Chronique : THE BLACK DAHLIA MURDER – Verminous

Il y a des groupes dont la qualité des albums est constante. Ils ont leur formule et la parsème de petites touches d’expérimentation, très légères, qui permettent de noter des évolutions dans leurs sons.
Le groupe le plus parlant dans le genre est Cannibal Corpse. Pilier de la scène death, les américains nous envoient depuis bientôt 30 ans, à une cadence métronomique, leurs brûlots d’une qualité constante (et excellente).

The Black Dahlia Murder, comme Cannibal Corpse, est devenu au fil de leurs 19 années d’activité un pilier de la scène death avec des albums constants en qualité et avec un son bien à eux: un mélange de brutal death teinté de mélo.

En 2017, le groupe de Trevor Strnad et Brian Eschbach a sorti ce que beaucoup considère comme leur meilleur album: « Nightbringers ». Carton critique et succès dans les charts, cet album est également le premier avec le jeune guitariste Brandon Ellis (point qui va avoir son importance).

Trois ans après, TBDM revient avec un nouvel album qui à la lourde de tache de succéder au monstrueux « Nightbringers ».

« Verminous » démarre avec le title track et la première chose qu’on note c’est le travail sur l’ambiance. Le groupe instaure dès les premières secondes le cadre fort peu reluisant dans lequel il va nous plonger: les sous-sols poisseux et égouts en compagnie de petites créatures velues et autres cafards.

Le title track reste du 100% TBDM mais la présence de Brandon Ellis se fait déjà ressentir. Et ça va être le cas tout au long de l’album. Un aspect mélodique plus poussé, un côté presque rock dans certains solos. Pas étonnant, le jeune Brandon ayant été influencé par des groupes bien 80’s comme Whitesnake, King Diamond et Queensrÿche.

« Removal of the Oaken Stake » est l’exemple parfait. Le groupe, dès le 3ème morceau, lève (un peu) le pied et les 2 guitaristes Brian Eschbach et Brandon Ellis nous sortent des leads de toutes beautés, les guitares se répondant dans un enchaînement de riffs avec une mélodie vénéneuse. Les solos sont également bien travaillés, moins dans la démonstration et plus dans le feeling. Un vrai régal.

Ne nous trompons pas, TBDM continue de nous envoyer des parpaings dans la gueule tout au long des 36min de l’album et Trevor éructe comme jamais pour nous rappeler qu’on n’est pas dans du hard fm. Mais même sur un titre comme « Child of Night », les solos ont une touche mélo des 80’s.

Les rythmes se font plus variés tout au long de « Verminous » et ce 9ème opus évite de dérouler du blastbeat tout du long. Le duo Max Lavelle à la basse et Alan Cassidy à la batterie font preuves d’une précision remarquable. Alan sait quand ralentir le tempo et jouer des silences (certains feraient bien de s’en inspirer…). « The Leather Apron’s Scorn » traduit toute la variété de leurs jeux et les met à l’honneur.

« The Wereworm’s Feast » (mais quel titre!) envoie également du très lourd et nos 2 guitaristes nous balancent du riffs à nous faire décrocher la nuque! C’est un véritable festival et surement un futur classique du groupe en live avec son refrain scandé par Trevor.

Et alors qu’on est en pleine session de headbanging, le groupe lâche un petit interlude tout en arpège qui annonce le dernier morceau de l’album: « Dawn of Rats ». Malgré un côté bien accrocheur, le morceau me laisse un peu sur ma faim… avant qu’Ellis nous balance un solo de toute beauté! TBDM est un groupe d’exception mais le jeune guitariste tire vraiment le groupe vers le haut.

Côté production, le son est superbe et le mix fait par Tue Madsen magnifie chaque instrument. C’est propre et sans bavure. Rien à redire là dessus.

Avec « Verminous« , The Black Dahlia Murder nous sort une nouvelle fois un excellent opus. Certes le groupe ne se ré-invente pas complètement, certains morceaux comme « Godlessly » font même un peu pilotage automatique, mais « Verminous » montre un groupe mature, qui connait ses acquis mais qui n’hésitent pas, timidement, à proposer de la nouveauté.

TRexSound Rating: 4 out of 5 stars

Track Listing:

1. Verminous 3:50
2. Godlessly 3:28
3. Removal of the Oaken Stake 4:26
4. Child of Night 3:38
5. Sunless Empire 3:58
6. The Leather Apron’s Scorn 3:34
7. How Very Dead 3:08
8. The Wereworm’s Feast 4:36
9. A Womb in Dark Chrysalis (Interlude) 0:48
10. Dawn of Rats 4:36

Line Up:

Brian Eschbach − Guitare, Chant
Trevor Strnad − Chant
Max Lavelle − Basse
Alan Cassidy – Batterie
Brandon Ellis – Guitare

 

 

Extraits:




THE BLACK DAHLIA MURDER online:

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