Live Report : ELECTRIC CALLBOY (ex-Eskimo Callboy) au Trabendo (Paris)

Live Report : ELECTRIC CALLBOY (ex-Eskimo Callboy) au Trabendo (Paris)

Depuis la sortie en 2020 du très bon EP MMXX mais surtout du désormais classique Hypa Hypa (ayant fait l’objet de nombreux remix et covers), Electric Callboy (que l’on connaissait précédemment sous le nom d’Eskimo Callboy) a pris un nouveau virage. Mélangeant désormais son metalcore de sonorités des années 80, d’ambiances de fêtes, de dérision et de paroles que l’on pourrait qualifier de « loufoques » (pour ne pas dire « wtf »), le groupe est devenu un véritable OVNI de la scène metal européenne, dans la lignée d’un Ultra Vomit (nous écrivons ces mots avec d’énormes pincettes et guillemets).
Depuis ce virage donc, le groupe a attiré de nombreux nouveaux fans et c’est dans un Trabendo apparaissant complet sur tous les sites de vente de billets que les Allemands nous donnaient rendez-vous pour la première date de leur tournée printanière, qui est également la première date du groupe depuis le début de la pandémie de Covid-19. Et comme il n’y a jamais deux sans trois, c’est également la première date avec le nouveau chanteur de la bande, à savoir Nico Sallach, ayant remplacé Sebastian « Sushi » Biesler juste avant la pandémie.
Une fois n’est pas coutume, nous arrivons en retard. Nous récupérons un ami de longue date dans le parc de la Villette (coucou Pierre) et nous nous dirigeons dans l’enceinte du Trabendo. À notre grande surprise, quelques places étaient encore en vente sur place, avec une réduction qui plus est. Assez curieux, sachant que le concert était affiché complet depuis plusieurs mois. Nous arrivons finalement dans la salle sur les coups de 20h30, ce qui nous a fait louper l’intégralité de One Morning Left ainsi qu’une très grosse partie de Our Hollow Our Home, dont nous n’assistons qu’au dernier morceau mais qui semble avoir conquis le public.

Après le passage rituel au stand de merchandising et une petite photo avec les membres du groupe imprimés sur un carton, nous prenons une petite bière sur la terrasse jouxtant la salle. Pensant être original, votre serviteur était venu en chemise et lunettes orange et avec une perruque blonde peroxydée, dans le plus pur style du clip de Hypa Hypa. Finalement, une bonne quinzaine de fans étaient venus déguisés, tant bien dans le même style, tant bien dans le style de Pump It. On notera également la présence d’un fan venu en Ali G et d’un autre venu en licorne. De quoi changer du classique tee-shirt noir !

Nous rejoignons la salle quelques secondes avant que les lumières du Trabendo ne s’éteignent. Nous prenons alors rapidement place dans la fosse qui devient folle à l’arrivée du combo allemand, qui se présente sur scène vêtu d’habits de sport typiques de clubs de gym des années 80. C’est ainsi que le groupe interprète Pump It, sous les vivats de la foule et sous un déluge de confettis. Nous sommes surpris de ce choix (nous pensions que ce titre serait plutôt interprété en fin de concert), mais force est de constater qu’il est difficile de faire mieux pour directement annoncer la couleur !

Après s’être changés, les Allemands enchaînent avec My Own Summer puis Hate/Love, qui confirment que la fosse est en forme ! Suite à ce morceau, Kevin Ratajczak, autre chanteur du groupe, remercie le public d’être présent pour leur retour sur scène, indiquant qu’il n’y a pas mieux que Paris pour reprendre les concerts. Cliché, mais toujours appréciable !
Suite à ces remerciements, nous avons droit à The Scene avant une nouvelle prise de parole de Kevin Ratajczak qui nous présente officiellement Nico Sallach, non sans lancer quelques blagues. Le public acclame le nouveau co-frontman de la bande et ce dernier explique que, durant les confinements, ils s’étaient lancés le challenge de faire un nouveau son par jour, son accompagné d’une vidéo. Cette petite explication permet d’annoncer Castrop X Spandau, qui est dans sa version studio interprété en featuring avec Kalle Koschinsky. Notons que, comme de nombreux titres interprétés ce soir, il s’agit d’une première mondiale en live ! Vient ensuite Supernova avant une dédicace pour les premières parties et l’équipe technique, avant que le groupe ne demande à la fosse de s’agenouiller et de ne dégoupiller qu’à l’entame de Best Day, tel le gimmick lors de Spit It Out de Slipknot. Back in the Bizz prend la suite, morceau durant lequel Nico Sallach prend le téléphone d’un fan au premier rang pour filmer la scène et le public : cela fera une très bonne anecdote à raconter pour ce dernier !

Electric Callboy continue avec Crystals, toujours avec une ambiance de folie dans le pit, une nouvelle fois accompagnée de confettis et autres rubans tirés par des canons. Nous nous rappelons d’ailleurs durant ce morceau que la fosse du Trabendo a quelques marches situées en bordures, marches qui causent quelques chutes de spectateurs dans celle-ci : les phalanges de notre ami Pierre, ouvertes jusqu’au sang, ne diront pas le contraire ! C’est d’ailleurs à l’occasion de ces chutes répétées que nous rencontrons Claire, une fan aux mains tatouées, qui résiste assez bien aux mouvements du pit malgré sa taille et qui semble connaitre les chansons du groupe par cœur et dont nous nous aiderons mutuellement pour éviter les chutes.

Trêve de digressions : après Crystals, le groupe se retire avant que Daniel « Danskimo » Haniß, l’un des guitaristes du groupe, ne vienne avec une guitare acoustique et ne joue quelques notes de la série de films Star Wars, en réponse à quoi Kevin Ratajczak dit que personne ne veut entendre de la guitare acoustique. Toutefois, le public n’est pas contre un petit break pour reprendre un peu son souffle : petit moment de répit avec Prism, interprété dans sa version acoustique donc.

Tout le monde a pu reprendre ses esprits : c’est donc le moment idéal pour Spaceman, titre publié par le groupe le 8 avril dernier, qui était EXTRÊMEMENT attendu et qui va voir de nombreux slammeurs tomber derrière les barrières séparant la scène de la fosse, si bien que les membres du groupe prendront des nouvelles desdits slammeurs à la fin de l’interprétation ! Vient alors un moment légèrement surprenant où les frontmen semblent se caresser les tétons tout en imitant le son de pigeons. Pourquoi pas… ? Rehab vient suivre ce moment étrange avant que le groupe ne fasse une nouvelle dédicace, cette fois-ci pour leur ville d’origine (à savoir Castrop-Rauxel) avant que MC Thunder II (Dancing Like a Ninja) n’enflamme à nouveau la fosse pour l’un des moments les plus violents dans celle-ci, à tel point que nous nous demandons si nous avons déjà autant transpiré durant un concert (il faut dire que la perruque que nous avons conservée durant tout le concert). Le groupe quitte alors les planches sans tromper personne toutefois, car nous savons que nous n’avons pas eu certains des désormais classiques du groupe.
Effectivement, il n’y avait pas à s’inquiéter, car le groupe revient vite sur scène, cette fois-ci costumé de la même façon que dans le clip de We Got The Moves, et on vous laisse deviner le titre qui sera alors interprété (indice : le titre est dans la phrase). Suite à celui-ci, Nico Sallach demande aux premiers rangs quelle est la meilleure bière que l’on peut trouver à Paris, avant que le groupe ne joue le très fun MC Thunder avec une petite dédicace à Los Angeles. Le groupe quitte à nouveau la scène mais chaque fan du groupe le sait : impossible désormais pour le groupe de faire l’impasse sur Hypa Hypa.

Il ne suffit que de quelques courtes minutes au groupe pour se changer à nouveau (nous aurons donc eu droit à quatre (!) tenues différentes) et d’interpréter leur désormais titre phare, Hypa Hypa. Dernier morceau, dernière possibilité pour le public de se dépenser dans la fosse et celui-ci ne s’y trompe pas, en dansant et en envoyant tout ce qu’il lui reste (eau et bière comprises) sous une nouvelle pluie de confettis dorés et argentés. Ces derniers rendent le tout visuellement très classe mais, transpiration oblige, ceux-ci se collent vite à la peau !

Rien de préoccupant cependant et c’est au bout d’un peu plus d’une heure de concert qu’Electric Callboy remercie une dernière fois son audience, qui a passé un très bon moment, un peu court mais ô combien intense. Petite distribution de médiators, de baguettes et de dessous de verre à l’effigie de Tekkno, futur album du groupe (prévu pour le 9 septembre prochain) et les lumières se rallument définitivement dans la salle. Pas de pansements pour Pierre malgré un camion de pompiers à proximité de la terrasse, mais les nombreux souvenirs en tête valent bien quelques plaies ! Dankeschön Electric Callboy, on se reverra avec un immense plaisir le 2 octobre prochain au Bataclan !
(PS : la bise à tous les fans que nous avons retrouvés après le concert au McDonald’s de la Villette !)

Flavien Dublineau

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