Interview de PRIMAL AGE pour la sortie de « Masked Enemy »

Avec plus de 25 ans d’existence, PRIMAL AGE a forcément une place à part sur la scène française. Le groupe vient de sortir un nouvel album intitulé « Masked Enemy », l’occasion de discuter avec Dimitri (Basse) pour en savoir un peu plus !

Le groupe existe depuis 1995 et nous sommes en 2021, c’est une sacrée longévité comment l’expliques tu ?

Dimitri: Une grosse passion, beaucoup de ténacité malgré les nombreux obstacles et une part de chance au travers de rencontres… Didier au chant et moi sommes les derniers de la première époque. Forcément en 28 ans certains ont connu des contraintes professionnelles, des vies de famille, de envies musicales différentes…

Qu’est-ce qui a changé durant c’est plus de 25 ans d’existence pour le groupe ?

On a commencé avant internet lol. Il a fallu être présent sur les réseaux un minimum et on a vu des groupes plus jeunes maîtriser les technologies et avoir plus de visibilité. Après on a traversé de nombreuses périodes avec des évolutions de la musique, surtout dans la scène hardcore.

Quels moments importants de la carrière du groupe, retiens-tu ?

C’est bien sûr les tournées lointaines, au Mexique, au Brésil, mais principalement au Japon, ce qui reste le moment le plus marquant pour nous. Ensuite on a joué avec toutes les grosses pointures en metal et hardcore, donc évidemment ça reste des moments importants quand tu as l’occasion de partager la scène avec Napalm Death, Converge, Madball, Hatebreed et tant d’autres. Sinon jouer 2 fois au Hellfest ça restera gravé également. On espère revivre ces sensations au plus vite.

Vous êtes de retour avec un nouvel album intitulé « Masked Enemy », peux-tu nous éclairer sur ce titre ?

On a choisi ce titre pour l’album parce que c’est l’un des plus évidents à illustrer et aussi parce que c’est le seul morceau qu’on a fait à 2 avec Flo. On a hyper bien collaboré tous les 2 sur cet album et ce morceau en est le symbole. Quand j’ai écrit ce texte, j’avais ce constat en tête qu’on avait perdu le contrôle face aux vrais dirigeants du monde qui œuvrent souvent dans l’ombre. On a une illusion de choisir à travers des élections qui mettent des pantins aux manettes. On leur crache dessus dès qu’on est déçus, ce qui arrive inévitablement. Mais les vrais décisionnaires sont intouchables et difficile à identifier, d’où cette idée d’ennemi masqué.

Qu’est-ce qui pour vous, a changé avec ce nouvel album, ou qu’est ce qui est nouveau dans les titres qui le composent ?

A chaque poste on a progressé. Les compos sont plus abouties à tous les niveaux. Le son tabasse. Même l’artwork fait par notre ami Greg de Visual Injuries est le plus beau qu’on ait sorti. On est hypers fiers du résultat même au delà de nos espérances, surtout que ce projet a été le plus compliqué à mener à son terme.

En quoi la période actuelle a changé votre façon de travailler sur ce nouvel opus ?

On a pu faire qu’une répète au complet juste avant le studio et une bonne partie du travail a dû se faire à distance. C’est juste ça qui a changé. Pour le reste j’ai écrit les textes il y a 4 ans déjà et fait les premiers morceaux depuis 3 ans. Flo m’a rejoint sur le processus et a apporté de supers morceaux. Notre collaboration a été excellente et donne cette variété et cette richesse à cet album. Au premier confinement on avait déjà bouclé quasi tous les morceaux, il restait la batterie qui a été posée à distance par Rudy d’Explicit Silence car nous n’avions plus de batteur. J’ai ensuite eu plus de temps pour poser les chants et les envoyer à Didier qui a maquetté de son côté. Comme un peu tout le monde on a fait quelques visios pour discuter des avancées et parler des détails avant d’entrer en studio.

Au niveau de la production, comment avez-vous travaillé et avec qui ?

On s’est rendus au Swan Sound Studio chez Guillaume Doussaud que connaissait très bien Rudy pour avoir enregistré une quinzaine de batteries là-bas. Ca a été très agréable de bosser avec lui. Chacun a assuré au niveau des prises, on a vécu un très bon studio. Au niveau du son, le tandem Guillaume Doussaud au mix et Alan Douches pour le mastering a fait mouche.

L’engagement à travers les textes est-il un élément prioritaire et obligatoire ou plus un reflet lié à votre style ?

Ca fait partie de L’ADN du groupe. La musique reste un super vecteur d’expression. Tout est important quand on décide de faire un album et les textes ont leur place. On cherche un équilibre au sein de l’album avec 2 ou 3 textes dédiés à la protection animale et de l’environnement. Le reste est ouvert aux thèmes sociaux, à mes observations du monde…

Vous bossez avec WTF Records, pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre relation ? Ce que ça apporte au groupe ?

Quand Alex de Deadlight a pris cette décision d’arrêter le label, ça a mis fin à 10 ans de collaboration. Il a beaucoup compté dans le parcours du groupe. On a proposé ce nouveau projet à 45 labels et on avait 12 propositions. Parmi elles WTF s’est montré plus qu’intéressé. Il nous a signifié vouloir à tout prix signer cet album en expliquant nous suivre depuis le début. C’est important pour nous de voir son implication et de se dire que ce n’est pas nous qui sommes demandeurs. Il a suivi sur des détails qu’on voulait aussi bien pour le CD et plus encore pour la version vinyle. Il a un réseau assez étendu pour nous qui devrait nous amener à jouer dans des pays qu’on n’a pas fait depuis un bail.

Quels sont les projets pour les prochains mois ? Je suppose que vous attendez comme tout le monde la reprise des concerts…

C’est ça, tout est prêt, nous avons intégré Miguel à la batterie et on a accumulé la dose d’énergie pour reprendre la route. On a quelques dates à partir de 2022 essentiellement et jusqu’en 2023. On devrait jouer juste une fois avant la fin de l’année mais ça devrait être tout.

Avez-vous prévu de produire d’autres vidéos comme avec « The Devil Is Hidden in Shadow » ? En quoi, la vidéo et l’exposition sur les réseaux est importante aujourd’hui ?

C’est devenu incontournable. On a très peu de moyens donc on aimerait bien sûr en faire au moins un autre, mais il faut qu’on trouve une idée économique. C’est Marine, la copine de Didier qui nous a filmés et a monté ce clip. Heureusement qu’on a des compétences dans notre entourage car nous n’avons pas de budget à consacrer à un clip.

Un dernier mot ?

Merci pour le soutien. On a plus que hâte de présenter cet album en live.

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xWebbYx

Rédacteur en chef et administrateur de TRexSound.com.

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