme les guitaristes et le bassiste (on croirait voir des gimmicks
Iron Maideniens par moments). Un show très péchu même
si le single Down Again est moins énergique que le reste.
Leur metalcore reste encore un peu teinté de neo, mais les
chansons du dernier album se revèlent être très
aggressives et rendent bien.
Les
vikings de Meshuggah ont eté énormes! Les gens qui
qualifient leur musique de "métal mathematique"
n'ont pas faux: changement de riffs (qui sont déjà
torturés à la base) toutes les 5 secondes, sans qu'il
y ait le moindre décallage ou petite erreur de ces musiciens
de génie! Impressionnant! Le son était gras, les lumières
donnaient une ambience hors du commun à ce groupe qui n'a
pas fini de nous impressionner.
Avec
une intro aussi mortelle que " Slave Labor " / "
Cyberwaste ", on pouvait attendre un show énorme de
la part de Fear Factory, ce fût en effet le cas
sur
la première. En effet, le groupe, bien que maîtrisant
bien son sujet, ne semble pas très en forme ce soir, et le
set aura tendance à s'essouffler sur la fin. D'autant plus
qu'il ne se terminera pas avec le mythique " Replica "
mais avec deux morceaux très calmes, Burton restant ainsi
seul sur scène pour le dernier morceau limite balade "
A Therapy for Pain ".
Festival
des Furieux, Le Mans, Jour 3
Nos
petits Frenchies de Imply In All seront en fait les premiers de
la journée pour moi même si j'ai manqué le début
de leur set avec regret (cf. affaire Slipknot). Jouant dans le gros
brutal hardcore tendance death, le début de matinée
n'allait pas faire dans la dentelle, et m'a donné un bon
gros coup de boost grâce à l'énergie déployée
par Yo, hurleur du groupe, qui réussi vraiment un gros pari
en motivant la foule aussi matinalement. La puissance fait son effet
et on en ressort avec le sourire et même si je dois foncer
voir Disturb, j'ai toujours en tête les riffs evil des Imply.
Après
une course entre les salles j'arrive encore dans les temps pour
Disturb, le retard pris à cause des superstars américaine
était énorme. M'étant déjà pris
une claque par ces marseillais et ayant écouté un
de leur nouveau morceau, je m'attendais à quelque chose d'encore
plus terrible
Et bien j'avais raison, les nouveaux titres
sont encore des rouages qui lancent la machine à mosher en
moins de temps qu'il n'en faut pour dire One Life, One Fate, One
Destiny ^^ Ajoutons a cela un titre aux riffs bien metal qui fait
sensation, une pêche étonnante de la part de Mich et
Obispo, le duo du micro, et puis l'effet Disturb. On obtient un
cocktail qui fait remuer 3000 personnes de bon matin, et qui à
su ne pas se démonter face aux intégristes du Crew
US. Un petit " Merci à Slipknot de nous bouffer notre
temps de scène " concluera de belle manière ce
bon moment qui prouve que la France à du savoir faire et
que le NYHC peut se prendre une fessée par notre 13HC.
Vitamin
X, seul représentant du hardcore old school straightedge
du weekend a eu un peu de mal. Malgré des bons morceaux et
la patate old school qu'ils déploient, le fait d'avoir un
batteur intérimaire les a un peu pénalisés.
Faux départs, moments douteux
Malgré cela Vitamin
X a montré un bon esprit et une envie de bien faire gigantesque
et on réussi un bon passage malheureusement un peu boudé
par la public à cause de 'qui-vous-savez'
Sur
la Velvet Stage, les thrasheurs teutons de Dew Scented vont une
fois de plus montrer la puissance de leur musique. Le chanteur se
démène bien au court de leur set assez court. Niveau
interprétation pas une fausse note, c'est très carré,
même si le thrash de Dew scented se révèle un
peu linéaire sur la durée. Très bonne prestation
de allemands.
Encore
une fois à cause des balances de Slipknot, il y a un choix
à faire voire Terror ou Do Or Die. Ces derniers étant
plus proches de nous physiquement je me dirige logiquement vers
la Main Stage pour voir Terror. Je me glisse dans la fosse pour
être au premier rang car je sens que ça va être
gros. A peine les premiers mots prononcés, mon intuition
se confirme " BETTER
OFF
WITHOUT YOU !! "
Il n'en faut pas plus pour lancer le public qui nous gratifiera
de son pit le plus impressionant, et même terrifiant. Les
morceaux de Terror font mouche, efficaces à tous les niveaux;
même les nouveaux font leur effet alors qu'ils ne sont pas
vraiment encore sortis. Ce qui m'a le plus agréablement surpris,
c'est l'état d'esprit de Terror, pour un groupe pareil un
tel discours est à la fois surprenant, rafraîchissant
et intelligent. Ils se moquent pas mal du fric, ils veulent juste
passer un bon moment en notre compagnie et réciproquement.
VIVE TERROR !
Do
Or Die... je n'ai pu voir que 4 morceaux, pour aller voir le st
de Terror, mais ces 4 morceaux m'ont convaincu quant à leur
prestation scénique. Leurs compos sont péchues, et
bien leur prestation scénique aussi: gros riffs hardcore-metal,
efficaces, réalisés avec panache, au dessus d'un pit
déchainé (dans lequel j'etais et j'aurais bien aimé
rester jusqu'à la fin de leur set s'il n'y aurait pas eu
les problèmes sités precedament)
Je
ne connaissait Zeke que de nom en arrivant à la fin de leur
set, j'ai vu que 3 titres, mais quel claque!!! (j'ai même
acheté le t-shirt :-) ). Imaginez le stéréotype
du beauf americain, avec un gros bide à bière... ça
y est? Maintenant imaginez en plusieurs, et avec des instuments...
Et maintenant, imaginez les faire du punk/rock'n roll/heavy, avec
une pêche de fou, un gros son, et une bonne humeur qui vaille
presque celle des Dropkick Murphys! Voilà, c'est l'impression
que je garde de Zeke. Depuis j'ai trouvé leur son, je l'écoute
régulièrement, et j'ai incorporé le fameux
t-shirt :-)!
Dernière
grosse tête d'affiche hardcore, les petits vieux d'Agnostic
Front rentrent alors en scène. Aux rythme des Gotta Gotta
Go ! ils mettent une bonne ambiance, même si la fatigue se
fait vraiment sentir en cette fin de 3è journée. Le
savoir-faire fonctionne malgré cela et on prend plaisir à
voir ce groupe mythique sur scène.
"
Extreme Music For Extreme People ", le slogan du Fury Fest
vient évidemment de ce monument, que dis-je, cette légende
du Death Metal qu'est Morbid Angel. Le groupe débarque comme
il se doit sous les vivas très bruyants (c'est un des groupes
qui a sûrement le plus fait hurler le public
et dans
le bon sens) et entame un " Day Of Suffering " qui met
tout de suite les choses au point : Morbid Angel c'est lourd, c'est
massif et c'est proprement jouissif même si le groupe est
assez statique
en même temps c'est du gros death, pas
du hardcore qui bouge dans tous les sens. Interprétation
magistrale, Pete Sandoval est toujours un monstre à 6 bras
et Trey assène discrètement mais sûrement ses
parties de guitares tandis que le guitariste de Monstrosity assure
très bien la deuxième guitare tout en bougeant bien.
Steve Tucker grogne comme un damné, et fait bien participer
le public pendant les morceaux. Show énorme même si
quelque peu prévisible. Dommage qu'on ai pas eu de "
Chapel of Ghouls " et juste (le très bon quand même)
" Enshrined By Grace " en final.
Venons
en au plus intéressant, j'ai nommé
Slipknot
!
Certains vont se dire que je commence bizarrement mais ils comprendront
bien vite. Ces messieurs de Slipknot n'ont rien trouvé de
mieux que de gâcher toute une journée de Fest à
une bonne partie du public qui, ô miracle étrange,
n'était pas forcément venu pour les voir EUX.
Tout a commencé dès leur arrivée quand en tant
que rockstars ils ont imposé une balance à 10h dans
la Main stage alors que le premier groupe devait jouer à
10h30 environ et qu'eux n'allaient passer que vers 23h. Du coup
tout le programme de la journée s'est trouvé chamboulé
à cause des caprices des clowns, et le premier groupe, Disturb
n'a pu se lancer que vers 11h45/12h décallent ainsi tout
le programme de la journée, faisant se chevaucher les 2 scènes.
Ce retard a aussi écourté les sets de plusieurs groupes
de la Main Stage, en particuliers celui de Disturb qui a été
purement saboté par qui vous savez, leur bouffant 2 titres
et presque 3 si ils n'avaient pas réagis en rebranchant leur
amplis qui avaient été éteins en plein set
sans aucun respect par des accolytes du crew américain.
Ceci n'étant que la partie emmergée de l'iceberg,
le reste s'étant déroulé à l'arrière
plan de tout cela avec le tourneur et compagnie en coulisse, elle
suffit déjà à ce que le mot tourne pour une
petite leçon de morale pour remettre les idées en
place de ces grosses têtes égoïstes.
L'heure fatidique arrivée, l'hésitation entre le boycott
et y aller franco se fait sentir
mais le boycott n'étant
pas une solution viable, le choix est vite résolu
On voit alors une bonne partie du public se munir de bouteilles
en plastique vides, d'ufs ou autres projectiles non dangereux
mais vraiment efficaces. On s'avance vers la Main, un slogan commence
à se faire entendre, il résonne à 20 mètres
de la scène
'Slipknot Encu***, Slipknot Encu*** !!',
pas très fin, mais bien mérité au vu de leur
comportement ridicule de la journée. Les bouteilles fusent
dans la fumée de la salle, les bras d'honneur se font marée
et il faut bien 5 minutes au groupe pour comprendre ce qui leur
arrive : le public n'est pas acquis à leur cause, il n'y
a pas que des groupies mais beaucoup d'amateur de musique et de
festivals. Le chanteur tente alors un 'Bonsoir mes amis' totalement
hors propos qui ne fait que relancer les huées des gens qui
venaient ici pour voir un maximum de groupes et s'éclater
tous ensemble, métalleux, fans de death/grind, coreux, punk
et groupes.
La bétise des stars aura au moins fait naître un vrai
mouvement d'unité parmis la majorité pensante de la
foule qui s'est mêlée tous styles confondus pour conspuer
cette démonstration flagrante d'égoïsme, de non-respect
d'autrui et de manque de professionnalisme indubitable.
Chapeau bas à des groupes comme Vitamin X ou Terror qui ont
compris ce qu'était un Fest et qui se sont fait plaisir à
nous faire bouger et partager ensemble une moment de bonheur, sans
prise de tête, sans vouloir faire les stars, privilégiant
la musique, l'ambiance à leur propre intérêt.
Et qu'on ne vienne pas balancer l'argument de l'anti-mainstream
si pratique à déballer dans ce cas là car il
n'y a eu aucun problème avec Fear Factory ou Soulfy que pourtant
beaucoup de gens n'appréciaient pas au même niveau
(voire plus encore) que Slipknot. Moi même je n'étais
pas fan d'eux mais je voulais aller voir ce que ça pouvait
donner sur scène histoire de pas mourir bête, mais
devant tant de stupidité de leur part il fallait qu'ils s'attendent
à un revers de la médaille, le public ne s'est pas
laissé faire, a tenu tête aux billes de clowns sans
perdre la face.
Reste à espérer que cette affaire ne nuira pas à
un festival peut-être un peu trop ambitieux mais tout de même
bien intéressant et ouvert; avec un organisateur qui se coupe
les cheveux en quatre pour faire plaisir aux plus large public possible
(français et étranger) et qui n'a pas été
épargné par l'affaire en question malheureusement.
A vouloir faire plaisir à tout le monde il n'a pas eu le
respect qu'il méritait.
Grand
merci encore à Ben et tous ceux qui ont fourni un travail
phénoménal dans l'ombre (surtout les bénévoles),
car même si tout n'as pas été parfait, ce weekend
fût tout de même énorme et les problèmes
rencontrés se révèlent mineurs comparés
à l'énormité de ce qui a été
fait !
Gros
CARTON ROUGE à Spliknot et tout leur crew pour avoir gâché
la journée de la plupart des amateurs de musique, et pour
avoir montré à leur fans leur vrai visage (sans masque)
teinté d'irrespect et de foutage de gueule. Ils ont foutu
en l'air la soirée de délire que les propres fans
auraient pû passer par pur égoïsme
Et le
fait qu'ils soient restés jusqu'au bout de leur set n'était
pas un signe de courage mais rien d'autre que l'accomplissement
d'un engagement pour être payés. Quand on ne pense
qu'au fric, on s'en fout de se prendre des bouteilles sur la tête
quand il y a gros chèque au bout du tunnel.
Carton
jaune à ceux qui ont balancé des bouteilles en verre
ou des projectiles dangereux, c'était pas une raison pour
être aussi stupides que Slipknot, même si ils méritaient
une bonne leçon de savoir vivre.
Merci
à Disturb, Terror, Walls Of Jericho, Hatebreed, Imply In
All, Throwdown, Comity, Dropkick Murphys, Momo Disagree, Bruno Genet,
Nikita 'Nez Mou' et Géro pour leur aide, StefO et Gail, ainsi
que Ben et les bénévoles.
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