Live Report : VOLBEAT, BARONESS et DANKO JONES à L’Olympia (Paris)

Nous sommes le dimanche 6 octobre. L’Olympia accueille la tournée de VOLBEAT accompagné par BARONESS et DANKO JONES.

Le concert démarre à 18:30 pétante avec un DANKO JONES en pleine forme. Le groupe ne va jouer que 30 minutes. Alors même si le frontman aime les longs discours, ce soir le groupe enchaîne les titres sans le moindre arrêt. Une seule pause pour dire bonjour et une autre pour dire merci et ce sera tout.
Le public est bien présent dès le début show et même s’il faudra encore bien 10 minutes pour avoir tout le monde dans la salle. Un effort que même DANKO JONES lui même soulignera. Car autant de monde pour un concert de Rock à 18:30, chapeau bas !
Le public applaudit, chante et acclame le trio à chaque fois qu’il en a l’occasion. Même si le groupe est là pour se faire connaître auprès d’un nouveau public, ses fans sont là et déjà nombreux. Et c’est pas tout à fait une première partie comme les autres. L’ambiance et la participation du public nous donne l’impression d’être déjà bien plus avancée dans la soirée. Ce qui expliquera peut être la surprise qui se lisait sur le visage de certains au bout de ces 30 minutes. Mais même avec un set aussi court le groupe a su faire le show et conquérir de nouveaux fans, qui seront probablement encore plus nombreux pour le prochain concert du groupe à Paris et en tête d’affiche.

A 19:30, BARONESS arrive sur scène avec ses ambiances et ses changements rythmiques qui vont en surprendre plus d’un. En effet, la maîtrise du groupe sur scène est incroyable mais certains fans qui découvrent le groupe ce soir, sont surpris par tant de différences et de changements. Mais ceux qui connaissent plus ou moins le groupe sont ravis. BARONESS maîtrise son show de A à Z et tout est au millimètre. Le combo américain se donne à fond sur la scène de l’Olympia. Gina Gleason headbangue pendant tout le show sur son côté gauche alors que John Dyer Baizley, au milieu de la scène, se lâche en faisant de grands gestes pour interpeller et surprendre les fans. Sans la musique, on a parfois l’impression d’avoir un groupe bien plus violent sur scène.
Les claviers, que le groupe utilise pour assoir un peu plus ses ambiances et ses sonorités si particulières, donnent un peu de repos à la vague de décibels qui se déverse dans la salle depuis la fin d’après midi. Nick Jost alternant la basse et les claviers, voir un peu des deux en même temps, donnant au quatuor la même identité que sur album, et ce mélange si particulier. BARONESS va jouer un peu plus de 50 minutes sans beaucoup d’interruptions, afin d’offrir un maximum de morceaux au publie et montrer toute la richesse de sa discographie.

Un dernier changement de plateau, les roadies débarrassant le matériel de BARONESS, et la scène est prête pour le concert de VOLBEAT.
La foule est vraiment massive. Elle est agglutinée devant au pied de la scène et sur le devant des balcons et porte les tee-shirts à l’effigie du groupe en grand nombre. Elle est variée et très motivée par le concert qui s’annonce quand on voit l’excitation, la gaité et les sourires un peu partout. La bonne humeur est de mise et les visage sont souriants.

A 21:00, VOLBEAT débarque sur scène et c’est l’explosion. Les fans sont tellement heureux de revoir le groupe à Paris qu’ils s’expriment avec vigueur et se font voir du groupe dèsles premiers accords. Mais avec cette mixité dans le public, à part les premiers rangs de la fosse, c’est plutôt bon enfant et très rock n’ Roll. En effet, le groupe qu’on peut classer dans du Rock qui va chercher quelques influences dans la scène Metal, rassemble un public éclectique et de tout âge.
Les morceaux s’enchaine avec toujours la même dynamique et le groupe danois pioche dans sa discographie pour en tirer le meilleur en y incluant les singles de son dernier album « Rewind, Replay, Rebound« .
VOLBEAT a depuis quelques années, encore gagné en renommée et ça se voit directement sur scène. Tout est ultra carré. Même les jeux de lumières s’accordent avec les morceaux et la bande d’écrans à LEDs en dessous de la batterie imposante de Jon Larsen, appuie encore un peu plus l’ambiance de chaque morceau.
Le groupe recherche clairement la perfection, et lorsque Rob Caggiano, rencontre un problème avec sa guitare en plein solo, il la jette au sol pour rapidement en saisir une nouvelle et terminer le titre avec le minimum de défaut. Le groupe veut vraiment donner son maximum à ses fans et ne s’économise pas.
Michael Poulsen, le frontman de VOLBEAT, semble toujours aussi humble et proche de ses fans. Il les interpelle à de nombreuses reprises pour les faire participer et créer un lien que le groupe a toujours su établir depuis le début de sa carrièredans tous ses concerts. Kaspar Boye Larsen s’attache à marteller sa basse pour imposer une section rythmique groovy et accrocheuse. Avec les deux guitaristes, ils échangent leur places pour que tout le monde puisse profiter de leur proximité.
Pour chaque refrain, le public chante en choeur et parfois sans même la voix de Michael, couvrant la sonorisation pourtant puissante. Le chanteur du combo précisera que le groupe est face au meilleur public de la tournée. Mais c’est devenu quelque chose qu’on entend un peu à chaque concert, non ? 🙂

Au bout d’une heure quinze de show, VOLBEAT disparaît de scène pour revenir pour des rappels qui vont offrir au final un set de plus d’une heure trente devant un Olympia quasi complet. Le fans ressortent tous ravis par cette soirée et tous commentent ce qu’ils ont vu ce soir. L’énorme prestation de VOLBEAT et son show incroyable. Mais aussi les prestations de DANKO JONES, très appréciée et celle de BARONESS qui laisse certains dubitatifs devant tant de surprises.

Ce fut une soirée mémorable et une affiche incroyable, un concert avec trois supers groupes et qui maitrisent la scène et n’en sont pas à leurs débuts. Donnant un petit côté festival à cette soirée qui fut si intense en émotions.

 

 

xWebbYx

xWebbYx

Rédacteur en chef et administrateur de TRexSound.com.

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