Carnet de route: KNOTFEST et HELLFEST 2019

Flavien qui avait la chance cette année d’être au KNOTFEST et au HELLFEST nous partage aujourd’hui son carnet de route, afin de revivre ces 4 journées incroyables. A noter que tous les contenus de cette édition 2019 sont disponibles en suivant ce lien.

Chapitre 1 : Le Knotfest – Jeudi 20 juin 2019.
Chapitre 2 : Hellfest Jour 1 – Vendredi 21 juin 2019.
Chapitre 3 : Hellfest Jour 2 – Samedi 21 juin 2019.
Chapitre 4 : Hellfest Jour 3 – Dimanche 22 juin 2019.

Chapitre 1 : Le Knotfest – Jeudi // Haut de page

10 ans. 10 ans que je suis tombé dans le bain du metal. Durant ces 10 ans, cette passion ne s’est jamais éteinte. J’ai eu l’occasion de voir quasiment tous les groupes qui me faisaient et me font rêver, mais il me restait une chose que je n’avais encore jamais faite lors de ces 10 ans : le Hellfest. Après avoir loupé cette occasion l’an dernier (à cause d’examens), je fus parmi les heureux élus à avoir eu la chance de me procurer un billet pour cette édition 2019. Et, au vu de ma passion pour le thrash, cette affiche me plaisait beaucoup plus que celle de 2018. Aussi, ayant validé mes examens de cette année, le rêve allait devenir réalité, avec comme bonus le Knotfest, venant pour la première fois en Europe, et squattant tant qu’à faire les planches installées à Clisson. Que demander de plus ? Alors, voici un carnet de voyage de mon périple clissonnais. Néanmoins, pour celles et ceux qui lisent habituellement mes lives-reports, cela sera bien différent ici : il s’agira plutôt d’un carnet de route, avec ma découverte du lieu, mon ressenti sur l’ambiance, mes pensées, mes impressions sur les concerts auxquels j’ai assisté de près ou de loin, ou encore les rencontres que j’ai pu faire ici et là. Alors, si vous le voulez bien, tous dans le train !

Embarquement

En effet, j’ai pris la formule pass 3 jours + billet de train. Certes bien plus chère (je pense) qu’un pass 3 jour auquel serait couplé un billet de train normal, mais bon, solution de facilité oblige, c’est sans regret que j’ai pris cette formule. J’ai rendez-vous à 6h45 sur le quai numéro 7 de la gare d’Austerlitz, et il est assez surprenant de voir une armée de metalheads attendant le départ à coté de familles ou de cadres d’entreprises, ces derniers jetant des regards furtifs en notre direction. Mais peu importe, nous voilà dans le train. Ce TER, spécialement décoré aux couleurs du festival est privatisé, propre, confortable et spacieux, aucun mal pour personne à placer ses affaires. Je me retrouve dans un wagon quasiment rempli d’anglais venant de Birmingham et de Londres (le fruit du hasard, et un salut au passage à Lu’, Darren, Tom et Conor), ça va me permettre de bosser mon anglais, qui a bien besoin d’être travaillé ! Un coup d’œil rapide à ma montre, 7h53, départ, avec 4 minutes de retard, négligeable donc. Le train démarre, et on nous annonce que de nombreuses animations sont prévues. Un peu perplexe dessus, je mets mes écouteurs et essaye de dormir un peu, car la journée va être longue. Cette sieste n’a été que de courte durée, car les animations sont en effet diverses et variées. En outre la présence de certains médias dans le train (notamment le Parisien – Aujourd’hui en France), nous avons droit à différents blind-tests, des quizz sur l’histoire du metal, ou encore à la présence d’un guitariste affilié à Gibson venant jouer des riffs de classiques (comme Ace of Spades, Whole Lotta Love…) avec pour ceux les reconnaissants en premier, des petits goodies de la marque. Toutefois, aucun perdant, puisque la SNCF offre de son côté à chaque voyageur un sac rempli de goodies, avec entre autres un t-shirt officiel du Crazy Train, une BD, un numéro de Metallian spécial Hellfest, un porte gobelet, une paire de lunettes de soleil, un pin’s… Très sympa !

Petit article du Parisien – Aujourd’hui en France sur le Crazy Train

Après un rapide arrêt à Nantes, le train repart pour Clisson, où j’arrive vers 13h. Avec mes camarades anglais, nous décidons de ne pas prendre les navettes (la queue était trop importante) et de rejoindre le site du festival à pied. Sous la chaleur et avec le poids des bagages (j’en ai pris beaucoup trop), la route n’est pas évidente, mais on peut profiter du joli village de Clisson, et de l’accueil très chaleureux des habitants. Au bout d’une grosse demi-heure – trois petits quarts d’heure de marche (avec déjà une pause au bar du coin), nous arrivons enfin sur le site du festival. Première claque, le fameux rond-point avec l’immense guitare trônant en son centre, puis l’entrée du festival, avec ses décorations gigantesques. Petite émotion, enfin, ça y est, je suis au Hellfest. La queue pour entrer sur le site est étonnamment rapide (contrairement à l’entrée VIP, quelle ironie) et, en quelques minutes, me voilà avec le bracelet du Hellfest et celui du Knotfest autour du poignet gauche. Toutefois, pas le temps de trainer sur le village marchand du fest, direction le camping pour déposer les affaires. Le camping était censé ouvrir à 10h le jeudi, mais apparemment il a ouvert dès 18h le mercredi, donc il faut se dépêcher pour ne pas être au fin fond du camping.

Darren, Tom, Lu’, Conor et moi

Effectivement, les rumeurs semblent être vraies, une bonne partie du camping est déjà occupée. Entre les différents « apéroooooo » criés à tout bout de champ, il faut se trouver une place pour les 4 prochaines nuits. Au bout d’un petit quart d’heure de recherche, nous voilà, mes partenaires anglais et moi, au milieu du Green Camp, suffisamment proche de la sortie du camping pour ne pas avoir à faire trop de distance entre deux allers-retours et suffisamment éloignés de cette dernière pour trouver un semblant de sommeil. Je place ma tente, et je fais la connaissance d’Éric et de Geoffrey, deux toulousains plus âgés de quelques mois que moi, qui seront mes voisins de camping. Ils m’accueillent chaleureusement, avec beaucoup d’amitié et un grand sourire, et ils deviendront vite des personnes importantes pour moi sur le site. En effet, je suis un novice ici, et eux en sont à leur sixième et septième édition. Ils m’expliquent un peu les us et coutumes d’ici, en me proposant un verre (accepté volontiers, c’est le Hellfest ici), et il est déjà vite 16h. Direction donc l’entrée du site de concerts, afin de voir les premiers concerts du Knotfest et, si possible, effectuer les premières emplettes du merchandising officiel afin d’éviter la queue du vendredi, date d’ouverture officielle du Hellfest.

Cathédrale

Je sors donc du camping, laissant mes compagnons de route, et je me retrouve devant la fameuse cathédrale, marquant la zone des concerts. Elle est magnifique, très impressionnante et imposante : c’est véritablement à ce moment que je me rends compte que ça y est, je suis en train de réaliser un de mes rêves. Après avoir passé les portes de cette dernière, me voila sur le site du festival. La Valley, l’Altar et la Temple sont fermées, ainsi que l’accès à la Warzone, mais sinon, le site du festival est opérationnel, et est déjà bien rempli, bien que non complet. Je me dirige alors vers la Temple, où une exposition sur Slipknot est organisée. Il y a pas mal d’objets du groupe, entre les costumes, les masques ou encore la basse de feu Paul Gray, c’est assez intéressant, mais je regrette que d’imposantes barrières empêchent de se rapprocher des pièces. Ce n’est pas grave, car je me rappelle que je suis là pour le merchandising, tel le bon festivalier consommateur, et il y a déjà une queue monstrueuse : visiblement je ne suis pas le seul à avoir eu cette idée. La queue est tellement immense (un projet de modification de la zone de merchandising est à l’étude apparemment, mais verra le jour normalement l’an prochain) que j’ai le temps de voir la deuxième moitié du set de Sick Of It All, qui me fait regretter d’attendre pour le merchandising au vu de l’implication, de l’intensité et de l’énergie dégagée par le groupe, et l’intégralité du set d’Amaranthe, qui me laisse un peu plus perplexe, non pas que le show était moins bien, mais car j’adhère tout simplement moins à la musique proposée par le combo suédois. J’ai même le temps de voir le début du set de Ministry, qui me chauffe déjà un peu plus, avant que cela soit enfin à mon tour d’accéder au stand de merch. Une fois mes emplettes faites, direction le camping pour poser le tout, et je revois Éric et Geoffrey, avec qui je décide de prendre l’apéro. Je loupe donc Behemoth, mais nous retournons sur la zone de concerts pour voir Papa Roach. Pas forcément convaincu par le groupe en studio, je me dis quand même qu’après tout, j’ai payé pour être là, alors autant y jeter un œil.

Rob Zombie @ Knotfest

Et quel show ! Le combo américain régale, avec un set ultra carré, très pro et qui est véritablement la première grosse claque de ces 4 jours. Le chanteur multiplie les interactions avec le public, qui répond présent à grands coups de slams et pogos répétés. Je perds d’ailleurs mes voisins toulousains dans le pit, et je ne les retrouverai que le lendemain matin. Franchement, les américains ont totalement changé mon opinion sur eux, bravo messieurs ! A la fin du set, je remarque une autre boutique officielle, cette fois ci affrétée par le Knotfest, avec des t-shirts des groupes y participant, mais aussi du Knotfest en lui-même. Après avoir fait chauffer une nouvelle fois la carte bleue, je décide de zapper Powerwolf, afin de faire un petit tour du site pour découvrir l’endroit et manger un bon gros

sandwich à la raclette. Le temps de la balade et du repas, on arrive vite au set de Rob Zombie, qui contrairement à Papa Roach, ne m’a guère convaincu. Bien que la scénographie, le light show ou encore John Five, guitariste du combo, aient été franchement bons, la prestation d’ensemble me laisse un goût d’inachevé, et cet avis était partagé par bon nombre de voisins. Ça sera pour une prochaine fois donc ! Place maintenant aux suédois d’Amon Amarth, dont nos chemins s’étaient déjà croisés lors du Download 2016. Ils ont toutefois le malheur de jouer juste avant Slipknot, et sincèrement, qui irait au Knotfest pour ne pas voir Slipknot ? Alors, même si la foule est conséquente devant la Mainstage 2 pour le show des suédois, le gros de la foule est déjà en train d’attendre le combo de l’Iowa devant la Mainstage 1. Mais il fallait bien que quelqu’un passe avant eux, et ce sont ces suédois qui s’y collent, et de quelle manière ! Entre pyrotechnie et énergie démentielle, Amon Amarch n’est pas ici pour enfiler des perles, et le public le leur rend bien ! Faisant actuellement la promo de Berserker, les morceaux Crack the Sky, Raven’s Flight et Shield Wall passent sans encombre l’épreuve du live, avant un très bon final composé de Raise Your Horns et de Twilight of the Thunder God, sur lesquels le groupe partage un verre avec le groupe, le chanteur du combo buvant même l’intégralité d’une corne à boire lors du dernier morceau ! Un très bon moment donc, mais désormais, tous les festivaliers présents n’attendent qu’une chose, à savoir la montée sur scène de Slipknot.

À quelques minutes de la claque…

La nuit est tombée sur Clisson. Un backdrop simple, avec le nom du groupe, et une attente grandissante au fil des secondes. Corey Taylor et ses potes ont un peu de retard, les fans s’impatientent. Puis les lumières s’éteignent, le son de (515) retentit dans la sono, et le backdrop tombe. Slipknot arrive sur scène avec tout son matériel, toute sa scénographie et un People = Shit venant exploser le pit. Même moi, grand habitué des pogos costauds, ici, c’est quand même très violent. Corey Taylor est très en forme, cela s’entend sur sa voix, qui est quasiment identique que sur les premiers albums du combo, et occupe la scène de fond en comble. Et, comme il serait dommage de ne pas battre le fer tant qu’il est encore chaud, voilà (Sic) qui confirme que nous assistons à un show d’une grande qualité. Les titres s’enchainent, et monsieur Taylor tient à haranguer ses fans à chaque morceau ou presque, et remercie plusieurs fois les personnes présentes ici de toujours continuer à soutenir le groupe, tout comme il remercie le Hellfest d’accueillir le Knotfest, pour la première fois en Europe. Nous avons droit à un set rempli de classiques, avec notamment Get This, Before I

The Heretic Anthem

Forget, The Heretic Anthem, Psychosocial ou encore Duality, couplé avec des morceaux plus récents, comme All Out Life ou le tout nouveau Unsainted. Personnellement, je suis un peu triste de l’absence de Wait and Bleed, qui est mon morceau favori du combo, mais tant pis, ce n’est pas ça qui va me faire regretter d’être venu ! Les titres s’enchainent de manière limpide, avec un show explosif (mention spéciale à Shawn Crahan, victime d’un drame personnel tout récemment, et qui assure le show comme dans les plus grandes heures du groupe, et à Sid Wilson, qui fait littéralement n’importe quoi sur scène, comme d’habitude). Vient déjà l’heure des rappels, et le gang de l’Iowa vient, excusez mon langage, foutre un bordel monstre sur Spit It Out, comme à l’accoutumée lors de leurs concerts. Un petit Surfacing pour clore ce show monstrueux (dans tous les sens du terme, on parle de Slipknot quand même), et voilà le gang de l’Iowa remercier une nouvelle fois ses fans et le Hellfest, en promettant de revenir bientôt en France. On pourra juste pester sur le son, un peu fort, mais cela serait chipoter. Ravi de vous avoir vus !

Sabaton @ Knotfest

Bien que Sabaton, groupe que j’apprécie beaucoup, passe juste après Slipknot, je me dis qu’il est temps de rentrer sur le camping pour me coucher. D’ailleurs, beaucoup ont la même idée, et la Mainstage 1 se vide assez vite. En outre, comme je les ai déjà vus en 2016, cela me conforte dans cette idée. Néanmoins, on ne peut pas dire que Sabaton joue devant une dizaine de personnes, il doit bien y avoir plus de la moitié des personnes présentes sur le show de Slipknot. Je me dis alors que je vais rester le temps de deux ou trois morceaux, histoire de voir ce qu’ils valent 3 ans plus tard. Eh bien, je n’étais pas prêt à cela ! Un show explosif, une scène ressemblant à un champ de bataille avec la présence d’un faux tank dessus, des pétards, des fusées, des explosions,

Sabaton @ Knotfest

de la pyrotechnie partout, tout une armée (quel jeu de mots) de choristes, c’est propre, puissant, réglé au millimètre (excepté la chute de Joakim Brodén, le chanteur du combo suédois, qui le prend à la rigolade en disant que le public est tellement énorme qu’il retourne même la scène), et c’est une véritable déflagration que nous a réservé Sabaton, avec un long mais ô combien bon rappel composé de Primo Victoria, Swedish Pagans et To Hell and Back qui vient finir d’achever les fans présents ici. Au final, moi qui pensais rester juste pour deux ou trois morceaux, je suis resté jusqu’à la fin du concert, qui fut une véritable performance scénique, ayant même dépassé de 30 minutes (!) l’horaire de la fin prévue du concert. Ce dépassement ne sera peut-être pas sans conséquences, mais je ne le savais pas à l’instant, et même à froid, il n’est pas dit que ce dépassement ait eu la moindre conséquence quant à la suite du Hellfest, mais un évènement surviendra le lendemain et laissera place à de nombreuses théories…

Ambiance sous la PartyTent

Quoi qu’il en soit, je retourne fatigué mais heureux sur la zone du camping, j’assiste à la fameuse bataille de caddies après avoir fait un petit tour à la PartyTent, innovation de cette année (deux grandes salles sont désormais situées à l’entrée du camping, la FüryTent, passant via un DJ des classiques du rock et metal jusqu’à 4 heures du matin, et la Partytent, passant plutôt des classiques de variétés comme du Johnny, du Rihanna ou autres sons sous une nuée de lasers et de boules à facettes dans une ambiance rose flashy, pour un public un peu alcoolisé prêt à faire la fête, et ces deux tentes sont, selon moi, une réelle bonne idée). Après avoir assisté à la bataille de caddies donc, je me dirige vers ma tente, sans la retrouver immédiatement (il faut dire que le camping est immense), et au bout d’une dizaine de minutes, je la retrouve enfin. Un pull et un jogging pour se protéger du froid, et au lit, demain sera le début officiel du Hellfest, une grosse journée donc !

 

Chapitre 2 : Hellfest Jour 1 – Vendredi // Haut de page

Regarde comme il fait beau dehors, c’est l’heure pour aller jouer ; regarde comme il fait chaud dehors, ‘faut sortir s’aérer, diraient Orelsan et Gringe, et cette maxime n’a jamais été aussi adéquate ! Premier réveil à Clisson, je sors la tête de ma tente après une courte nuit, et je vois que Geoffrey et Éric sont déjà en train de prendre le petit-déjeuner / apéro. Je n’ai même pas encore la tête sortie de ma tente que ces derniers me demandent si j’aime Manowar. Bof, pas particulièrement, mais c’est toujours cool de voir un groupe d’une telle ampleur en concert. « Eh bah ils ont annulé ! ». Perplexe, je ne comprends pas trop, mais effectivement, en ouvrant mon téléphone, j’en ai la confirmation : Manowar a bel et bien annulé. De multiples blagues commencent alors sur les raisons de l’annulation, de plus ou moins bon goût, mais c’est quand même un peu dommage. Je ne peux pas m’empêcher de repenser à l’annonce en grande pompe de la présence du combo l’an dernier ici même après le concert d’Iron Maiden par Joey De Maio himself, ou encore aux fans s’étant déplacés et ayant acquis le précieux sésame spécialement pour voir Manowar ici, comme ces types venant d’Australie ou du Mexique dans ce but… Plusieurs rumeurs voient le jour alors : Manowar aurait voulu une scène très légèrement plus haute, Manowar aurait voulu jouer à 150 décibels (ce qui aurait été refusé par l’organisation), Manowar n’aurait pas voulu attendre la fin du Knotfest pour pouvoir répéter et aurait décidé de partir du site dans la nuit… Enfin, au moins, leur annulation sera prétexte à un énorme running gag tout le week-end, ce qui fut hilarant (sauf pour les fans hardcore, évidemment) ! Enfin, peu importe, je pue : il est temps d’aller prendre une douche.

Douche individuelle ou collective ? Au vu de la queue pour la première option, la deuxième me parait bien plus judicieuse. Tout le monde est à l’aise dedans, peu importe son sexe, sa corpulence ou autre, ça parle fort, ça rigole, ça vanne Manowar (les blagues dureront tout le weekend comme dit plus haut), on s’amuse bien ! Je croise d’ailleurs un voisin du 12ème arrondissement qui est franchement dégouté de cette annulation, car faisant partie de ceux qui s’étaient déplacés spécialement pour eux. Je compatis, et je repars en direction de ma tente propre comme un sou neuf. Dommage que le vent et la poussière me salisse à nouveau, mais bon, je fais ma princesse. Je retourne à ma tente, et je fais la connaissance de nouvelles personnes, dont j’ai oublié le nom pour la plupart, sauf d’Alexandre, qui restera très proche d’Éric, Geoffrey et moi durant la durée du festival. Le carré magique est donc formé ! Le temps passe, on mange un bout, on boit un coup, on apprend que c’est Sabaton qui viendra remplacer Manowar sur la Mainstage 1, tout se passe bien, on rigole, on parle de nos études et métiers, d’où l’on vient, on fait plus ample connaissance quoi ! Toutefois, le temps passe vite quand on s’amuse, et il est déjà 14h30 environ : Geoffrey et Eric veulent absolument voir Godsmack, groupe dont je n’ai entendu parler que de nom jusqu’à

maintenant. Sur leurs conseils, direction la Mainstage 1 ! Le soleil tape fort, et il fait chaud, un peu de crème solaire et une petite boisson, et nous voilà devant Godsmack.

Godsmack @ Hellfest

Je suis assez surpris du très bon son de la scène, mais surtout de la performance de ce groupe ! Ça bouge bien, ça a du punch, le morceau Say My Name me fait véritablement aimer le groupe, et le chanteur est une vraie bête de scène : il nous le prouve en nous gratifiant d’un solo de percussions et d’un duo à deux batteurs réunissant le chanteur et le batteur (qui est d’ailleurs un véritable monstre, ultra précis et très démonstratif) sur le morceau Batalla de los Tambores. Vient ensuite Bulletproof, et le combo achève son set sur le morceau I Stand Alone, qui ravit mes acolytes et qui finit de me convaincre. Très belle découverte, j’irais les voir lors de leur prochain passage parisien !

Power Trip @ Hellfest

Après ce concert, mes voisins de tente décident de rentrer au camping histoire de se reposer un peu. Toutefois, étant un novice ici, je préfère tenter d’assister au plus grand nombre de concerts possible, et cela tombe bien, Power Trip démarre son set sous l’Altar à 16 heures. Etant donné que je les avais loupés en première partie de Trivium l’an dernier (Trivium que je verrais dimanche), hors de question de louper à nouveau le combo texan et son crossover thrash bien bourrin. L’Altar est remplie, et on peut dire que Power Trip ne fait pas dans la dentelle ! Cela bouge de partout (même les personnes assises par terre au fond de l’Altar ne peuvent s’empêcher d’headbanguer à s’en casser la nuque), les slams et les pogos sont évidemment de la partie, et le combo nous balance un set très efficace et concentré en grande partie sur leur dernier album, Nightmare Logic. 6 morceaux de ce derniers, 2 provenant de Manifest Decimation, et enfin un nouveau morceau, Hornet’s Nest, qui figurera surement sur le prochain album de la bande. Au bout de 40 minutes d’un show bien énervé, le combo quitte la scène après le morceau Manifest Decimation avec le sentiment du devoir accompli : un nouveau très bon concert à Clisson !

16h45, l’heure du gouter et de ma première pause ici. Un petit casse-croute acheté dans le snack en face de l’Altar et de la Temple, et me voilà assis en train de me reposer (les jambes commencent à être douloureuses et, sur les conseils de Darren, mon voisin anglais de train, je m’assois dès que je peux pour garder de la force pour la suite) et en regardant du fond de la Temple Diamond Head envoyer son très bon heavy metal. C’est dommage qu’un groupe ayant directement inspiré des mastodontes comme Megadeth ou évidemment Metallica ne soit pas plus connu que ça par le grand public, mais je suis très content de pouvoir les voir, notamment Brian Tatler, guitariste mythique de la formation, qui est très respecté et très apprécié dans le monde du heavy ! N’étant pas un grand connaisseur du groupe, j’écoute et je regarde le show tranquillement, jusqu’au morceau Am I Evil ? qui est très souvent repris par Metallica, et qui a été d’ailleurs la chanson jouée par le Big Four dans son intégralité lors du DVD enregistré à Sofia en 2010 (enfin, excepté 3 des membres de Slayer, seul Dave Lombardo avait rejoint les autres groupes sur scène). Je profite de ce morceau à fond, et il est vrai que cela me fait quelque chose de voir ce morceau interprété par son véritable créateur ! Toutefois, un show que je ne veux absolument pas louper va bientôt avoir lieu, et au vu du monde se rapprochant de la Mainstage 2, je décide de sécher la fin du concert des anglais et d’aller moi aussi vers la Mainstage 2.

En effet, ce sont les marseillais de Dagoba qui nous attendent sur la Mainstage 2. Cela fait très longtemps que je n’ai pas réellement écouté ce groupe, qui ne m’avait pas transcendé à l’époque (il faut dire que mes derniers souvenirs de Dagoba remontent à 2010/2011, et ne m’avaient pas plus transporté que ça, autant dire que je suis un profane concernant ce groupe), mais au vu des retours sur leurs prestations lors de la tournée du Warm-up (qu’ils assuraient en tête d’affiche), je me dis qu’il faut que je me fasse une nouvelle idée de ces marseillais. Et puis, j’ai un grand respect pour eux, qui ont l’air d’être de bons gars, et le wall of death qu’ils ont provoqués lors de leur passage cloisonnais en 2014 m’a tellement donné envie qu’il est impossible pour moi de les louper. Eh bien, ce n’est pas une claque que je me suis prise, mais une véritable déflagration. Les circle pits commencement dès I, Reptile, premier morceau proposé par le groupe, suivi de Abyssal. Un petit mot de remerciement de la part de Shawter, chanteur de la formation, et nous sommes repartis ! Les titres s’enchainent, c’est la folie sur place, et les curieux ou les personnes pas forcément convaincues à la base comme moi ne peuvent plus dire qu’ils ne se sont pas fait retourner par Dagoba ! Je pense alors qu’il faut absolument que je me replonge dans l’univers du groupe, mais voilà que Shawter décide de faire en sorte que le fameux wall of death de 2014 soit de l’histoire ancienne : aussi, sur juste avant le morceau The Sunset Curse, le voilà qui, avec l’aide du bassiste, harangue la foule en lui demandant de se séparer en deux. Je ne saurais dire jusqu’à où la foule se sépare, mais je n’ai jamais vu un wall of death aussi énorme. Me voilà du côté gauche du mur, et dès que le morceau commence, tous à l’abordage ! Le choc est violent, mais je suis heureux d’avoir fait partie de ce gigantesque wall of death. Un dernier morceau pour conclure avec The Things Within, et Dagoba clôture son concert inoubliable pour celles et ceux qui étaient présents devant la Mainstage 2 et surtout au sein du pit. De très bons morceaux qui ont drastiquement changé mon point de vue sur eux, une scénographie très travaillée et une folle énergie transmise aux festivaliers : je me promets donc de me replonger dans leur discographie prochainement, et comme pour Godsmack, je tenterai d’être là pour leur prochain concert parisien ! A noter que pour celles et ceux qui souhaiteraient un report plus complet de ce concert, il y en a un de disponible en suivant ce lien : http://www.trexsound.com/2019/06/live-report-dagoba-au-hellfest-2019/

Dream Theater @ Hellfest

Assez fatigué par cet énorme show proposé par Dagoba, je décide de m’éloigner un peu et de regarder de loin Dream Theater et leur mythique metal progressif. J’ai un respect immense pour chaque membre de la bande, qui sont tous des virtuoses (et je suis content de voir John Pettruci en live), mais n’étant pas un grand fan de metal progressif, je regarde ça tranquillement, assis du côté de la Mainstage 2 avec Éric, Geoffrey et Alexandre, que j’ai retrouvé après Dagoba.  Aussi, cela peut sembler blasphématoire pour certains, mais j’observe et écoute ce concert d’un œil et d’une oreille, assis avec un petit verre de cidre généreusement offert par ces derniers et quelques bouffées de cigarette électronique. En outre, ce repos me permet d’être prêt pour un des concerts que j’attends le plus aujourd’hui : celui d’Ultra Vomit. Grand partisan de ce groupe depuis que j’ai découvert au collège le fameux Je Collectionne des Canards (vivants), j’ai particulièrement apprécié leur dernier album Panzer Surprise et le concert auquel j’avais pu assister à l’Olympia en novembre dernier (et dont voici mon live report : http://www.trexsound.com/2018/10/live-report-ultra-vomit-a-lolympia-paris/), concert ayant fait l’objet d’un enregistrement live disponible un peu partout sous le nom de L’Olymputaindepia, que je me suis procuré tout récemment et qui vaut vraiment le coup ! 19h40, le concert commence sous une Mainstage 2 ultra blindée. Enfin, il ne commence pas vraiment, car quelques blagues sont transmises par le groupe via les écrans géants. Le groupe annonce d’ailleurs qu’il est là pour devenir le plus groupe de metal français, et qu’il est là pour reléguer sur la touche Mass Hysteria et Gojira, rien que ça ! Les nantais arrivent donc sur scène, et commencent directement avec un Quand j’étais Petit qui n’a pas besoin de longtemps pour faire exploser le pit ! Mais, comme le disent Fetus et Manard, une telle folie dans le pit n’est pas très correcte, et ils décident donc de nous apprendre Les Bonnes Manières ! Toujours aussi bons musicalement et avec cet humour

Ultra Vomit @ Hellfest

unique, le combo enchaine avec Un Chien Géant avec Niko de Tagada Jones, qui continue de retourner la fosse. La setlist est béton, c’est une très grande performance que nous livrent ici les nantais, allant même jusqu’à ramener un de leurs amis ingénieur du son grimé en Calogero pour le morceau Calojira ! Très drôle, même si je révais de voir les membres de Gojira rejoindre les nantais sur scène pour ce morceau ! Takoyaki prend la suite, avant Jésus, sur lequel le groupe ramène une chorale de gospel avec un faux Jésus venant faire le fou sur scène et tirant dans un ballon de football gonflable (Jésus, Messie, Messi, voilà voilà). Suit alors Pipi VS Caca et son désormais fameux Wall of Chiasse qui, certes pas aussi immense que celui de Dagoba, a quand même toujours son petit effet ! Le set continue sur la même intensité et avec la même ambiance géniale, notamment sur La Ch’nille, qui instaure une chenille géante dans le pit, avant la fameuse minute Manard annonçant l’apéro et le morceau Keken. Le combo enchaine avec Pink Panthera (avec l’ancien bassiste Pierre Jacou), suivi de I Like to Vomit qui fait sauter la fosse comme rarement aujourd’hui, avant le fameux Je Collectionne des Canards (vivants) qui voit des confettis projetés en grand nombre par des canons devant la scène Andréas en costume doré venir faire le fou sur scène et au-dessus de la fosse, costume dont le pantalon tombera assez vite. La foule reprend le refrain à l’unisson, et le groupe sort alors de scène pour se changer et revenir pour les désormais incontournables Kammthaar et Evier Metal, qui finissent de planter le dernier clou d’une prestation hors normes. Beaucoup diront après coup que ce fut le meilleur concert du Hellfest jusqu’à présent, et même au moment où j’écris ces lignes, de nombreux festivaliers n’hésitent pas à placer ce concert dans leur top 5 de tout le festival. Les nantais, presque à domicile, ont livré une perfomance XXL, et annoncent à la fin du show, sur la bande originale du film La Chèvre en fond sonore suivi d’une version ukulélé d’Evier Metal, qu’ils seront en after sur le site du festival pour continuer la fête. Au plaisir de vous voir plus tard alors, et bravo messieurs pour ce concert grandiose !

Il est désormais 20h45, et c’est au tout de Dropkick Murphys, un des premiers noms annoncés pour cette édition 2019, de ramener son celtic punk venant tout droit de Boston sur les planches de la Mainstage 1. Un show vraiment festif, qui aura fait le job et fait danser les spectateurs présents, mais quant à moi, Ultra Vomit m’a tellement retourné que j’ai besoin d’un peu de repos. Je me dirige donc vers le camping pour acheter un bon gros sandwich américain, et de le déguster en me posant un petit peu dans la forêt du muscadet, petite zone tranquille entre le gros du site du festival et la Warzone, histoire de m’assoir un peu, de manger tranquillement et d’être un petit peu au calme (enfin, si on peut dire qu’il y a du calme quelque part) ! Je reviens pour la toute fin du set de la formation de Boston, en me plaçant à nouveau sur la Mainstage 2, pour attendre Mass Hysteria, que j’avais également croisé au Download 2016, et qui était dans mon top 5 des concerts de ce festival. Eh bien, le moins que l’on puisse dire, c’est que c’était véritablement un concert à la hauteur des attentes des furieux et des furieuses présents sur place ! Comme à chaque concert de la bande, la fosse est folle de violence, âmes sensibles et petites natures feraient mieux de s’abstenir ! On a droit à une très bonne setlist de la part de Mouss et ses potes, bien que les deux derniers disques de la bande se taillent la part du lion (5 titres pour Matière noire, 4 pour Maniac). Mouss profite de ce concert pour rappeler son attachement « aux vrais gilets jaunes, et pas aux bad blocks » (ce qui me dérange un peu, non pas par adhésion ou rejet du message, mais j’ai toujours un peu de mal avec les messages politiques lors de concerts), et rend également hommage, en intro du morceau « l’Enfer des Dieux », aux victimes des attetats du 13 novembre 2015, mais également à celui de Nice ou celui de Strasbourg. Le show est carré mais puissant, pas de place au hasard (nous croisons toutefois un slammeur en fauteuil roulant, image très sympa !) et nous avons droit à un bon dans le temps bien sympa avec Contraddiction. Vient alors le temps du morceau taillé pour le Hellfest, à savoir évidemment Plus que du metal et son fameux « Est-ce que vous êtes prêts pour un wall of death ? ». Le public répond évidemment par l’affirmative à cette question, et même s’il n’est pas aussi immense que celui de Dagoba, il n’en demeure pas moins impressionnant. Mass Hysteria termine son concert avec l’immanquable Furia, venant retourner une dernière fois la fosse comme il se doit. Un très bon concert, plein d’énergie, avec une formation visiblement heureuse d’être là, que demander de plus ? La bande prend alors une photo d’elle entourée de ses proches devant le public, et nous rappelle qu’elle sera au Zénith de Paris le 6 décembre prochain. Au vu du show proposé, il n’est pas impossible qu’on se recroise là-bas !

Sabaton @ Knotfest

Sabaton rentre alors en scène pour la seconde fois en 24 heures et comme je les ai vus sur scène la veille, je décide de faire l’impasse dessus. Néanmoins, il faut saluer la performance des suédois, car enchainer deux sets de plus de 90 minutes en deux soirs, en remplaçant une des têtes d’affiche à la dernière seconde, ce n’est pas commun et cela force le respect. Deux choses sont à noter concernant cette prestation : premièrement, ce sont les guitaristes qui ont assuré le chant, Joakim Brodén s’étant cassé la voix lors du concert de la veille (c’est dire l’implication du groupe !). À coté de ça, il faut savoir que cela serait le groupe lui-même, resté sur Clisson pour assister au concert de Manowar, qui s’est proposé pour le remplacer. Encore une fois, respect messieurs, mais il est temps pour moi de retourner au camping pour boire un petit verre avec Geoffrey, Eric et Alexandre. Vient alors un choix cornélien : Carcass, Gojira ou Sum 41 ? Le death metal de Carcass ne m’a jamais laissé indifférent (c’est d’ailleurs un des tous premiers groupes de metal sur lequel je suis tombé), Gojira, plus gros groupe français sans contestation possible, aurait préparé un show exceptionnel et Sum 41 est un groupe que j’ai toujours très fortement apprécié, et qui a pris un virage beaucoup plus metal depuis quelques années avec de nouveaux morceaux qui m’ont véritablement tapé dans l’oreille. Bien que Carcass joue de minuit à une heure, Gojira de minuit 45 à 2 heures, et Sum 41 d’une heure cinq à deux heures cinq, et qu’essayer de voir un peu des trois soit jouable, je préfère assister à un concert dans son intégralité. Après avoir pesé le pour et le contre, Gojira passe à la trappe. Je sais que c’est un sacrilège pour énormément de fans (et la performance des landais me confirmera ça, ce fut apparemment un show grandiose, un des meilleurs du Hellfest), mais je sais que je serai amené à revoir ce groupe dans un avenir proche. Reste alors Carcass et Sum 41. Bien qu’il soit environ minuit à ce moment-là, des amis d’Eric et Geoffrey nous disent que la Warzone est déjà pleine comme un œuf en attendant les américains. La décision doit alors être prise rapidement, et c’est Sum 41 qui l’emporte. Nous partons donc tous ensemble vers la Warzone, en restant toutefois cinq minutes devant l’altar pour apercevoir rapidement Carcass, et nous nous dirigeons vers l’aile gauche du site.

Effectivement, la Warzone est déjà totalement remplie, et je mets bien 20 à 30 minutes pour arriver au sein de la fosse. L’attente se fait sentir, des petites embrouilles se créent entre différents festivaliers pour des histoires de place, cela devient irrespirable. Toutefois, les américains se décident enfin à débarquer sur scène, avec quelques minutes de retard. Il n’y a pas que des fans de Sum 41 devant ces derniers, mais également beaucoup de sceptiques et de personnes entre 30 et 40 ans venant voir ce que devient un des groupes ayant marqué leur jeunesse. Au bout de même pas 5 minutes de concert et un Motivation parfaitement exécuté, une chose est sure : Sum 41 est en train de mettre tout le monde d’accord, ils sont bien vivants ! Au diable les morceaux comme Pieces, le combo nous a préparé une setlist axée sur les morceaux les plus connus et les plus « metal » de leur discographie. Bien que l’absence de King of Contradiction soit remarquée (ce morceau aurait amené une minute et demi de pogos non-stop), nous avons droit évidemment aux classiques comme The Hell Song, We’re All to Blame, Over My Head (Better Off Dead) ou encore No Reason, mais également à des morceaux plus récents comme Fake My Own Death, Out For Blood, ou encore le très bon Goddamn I’m Dead Again, très attendu et venant tout ravager sur son passage. Nous avons même droit à un petit hommage à Queen, avec une reprise de We Will Rock You, qui est reprise en chœur par l’ensemble de la Warzone. Les slams sont sans interruption, chaque titre est prétexte à des pogos et circle pits endiablés, on sent bien que le groupe veut faire à la fois plaisir à ses fans et faire taire les sceptiques disant qu’ils n’ont pas leur place au Hellfest. Le groupe vient conclure un set lors duquel on n’a pas vu le temps passer, avec un enchainement des trois classiques absolus du groupe qui font que la Warzone n’a jamais aussi bien porté son nom, à savoir In Too Deep, Fat Lip, et évidemment l’indémodable Still Waiting. Sum 41 n’a pas sa place au Hellfest ? Au vu de la prestation de ce soir, beaucoup de spectateurs souhaitent désormais les revoir au plus vite, que cela soit ici ou ailleurs ! Je vois alors le feu d’artifice au loin, et me dirige sur le chemin du retour vers le camping.

Toutefois,

King Diamond @ Hellfest

vers la sortie de la zone de concert, je me rends compte qu’un concert se déroule toujours sous la Temple. J’avais totalement oublié qu’une des légendes du heavy, à savoir King Diamond, jouait en même temps que Sum 41, et il semble que King Diamond ait envie de faire durer le plaisir. J’ai tout juste le temps de voir les deux derniers morceaux, à savoir Burn et Black Horsemen. Son chant m’impressionne, mais également la scène, très travaillée avec des décors magnifiques, très théâtraux, avec des escaliers de part et d’autre du décor. Une très bonne fin de journée donc ! À la fin du concert, petit passage par la Füry Tent pour dépenser le peu d’énergie qu’il me reste, puis retour au camping. Les specateurs de la bataille de caddies sont plus nombreux, et je croise même quelques personnes en plein tournoi de nintendo DS. Original ! Toutefois, la fatigue m’emporte : il faut être en forme pour demain. Du coup, au dodo, et vivement demain !

 

Chapitre 3 : Hellfest Jour 2 – Samedi // Haut de page

La lumière du jour vient me réveiller plusieurs fois. Je me rendors plusieurs fois, mais une fois 10 heures passées, il est temps de se lever. Je partage le petit déjeuner avec Eric, Geoffrey et Alexandre, en débriefant le dantesque et fantastique concert de Manowar de la veille (un long running gag donc), mais le temps presse, car il est déjà 11 heures et quart. En effet, il est hors de question que je loupe Skindred,

Skindred @ Hellfest

qui va venir squatter la Mainstage 2 avec son mélange si particulier de reggae, de punk, de hardcore et de heavy, qui m’avait mis une grosse baffe lors de leur passage au Download 2016. Le passage à la case douche attendra donc, car je tiens à assister à ce concert du début à la fin. C’est devant une fosse très remplie (véritable tour de force pour un horaire si matinal) que les gallois se présentent, avec un backdrop aux couleurs du dernier album du groupe, à savoir « Big Tings » (qui représente un chat portant les lunettes uniques de Benji Webbe, frontman de la bande). Bien qu’il soit tôt, le talent inné de la formation à faire bouger une foule opère de nouveau avec brio, et on se croirait à un concert de milieu de journée ! Je trouve d’ailleurs dommage que Skindred ait un temps de jeu si court, ils n’auraient pas fait tache un peu plus tard sur la Warzone, au vu de la folle ambiance dans le pit (cet avis n’engage cependant que moi). Nous avons droit à une setlist venant piocher de manière plutôt équitable entre tous les albums du groupe, conclu par les immanquables du groupe, à savoir That’s My Jam, l’excellent Kill The Power venant faire sauter les fans à l’unisson, le mythique Nobody (présent sur la bande originale du jeu de course Need For Speed Underground 2, et qui m’avait fait découvrir ce groupe quand j’étais plus jeune) et le très bon Warning pour conclure. Un très bon concert pour démarrer la journée, et j’espère que je les reverrai en décembre lors de leur prochain passage parisien !

Ayant bien transpiré lors de ce set, je sors de la zone de concert pour aller prendre une petite douche (oui, je suis coquet). Je recroise alors mes voisins de tente, allant voir Whitechapel. N’étant pas un gros fan des quelques morceaux de la bande que j’ai pu entendre, je fais donc l’impasse dessus. À la douche donc ! Une fois celle-ci effectuée, je décide d’aller faire un petit tour dans le camping pour me rendre compte de l’immensité de celui-ci, et j’apprends même après coup que je n’ai pas vu deux des six zones occupées par les campeurs. C’est assez impressionnant, et le temps de ce petit tour, ma serviette est entièrement sèche, merci le soleil clissonnais ! Mes amis reviennent alors de leur concert, et il est temps de prendre le déjeuner : sandwich américain pour tout le monde. À proximité du camping, c’est en effet le meilleur rapport qualité prix possible : généreux en viande (à noter qu’il existe aussi en version végétarienne), consistant, bien rempli et avec pas mal de frites, pour 8 euros. Très honnête pour un sandwich de cette contenance en festival ! Toutefois, il ne faudrait pas oublier qu’on est ici avant tout pour la musique, et, lors de l’annonce de l’affiche, un groupe m’avait particulièrement tapé dans l’œil : Fever 333. Déjà par son rapcore bien énervé, qui m’avait mis par terre quasiment dès la première écoute, mais également pour une raison plus personnelle et bien plus bête, car mon pseudo sur de nombreux sites et applications est FlaFla333, et je trouvais la coïncidence plutôt amusante. Bref, il est temps de retourner sur la zone de concert (après une petite session crème solaire, ça tape fort ici) !

Soyons clair : Fever 333 a livré un des meilleurs shows de cette cuvée 2019. Le trio est tout simplement fou, le public est tout aussi fou, une énergie énorme se dégage des américains : ces derniers ont retourné Clisson. Chaque membre du trio donne tout ce qu’il a comme si leurs vies en dépendaient, le chanteur venant même à la fin du concert détruire une peau de batterie avec sa tête ! Le groupe est d’ailleurs très engagé, autant contre Donald Trump que contre les armes à feu, ou encore sur le respect mutuel de tous et la paix entre chacun, ce qui dénote totalement avec le bulldozer scénique qu’ils sont. Au niveau de la setlist, le groupe n’ayant sorti qu’un EP et un album studio, la setlist est donc forcément concentrée entre ces deux produits de la bande. 8 morceaux, allant de Burn It en intro jusqu’à Hunting Season, en passant par Made in America, Out of Control ou encore The Innocent, avec en bonus un break en milieu de setlist pour un solo mélangeant beatbox et batterie. De la première à la dernière seconde de leur présence sur la Mainstage 2, on assiste à une véritable tornade d’une quarantaine de minutes, avec une grosse communication avec le public, Jason Aalon Butler venant même plusieurs fois chanter debout sur la barrière de sécurité. Si le combo n’était peut-être pas très connu du grand public (bien que la fosse fût tout de même bien remplie), une chose est sûre, c’est qu’avec cette prestation, Fever 333 s’est fait une pub monstrueuse. Je m’en rends compte à la fin du concert et pendant toute la journée, bon nombre de festivaliers ayant été marqués au fer rouge par cette prestation. Aussi, beaucoup de groupes m’ont donné envie d’assister à leur prochain concert parisien. Toutefois, pour Fever 333, cela ne sera pas qu’une envie, mais presque une nécessité. Très grosse claque donc !

5 minutes après cette baffe, c’est Eisbrecher qui vient investir la Mainstage 1. Cela me pose un petit souci sur mon running order personnel, car les allemands étaient censés jouer le dimanche après-midi, ce qui me permettait d’aller voir Punish Yourself sous la Temple tranquillement. Néanmoins, du fait de l’annulation de Rival Sons, Eisbrecher et Punish Yourself se retrouvent à jouer en même temps. Je veux vraiment voir Eisbrecher, mais le combo toulousain est le tout premier groupe que j’ai vu en concert, alors que j’avais 12 ans, mais également le premier groupe dont j’ai acheté le t-shirt (bien avant d’avoir le classique t shirt de Metallica) : aussi, même si je ne suis plus de près l’actualité de la bande, ils ont une valeur sentimentale pour moi. Du coup, je vais couper la poire en deux, et faire une moitié de chaque groupe.

Moi, Alexx Wesselsky, Éric, Geoffrey et Alexandre

Eisbrecher commence donc son set de manière un peu surprenante : tout d’abord, Alexx Wesselsky, le frontman de la bande de metal industriel allemand, arrive sur scène en doudoune accompagnée de fourrure, malgré un mercure filtrant avec la trentaine de degrés. Ensuite, les allemands, qui ne sont pas vraiment connus pour venir jouer souvent en France (et c’est bien dommage !), commencent avec un de leurs titres phares, à savoir Verrückt. Choix surprenant, je pensais plutôt que ce morceau serait gardé pour la fin, mais tant mieux pour moi au vu de mon dilemme entre eux et Punish Yourself ! Le chanteur finit par enlever sa doudoune à la fin du titre, avant que le groupe enchaine avec le titre Phosphor. Monsieur Wesselsky communique beaucoup avec le public, et notons-le, dans un français très correct, avec un fort accent germanique tout de même, mais saluons l’effort ! J’assiste aux trois morceaux suivants, à savoir So Oder So, Fehler machen Leute et Himmel, Arsch und Zwirn, et même si les détracteurs du groupe pourraient considérer la formation comme une sorte de Rammstein moins puissant et sans la passion de la pyrotechnie, je passe quand même un très bon moment lors de ce concert autour d’un pichet de cidre avec mes voisins de tente. Toutefois, ma montre m’indique 15h30, et bien que j’accroche au fil des minutes de plus en plus à Eisbrecher, direction la Temple pour la fin du concert de Punish Yourself.

La Temple est quand même assez remplie, bien que pas pleine à craquer non plus. Tant mieux pour moi, j’arrive à me faufiler assez rapidement parmi la foule. Autant la bande est comme dans mes souvenirs, maquillés de la tête au pied avec des peintures fluos, un spectacle impressionnant pour les yeux flirtant parfois avec le malsain et le glauque, autant le son n’est malheureusement pas vraiment au rendez-vous. J’arrive vraisemblablement à la fin de Shiva Only is God, mais je n’en suis pas certain, etant donné que j’arrive lors des 10 dernières secondes de ce morceau (enfin je crois). Je reconnais les titres Zmeya et This is my Body – This is my Gasoline, ce qui me fait bien plaisir car j’ai laissé tourner pendant une bonne partie de mon début d’adolescence l’album Pink Panther Party. Les étincelles provenant des chocs entre disqueuses électriques et ceintures de metal portées par certains membres du groupe sont toujours efficaces, comme les tours de cracheurs de feu : The Incredible Punish Yourself Picture Show est toujours aussi efficace en live. Dommage que le son ne fût pas à la hauteur ! Rival Sons, je ne vous remercie pas d’avoir annulé et d’avoir contraint l’organisation du Hellfest à placer de ce fait Eisbrecher et Punish Yourself en même temps !

Photo souvenir devant la cathédrale

À la fin du concert des toulousains, je rejoins Éric, Alexandre et Geoffrey devant la Mainstage 2, histoire de me reposer un peu. On assiste donc de loin au concert de Böhse Onkelz, formation de hard rock allemande dont je n’avais jamais entendu parler jusqu’à présent. Sans faire offense au groupe, je n’accroche pas vraiment, et on en profite donc pour planifier un peu notre fin de journée. Toutefois, une bonne surprise nous attend : à quelques mètres de nous se trouve Alexx Wesselsky, qui, pour ceux qui l’auraient oublié, est le frontman d’Eisbrecher ! Nous discutons rapidement avec lui (il est désormais en petite veste en jean, beaucoup plus adaptée à la température sur place), il est très sympa, nous remercie d’avoir assisté à son concert (enfin, de moitié pour ma part), et prend le temps de faire quelques photos avec nous, et ce avec le sourire ! Après cette petite rencontre, je décide d’aller faire un petit tour sur l’entrée du festival, pour continuer mes emplettes et voir les différents stands qui sont installés sur place (pour n’en citer que quelques-uns, le stand de guitares ESP, le stand du magazine Rock Hard, celui de Dr. Martens ou encore celui de Sea Sherpherd pour ne citer qu’eux), ce qui me permet par la même occasion de faire une petite pause sonore et d’offrir un peu de répit à mes tympans.

Toutefois, le temps passe vite quand on s’amuse : il est déjà 17h45, et je décide de retourner derrière les murs de la cathédrale pour avoir une bonne place pour Eagles of Death Metal. Toutefois, un choix cornélien s’impose encore une fois, car ayant la double nationalité franco-portugaise et étant très attaché à mon pays d’origine, je ne peux pas louper Moonspell, un des rares groupes de metal portugais que je connaisse ; et encore, je ne les connais que de nom, donc cela serait dommage de ne pas les découvrir ! Mais, pour une raison qui m’échappe au moment où j’écris ces lignes, je décide d’aller voir le début du set d’EODM avant de voir la fin de celui des portugais et de revenir pour la fin d’EODM. Ceci n’a en effet aucun sens, car Moonspell joue jusqu’à 18h30 alors qu’EODM jusqu’à 18h50. Je ne me souviens toujours pas de la raison qui m’a poussé à faire ce choix au moment où j’écris ces lignes, mais elle devait être importante !

Eagle of Death metal @ Hellfest

18h donc, me voici devant la Mainstage 2 pour voir Jesse Hugues et sa bande, qui ne s’étaient plus produits en France depuis février 2016 et un concert en hommage aux personnes venant les applaudir et n’étant jamais sortis du Bataclan lors de cette dramatique nuit du 13 novembre 2015. Même si Jesse Hughes a pu tenir des propos polémiques sur cette tristement célèbre nuit, il semblerait que le public clissonnais lui ait pardonné, ou au moins qu’il ne lui en tienne pas rigueur, au vu du nombre de spectateurs présents et de la manière dont ils reprennent en chœur les morceaux des américains, comme I Only Want You, Don’t Speak (I Came to Make a Bang !), ou encore Anything ‘Cept the Truth. Jesse Hughes profite d’ailleurs d’être en France pour remercier son public français de le soutenir malgré toutes les épreuves, et se permettra même de descendre de la scène pour jouer au milieu du pit ! Cependant, je ne verrai pas cela, car juste après Complexity, cover de Boots Electric, autre formation du frontman, je me dirige vers l’Altar pour assister à la fin du set de Moonspell. J’ai tout juste le temps de voir la fin du morceau Todos os Santos, Alma Mater et Full Moon Madness, et ce fut une très bonne découverte. Déjà, dans un premier temps, c’est très sympa (pour moi) de voir un groupe de metal chanter sur certains morceaux en portugais. En outre, moi qui ne suis pas véritablement dans la veine gothique teintée de death et de black proposée par ces lusitaniens, je dois reconnaître que ce groupe a déclenché quelque chose en moi et a véritablement réussi à me transporter. L’interaction avec le public est présente, ce dernier est d’ailleurs visiblement conquis, et me voici avec un nouveau groupe sur ma liste d’écoute à venir ! En sortant de l’Altar, je passe m’acheter un petit casse-croute avant de subir une queue assez grande pour passer au point d’eau. Il est déjà alors 18h45 environ, et je décide finalement de retourner sur le camping retrouver mes chers voisins, et pour m’asseoir un peu sur une vraie chaise pour laisser un peu à mes jambes le temps de récupérer.

 

Def Leppard @ Hellfest

Cette petite pause s’étant au final un peu éternisée, nous repartons ensemble sur le site du festival pour voir Def Leppard. C’est toujours sympa de voir des légendes du hard-rock qui jouent encore après toutes ces décennies, et le public ne s’est pas trompé, cela commence à être noir de monde (bon, ne nous mentons pas non plus, Kiss arrive dans un peu plus de deux heures, c’est également une raison expliquant cela). Après Personal Jesus de Depeche Mode diffusé en fond sonore pour faire patienter les fans, le groupe lance les hostilités avec Rocket, suivi d’Animal et de Let It Go. Les musiciens sont en forme, prennent du plaisir et cela se voit. Nous passons un bon moment, le public est chaud, c’est festif, que demander de plus ? Eh bien un burger ! En effet, Geoffrey, qui s’était éclipsé, revient vers nous avec des burgers pour nous 4, la générosité toulousaine est une nouvelle fois prouvée (après les multiples boissons et apéros qu’ils m’ont offert) ! Je me rattraperai par la suite en payant cette fois ci de ma poche les boissons et un verre au futur concert de Rammstein, mais vraiment, mes voisins de tente sont des mecs en or. Revenons au concert : le combo continue de dérouler, ravissant les fans de la première heure et les nouveaux venus, et je suis en admiration sur ce que dégage le groupe et le niveau des musiciens (notamment de celui de Rick Allen, batteur de la formation qui, bien qu’amputé d’un bras, assure totalement derrière ses fûts adaptés à son handicap). Evidemment, nous avons droit à beaucoup de morceaux issus d’Hysteria, comme son titre éponyme, Love Bites, Armageddon It ou encore Pour Some Sugar on Me (qui a été reprise par Steel Panther lors de son dernier passage parisien), mais également quelques titres issus de l’album High‘n’Dry, comme Let It Go, Bringin’ on the HeartBreak et Switch 625. En outre, les albums Pyromania, Arenalize, Last Action Hero sont également représentés avec un ou deux morceaux issus de ces albums, tout comme la compilation Vault, représentée avec le morceau When Love and Hate Collide. Le show se conclut au bout d’une heure et quart avec le très bon Photograph, issu de Pyromania donc, et le groupe vient remercier le public clissonnais, qui le lui rend bien. Un bon moment passé en compagnie des anglais, thanks misters !

ZZ Top @ Hellfest

ZZ Top va arriver sur la Mainstage 2, et étant bien placés (à peu prés au milieu des deux Mainstages, sur une légére butte surélevée), nous décidons donc de rester pour sécuriser notre place pour Kiss (hormis pour Alexandre, qui va se faire un petit enchainement tout ce qu’il y a de plus maléfique entre Dark Tranquility, Cradle of Filth et Bloodbath). Toutefois, je décide de lâcher mes compagnons pour une poignée de minutes afin d’aller aux toilettes. Pourquoi j’écris cela ? Tout simplement car la queue pour accéder aux toilettes au fond de la Mainstage 2 était immense. Jusque-là, ce n’est pas vraiment marquant, de toutes façons, au vu de l’affluence, il y a toujours la queue partout, mais deux choses m’ont marquées pendant ce trajet : la première, c’est que la queue était tellement énorme qu’un homme se faisait porter par la foule pour arriver plus vite aux urinoirs. Brillante technique, à utiliser la prochaine fois que vous allez à la Poste (résultats non garantis) ! La seconde, c’est qu’au moment ou ce fût enfin mon tour, je tombe sur un patch à coudre à l’effigie de Manowar, qui a vraisemblablement été arraché par un fan et qui se trouve dans l’urinoir ! Comme quoi, Manowar a vraiment écorché son image avec leur non prestation, et même si beaucoup de festivaliers en rigolent, je ne peux qu’imaginer la rage et le dégout de celles et ceux étant venus spécialement pour eux.

ZZ Top @ Hellfest

ZZ Top a déjà eu le temps de jouer deux morceaux lors de mon retour sur notre spot. J’arrive donc au milieu de Waintin’ for the Bus, qui sera suivi de Jesus Just Left Chicago. Les Texans effectuent actuellement une tournée célébrant les 50 (!) ans du groupe. Les titres passent, Gimme All Your Lovin’, Pearl Necklace, I’m Bad, I’m Nationwide… mais plus cela avance, plus je me lasse. Attention, j’ai un respect monumental pour le gang de Houston, pour sa longévité, pour tout ce qu’il a apporté au rock et, plus simplement, pour sa carrière. Je suis content de les avoir vu une fois mais, je ne sais pas, je trouve le temps long. Il n’y a pas ou très peu de communication avec le public, et beaucoup de spectateurs sont assis en écoutant ça d’une oreille assez distraite. C’est peut-être un comportement de petit con pourri gâté, mais je n’arrive pas vraiment à rentrer dedans. Un peu comme si je regardais un grand classique du cinéma avec des personnages se battant avec des sabres lasers sur différentes planètes (pour ne pas citer de nom, mais tout le monde aura compris) : je respecte, je comprends que beaucoup de gens vénèrent cela, je conçois la pierre angulaire que c’est dans le développement de son domaine, mais je n’arrive pas à rentrer dedans. En même temps, je ne m’attendais pas à un show à la Machine Head, mais je ne sais pas, j’ai trouvé le concert un peu mou. Pour dire, si La Grange avait été jouée dans les premiers morceaux (qui a été jouée en avant dernière place, avant Tush), je serais sûrement parti voir un peu du set de The Adicts sur la Warzone. En résumé, je suis content de les avoir vus une fois et, bien que je sois totalement conscient de leur statut de légende du rock, ce n’est cependant pas dit que j’aille les revoir.

Ça va être chiant de tout nettoyer

Après un petit interlude, et alors que la nuit est définitivement tombée sur Clisson, l’excitation commence à monter sur les terres clissonnaises. 6 ans jour pour jour après son dernier passage au Hellfest, Kiss est de retour, pour ce qui sera normalement sa dernière date en France. Rock and Roll de Led Zeppelin dans les enceintes, et voilà que le backdrop tombe sur les coups de 23h40. Kiss est sur les planches, et compte bien le faire savoir ! Les New-Yorkais commencent avec Detroit Rock City (coucou Clisson Rock City), et on s’en prend déjà plein les yeux et les oreilles. Pyrotechnie, lasers, light show, scénographie… Nous avons droit à un vrai show à l’américaine, tout est réglé au millimètre, aucune place au hasard. Shout It Out Loud vient suivre, avant Deuce et Say Yeah. Le groupe vient piocher un peu partout dans sa discographie, et vient nous proposer une sorte de best of de cette dernière. Toutefois, lors d’énormément de morceaux, des surprises nous attendent : Gene Simmons venant jouer les cracheurs de feu lors de War Machine, un énorme solo de batterie de la part d’Eric Singer lors de 100 000 Years (avec une batterie venant monter à bien 5 mètres de haut, et ce durant le solo), un autre solo de guitare de la part de Tommy Thayer lors de Cold Gin, puis un

Le grand final

solo de basse lors de God of Thunder,  ou encore un duo puis un trio de solo de Paul Stanley, Gene et Tommy lors de Let Me Go, Rock’n’roll. Néanmoins, ce n’est pas fini : on a droit à une traversée en tyrolienne de la foule par Paul Stanley pendant le titre Love Gun, venant se placer au-dessus de la tour de contrôle placée au centre de la fosse pour venir finir le morceau avant d’enchainer sur le légendaire I Was Made For Loving You. Après Black Diamond suivant ce morceau mythique, le groupe se retire, et revient pour un rappel. Nous avons droit à une interprétation de Beth par Eric Singer au piano, avant un Crazy Crazy Night puis un final grandiose plein de lasers, d’explosions et de flammes sur le seul et l’unique Rock and Roll All Night. Paul Stanley vient alors exploser sa guitare sur les planches, tenant le manche et le corps de celle-ci dans chaque main, pendant que Tommy et Gene sont sur des plateformes surélevées ce qui nous permet de voir ce dernier, toujours avec la langue bien pendue, avec du faux sang partout

Et une guitare de moins !

sur le bas du visage et sur le torse, lors d’un final grandiose. Confettis en masse viennent se rajouter aux diverses explosions, avant un énorme feu d’artifice démarrant derrière les Mainstages, alors que les écrans se voient décorés d’une inscription « Kiss Loves You Hellfest ». Une véritable claque, tant visuelle que sonore, mais nous n’en attendions pas moins de Kiss. Alors bravo les gars, à vous la retraite bien méritée !

Il est déjà une heure du matin, et un nouveau choix difficile s’offre à moi. Première option, aller dormir. Bien que je sois plutôt un couche-tard et un lève tard (comme dirait Orelsan, « l’avenir appartient à ceux qui se lèvent à l’heure où je me couche »), il faut que je me repose un peu, car la journée du dimanche est celle qui me fait le plus rêver en termes d’affiche. Deuxième option, aller voir Le Bal des Enragés sur la Warzone, ce qui me tente pas mal, mais cela signifie une petite marche, et mes pieds sont en compote. Troisième option, rester sur place pour assister au set d’Architects sur la Mainstage 2. Le compromis entre concert et repos me tente bien : je choisis donc cette ultime option, motivé il est vrai par Eric et Geoffrey, grands fans du metalcore des anglais. Bien que le metalcore ne soit pas vraiment ma tasse de thé, j’ai bien fait de rester. Le show d’Architects était tout simplement énorme. Je ne connaissais absolument rien du groupe, si ce n’est le nom. En outre, j’en avais écouté qu’un seul de leurs titres sur une plateforme de streaming musical, et je n’avais pas accroché. Eh bien, même si Fever 333 fut, selon moi, un des tous meilleurs concerts auquel j’ai pu assister au Hellfest, cela serait mentir que de dire que je n’ai pas classé la bande de Brighton dans cette liste.

Noir et blanc pour Architechs

Un set ultra pro, des musiciens fous sur scène, des pogos, circles pits et walls of death comme si l’on était un vendredi à 15 heures, des écrans diffusant le groupe en noir et blanc pour transmettre une ambiance indescriptible mais nous prenant aux tripes, Architects dégage un je ne sais quoi sur scène qui fait immédiatement adhérer au groupe. En outre, il faut saluer les différentes prises de paroles régulières du frontman Sam Carter, habillé en costume comme s’il sortait du boulot, venant prôner des valeurs de paix, de respect mutuel (un peu comme Fever 333), mais également une phrase qui m’a beaucoup touché à titre personnel dont l’idée était la suivante : « Nous tenons à vous remercier, chacun d’entre vous, d’être ici ce soir. Pas spécialement pour nous voir, mais d’être là. Nous savons que vous travaillez dur pendant l’année pour pouvoir vous offrir des places de concert et de festival, ce qui nous permet de pouvoir vivre de notre passion et de jouer devant vous. Si nous sommes là, c’est grâce à vous, aux efforts que vous faites chaque jour, et nous vous en sommes éternellement reconnaissants. Merci à tous ». Cette phrase m’a vraiment touché, car il est rare qu’un groupe prenne la parole sur ce sujet-là, et cette dernière est véridique pour une écrasante majorité des festivaliers, majorité dont je fais partie. Le groupe continue son set, avec une interaction folle avec le public, une énergie débordante et une réelle envie de faire passer aux spectateurs une fin de soirée grandiose. Architects vient alors finir son set vers 2h20 avec Doomsday, en remerciant une nouvelle fois son public et en nous souhaitant une très bonne fin de festival. Geoffrey et Eric me disent alors que le groupe, bien que très bon en studio, prend une autre dimension en live. Je ne peux que confirmer leurs propos, et il n’est clairement pas impossible que je passe outre mes gouts musicaux pour revoir Architects sur scène prochainement. Ces derniers ont véritablement fait très fort cette nuit, et il suffit de tendre l’oreille sur le chemin du retour pour avoir confirmation que je ne suis pas le seul à avoir été mis, pardonnez-moi du terme, sur le cul par ces anglais. Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin, et il est temps de retourner au camping (sans passer cette fois-ci par la FüryTent ou la PartyTent) pour aller dormir un peu. Un dernier petit verre avec les copains toulousains autour de discussions sur nos différents métiers et études et sur le sport, mais demain c’est 100% thrash sur la Mainstage 2, autant dire qu’il faut être en forme, alors, au lit !

 

Chapitre 4 : Hellfest Jour 3 – Dimanche // Haut de page

C’est déjà le dernier jour de festivités à Clisson, mais cela ne sera certainement pas le plus mou : avec une affiche 100% thrash sur la Mainstage 2, je sais que je vais en prendre plein les yeux, plein les oreilles et plein partout dans les différents pits ! Toutefois, la fatigue s’étant accumulée, je ne me réveille qu’aux alentours de midi. Je loupe donc, à mon grand regret, Alien Weaponry et Insanity Alert, deux groupes que j’aurais bien aimé découvrir sur scène. Mais pas le temps de se lamenter, car il y a Municipal Waste qui va venir répandre son crossover sur la Mainstage 2.

Municipal Waste @ Hellfest

D’ailleurs, moi qui ai toujours vu des logos de ce groupe un peu partout, je suis surpris d’apprendre que ce groupe a commencé d’exister au début du 3ème millénaire, alors que je pensais que les américains existaient depuis le milieu des années 80. Enfin, peu importe, j’arrive en milieu-fin de set après avoir passé la longue file d’attente donnant accès à la zone de concert (elle était en effet assez importante par rapport à l’horaire matinal). J’assiste donc aux trois derniers morceaux, à savoir Unleash the Bastards, Born to Party et Slime & Punishment, et je maudis la queue pour entrer : c’est diablement efficace en live, et les circles pits et pogos sont déjà très imposants. C’est un joyeux bordel, ça part dans tous les sens, Tony Foresta vient souvent haranguer la foule, la journée 100% thrash est véritablement lancée, et ce ne sont pas les températures assez chaudes (selon la météo, on dépasse les 31 degrés) qui va empêcher cette journée d’être folle furieuse !

Death Angel @ Hellfest

Mon début de journée ressemble d’ailleurs assez à celle d’hier : après un très bon concert en ouverture, je m’éclipse à la fin de ce dernier pour aller faire un peu de toilette, avant de prendre un petit coup et de revenir sur la zone de concert, mais cette fois-ci je traine beaucoup trop, ce qui me fait rater quasi intégralement Death Angel. En effet, je ne peux assister uniquement qu’au titre de clôture, à savoir Humanicide. Je suis quand même un peu énervé contre moi-même, car un de mes meilleurs amis, grand fan du groupe, me l’avait vivement conseillé, et en un seul morceau, la formation m’a totalement convaincue. Cela sera pour une prochaine fois donc, sans faute ! C’est Trivium qui succèdera sur la Mainstage 2 à la bande venant de San Francisco, et au vu de mon amour pour Trivium, hors de question que je loupe la moindre minute cette fois-ci. Pendant la petite heure d’attente, je décide d’aller marcher un peu en direction de la Warzone, afin de passer à table et de profiter un peu de cette zone que je n’ai quasiment pas explorée jusqu’à présent. Je prends une petite photo en face de la majestueuse statue de feu Lemmy Kilmister, me balade tranquillement, en passant prendre un petit verre de muscadet au passage. Ceci étant fait, je retrouve mes voisins de tente devant la Maistange 2, 10 minutes avant que Trivium ne commence. Des types de la sécurité aspergent un peu la foule avec des tuyaux de pompiers, il fait de plus en plus chaud, c’est bien vu de leur part !

Trivium @ Hellfest

Trivium arrive sur les planches à l’heure. C’est la quatrième fois que je vois la formation d’Orlando depuis 2016, respectivement au Download Paris 2016, au Cabaret Sauvage en 2017, au Bataclan l’an dernier (dont le report se trouve ici : http://www.trexsound.com/2018/04/live-report-trivium-au-bataclan-paris-2-2/) et donc au Hellfest 2019). Etant un grand fan du groupe, je suis ravi de les avoir vu autant de fois en si peu de temps. La bande commence avec The Sin and the Sentence, titre ouvrant leur dernier album du même nom. Matt Heafy a la langue toujours aussi bien pendue, et chaque membre du groupe est toujours aussi expressif. C’est déjà de la folie dans la fosse, comme à chaque concert de la bande, et ce n’est que le début. Beyond Oblivion et Sever the Hand suivent, afin de faire commencer le set par 3 morceaux du dernier album du groupe. Comme à l’accoutumée, il y a un vrai échange entre Trivium et son public, et je pense sincèrement que Trivium peut être amené, à moyen terme, à devenir une tête d’affiche régulière de festivals lorsque les machines de guerre que sont des Metallica, AC/DC ou encore des Iron Maiden et compagnie auront pris leur retraite. Premier morceau issu d’un autre album que The Sin and the Sentence, c’est Until the World Goes Cold qui vient prendre la suite, avant un

Trivium @ Hellfest

Down From the Sky tout en maitrise. Matt Heafy s’amuse d’un slammer en chaise roulante, et à ce propos, je n’ai jamais vu autant de slams durant un même concert de ma vie. Cela défile constamment, sans jamais ralentir ou continuer, toutes les 10 à 15 secondes je me retrouve avec une personne au-dessus de moi. Cela arrive comme des vagues constantes, et en me retournant, j’ai vraiment la vision des corps portés venant de partout et tout le temps, c’est très impressionnant ! Toutefois, bien que je n’aie aucun problème avec ça (je me ferais moi-même porter sur In Waves comme à chaque concert de la bande), je trouve un peu lourd d’avoir 5 ou 6 fois le même mec au-dessus de moi. Ok, slammer une fois ou deux, pas de problème, mais il ne faut pas abuser non plus : pour les personnes en dessous, ça fait quand même un peu chier de devoir porter plusieurs fois la même personne ne faisant aucun effort pour avancer, et pesant son poids. Enfin, c’était mon petit coup de gueule, revenons-en au concert. Vient alors un quatrième extrait de The Sin and the Sentence, à savoir The Heart From Your Hate, avant un de mes morceaux favoris, à savoir Strife, et son énorme circle pit dans lequel je fonce tourner. La sono diffuse alors pour conclure Capsizing the Sea, qui annonce, comme tout bon fan de Trivium sait, le monstrueux

Trivium @ Hellfest

In Waves, qui, à la fin de son intro, arrive à combiner pogos, wall of death, explosion d’une foule préalablement accroupie et fin de concert magistrale. Encore une fois, Trivium nous a régalé, mais personnellement, gros point noir sur la setlist, trop concentrée sur le dernier album (un titre sur deux, quand même), et surtout amputée de Pull Harder the Strings of your Martyr, classique absolu du groupe, et j’ai du mal à comprendre comment ou pourquoi il a pu passer à la trappe. Cela serait comme si Metallica ne jouait pas Master of Puppets lors d’un de ses concerts. J’imagine que c’est en raison du temps réduit dont le groupe a disposé, mais faire sauter un morceau comme Sever the Hand ou Until the World Goes Down et les remplacer par Betrayer (de The Sin and the Sentence) et par Pull Harder n’aurait pas fait tâche, et personne ne s’en saurait plaint ! Enfin, un bon concert qui aurait pu être rendu bien meilleur avec une setlist plus adaptée, mais quand on voit l’ambiance qu’à mis Trivium avec une setlist moyenne et un temps de jeu réduit, nul doute qu’ils vont bel et bien être amenés à squatter plus haut dans les affiches des plus gros festivals d’ici peu.

C’est au tour de Clutch de venir s’occuper de la Mainstage 1 mais, commençant à vraiment être physiquement épuisé de ce périple clissonnais (4 jours, avec le peu de sommeil par nuit, cela tape sur l’organisme), je décide d’aller dans la forêt du muscadet afin de m’assoupir un peu pour pouvoir reprendre des forces. Ceci fait, je retourne devant la Mainstage 2 pour voir Testament, non sans avoir pris une bonne douche fraiche sous le mur d’eau. Et, une chose est claire, c’est que j’ai bien fait de me reposer : Testament est vraiment

Testament @ Hellfest

enragé, et compte bien le faire savoir ! Nous avons droit à un set assez hétéroclite entre les différents albums de la bande, avec toutefois l’album The New Order un peu plus représenté que les autres. Brotherhood of the Snake, The Pale King, More Than Meets the Eye, Practice What you Preach, The New Order, chaque morceau rend le pit un peu plus fou. Ce dernier deviendra monstrueux ed violence lors d’Into the Pit et Over the Wall, titres précédés d’Electric Crown, qui sera suivi d’un happy birthday géant chanté par l’ensemble des fans en l’honneur du frontman Chuck Billy, qui fête ses 57 ans en ce 23 juin. Ce dernier d’ailleurs une véritable passion pour le air guitar : à chaque fois qu’il ne chante pas, c’est parti pour une démonstration avec le pied de son micro ! Aussi, on dit souvent que le temps passe vite quand on s’amuse, et effectivement, nous sommes déjà à la fin du concert, conclu par les très bon Disciples of the Watch et The Formation of Damnation, sur lequel la fosse donne ses dernières forces. Les remerciements habituels suivent, avec une grosse distribution de médiators et de baguettes, avant une petite photo finale. Testament à fait forte impression en cette après-midi, et est, pour moi, le meilleur concert de la journée jusqu’à présent (alors que Dieu sait mon amour pour Trivium). Merci les gars !

Yann Heurtaux (Mass Hysteria) et moi

Regardant mon téléphone à la fin du concert, je remarque que celui-ci est dans le rouge niveau batterie. Heureusement, un stand de prêt de batteries externes se trouve à l’entrée du camping. Moyennant une caution de 20 euros prélevée sur notre compte cashless, on peut repartir avec une petite batterie pour aider à tenir la route. Brillante idée donc, mais moins sympa, l’énorme queue pour s’en procurer une. Entre le temps pour faire le trajet Mainstage 2 – camping, l’attente à la queue, et accéder au service, cela me prend bien 30 minutes. De ce fait, non seulement je loupe Stone Temple Pilots, mais également une activité très sympa sur le camping organisée par une célèbre marque de Pastis (avec babyfoot, goodies a gogo et dégustations). Toutefois, je me rattrape en pouvant obtenir, après une longue file d’attente, une petite dédicace de Gary Holt, guitariste de Slayer, présent au sein du stand ESP et, chance, je rencontre également Yann Heurtaux, guitariste de Mass Hysteria, avec qui je discute rapidement et prends une petite photo. Cependant, cela à un prix : le temps de revenir sur le site du festival, Anthrax, l’un des 4 représentants du célèbre big four of thrash, a déjà bien entamé son set. J’arrive donc devant les New Yorkais à l’entame de I Am The Law, et les américains semblent être en pleine forme. Les musiciens occupent la scène de long en large, Scott Ian, guitarise rythmique de la bande, headbanguant de manière quasi continuelle. Sur ce morceau, Joey Belladonna vient emprunter l’appareil photo d’un photographe sur le bord de la scène afin de venir filmer lui-même la foule, qui apparait en gros plan sur les écrans. Image très sympa ! Après cela, c’est Now It’s Dark, issu de State of Euphoria, qui vient suivre, avant le très bon In the End et, alors que Scott Ian vienne consacrer le Hellfest comme le meilleur festival du monde, lance l’introuction d’Antisocial, reprise de Trust que tout le monde a déjà entendu au moins une fois dans sa vie, et évidemment reprise en chœur par les clissonnais pour un weekend. C’est tout sauf une surprise, mais c’est toujours très cool à chanter ! Le groupe vient alors rendre les armes après Indians, et après ce très bon set (enfin, cette très bonne moitié pour moi), à des années lumières en termes de qualité et d’énergie scénique de leur passage au Download 2016 (oui, beaucoup de groupes que j’ai vu cette année étaient présents au Download parisien de 2016), il va falloir guetter de plus près les prochains passages du groupe en France !

Phil H. Anselmo & the Illegals @ Hellfest

La fatigue commence toutefois à se faire de plus en plus importante. Bien qu’ayant fait de nombreuses pauses, je me dis que vraiment, 3 jours c’est idéal, mais 4 jours, c’est un peu beaucoup, surtout quand on aime rentrer souvent dans le pit comme moi. Je passe rapidement sous la Valley pour voir un peu de ce bon vieux Phil Anselmo, accompagné de The Illegals, pour un set apparemment 100% Pantera. Je trouve le son vraiment brouillon et mauvais, cela me bousille les tympans, et au bout de deux morceaux et demi, je reçois un message de mes nouveaux amis toulousains me proposant de diner en face de Lynryd Skynyrd. N’ayant pas entendu de Pantera, j’accepte leur proposition et les rejoins sur la petite butte que l’on avait trouvée pour assister à Kiss hier soir, afin d’assister au concert des légendes du rock. Grosse erreur, c’est justement à la fin de ce troisième morceau que le set reprenant les classiques de Pantera commencera ! Mais bon, je ne le saurais qu’après, donc pas de regret sur le moment, le son étant vraiment trop élevé pour mes petits tympans fragiles. Tant pis !

Revenons-en à Lynryd Skynyrd, qui passe certainement pour la dernière fois à Clisson et en France par la même occasion. Plutôt un collectif qu’un véritable groupe d’ailleurs, au vu des multiples musiciens présents sur les planches de la Mainstage 1. Le concert est assez sympa, rempli d’énergie positive, mais n’étant pas un grand connaisseur du groupe et regardant ça d’un œil autour d’un bon burger et d’un pichet de cidre partagé avec mes voisins toulousains, j’y prête une attention toute relative. Petite image sympa toutefois, lors d’un morceau du combo, le chanteur laisse sa place à un mash-up diffusé sur l’écran géant laissant apparaitre différents membres décédés du groupe, mash-up les faisant chanter. Belle image ! Evidemment, le groupe finit sur les mythiques Sweet Home Alabama et Free Bird (ce dernier servant de rappel), qui sont repris par Clisson tout entier et qui font leur petit effet. Une ambiance très sympa pour finir le diner et se préparer pour Lamb of God.

Lamb Of God @ Hellfest

Mark Morton et sa bandent arrivent sur Omerta, et une grosse claque est en cours de chargement. Le groupe a visiblement envie d’en découdre, comme si la fosse avait insulté tout l’arbre généalogique de la bande sur trois générations ! Ruin pour suivre, avant la grosse déflagration Walk With Me in Hell, que j’aurais attendu un peu plus tard dans la setlist. Le groupe maitrise son sujet, comme le montre Now You’ve Got Something to Die For, venant voir le tatoué Randy Blythe, frontman de la bande, venir directement au contact de la fosse. C’est 512 qui vient prendre le relai, dédicacé à Lynryd Skynyrd et à Gojira, et qui amène une violence inouie dans le pit. D’autres parpaings nous seront servis, avec Engage the Fear Machine, Blacken the Cursed Sun, Hourglass et Descending. Première fois que je vois le combo sur scène, et je me promets que cela ne sera pas la dernière fois. Mes jambes n’en peuvent plus, il ne faut pas prévoir un concert comme ça en fin de festival, eh le Hellfest, soyez sympas et mettez des shows comme ça plus tôt dans le weekend pour que tout le monde puisse venir se fracasser ! Blague à part, vient un moment plus tranquille avec Still Echoes, amenant un peu de repos bienvenu pour tout le monde. Vient alors le temps d’une nouvelle dédicace, pour Slayer cette fois-ci (avec qui nous avons rendez-vous une centaine de minutes plus tard). Les deux groupes étant proches et tournant régulièrement ensemble (Lamb Of God les accompagne d’ailleurs lors de la tournée d’adieu des légendes du thrash), cela ne surprend guère, et cette dédicace vient introduire le titre Laid to Rest, qui vient puiser dans le peu d’énergie qu’il reste au public, qui le donne volontiers en circle pits et pogos intenses et immenses. Le très bon Redneck pour venir finir de détruire ce qu’il restait à détruire de la fosse, et le groupe conclut son excellente prestation du soir. Désolé Testament, mais Lamb of God vous a volé le titre de meilleur show de la journée à mes yeux !

Slash ft. Myles Kennedy & the Conspirators

Tout juste le temps de souffler un peu que Slash, accompagné de Myles Kennedy and the Conspirators arrive sur la Mainstage 1. Slash, bien que visiblement heureux d’être ici, semble toutefois fatigué physiquement. Sûrement le poids des années. Quoi qu’il en soit, nous avons droit à The Call of the Wild et Halo en guise d’apéritif, avant Standing in the Sun pendant que la nuit commence à tomber une dernière fois sur la cuvée 2019 du Hellfest. Les musiciens connaissent bien leurs gammes, c’est propre, le son est très bon, tout comme le light show, et on peut apercevoir la collection impressionnante de poupées, peluches et autres figurines placées sur les différents amplis de la bande. Back From Cali, issue du premier album solo de Slash, se voit suivi de My Antidote et de Serve You Right, avant Boulevard of Broken Hearts, Mind Your Manners ainsi que Driving Rain, tous issus du dernier album de Slash featuring Myles Kennedy and the Conspirators, à savoir Living the Dream et venant conclure les titres issus de cet album joués ce soir. Un peu fatigué, je me déplace vers l’espace au milieu des deux Mainstages, juste devant les tours de contrôle, et ce petit spot me permet de m’assoir tout en voyant bien les écrans géants (bon, pas la scène non plus, cela serait trop beau). Cependant, je me fais relever immédiatement lorsque les premières notes de Doctor Alibi résonnent, dont le chant sera assuré ici par Todd Kerns, bassiste du combo (forcément, il aurait été difficile de faire venir Lemmy Kilmister, comme sur la version studio). Néanmoins, je trouve que la mayonnaise prend et que le rendu final est très bon. You’re a Lie, repris par les fans, amène dans son sillage Nightrain, seule et unique reprise des Guns N’ Roses de la soirée. C’est alors à l’un de mes morceaux favoris sur lequel le guitariste au haut de forme ait, de près ou de loin, participé, à savoir Anastasia. Malheureusement, Salsh devait penser à autre chose lors de l’introduction : ce dernier rate totalement le solo d’intro, et cela s’entend ! Cela aurait été sur un autre morceau, je n’y aurais prêté qu’une attention relative, mais là, cela me fait vraiment un petit pincement au cœur. La conclusion du concert vient alors avec World on Fire, qui sera prétexte à différents soli de la part des différents musiciens présents. Un bon concert dans l’ensemble donc, mais ce massacre sur Anastasia vient me laisser une impression mitigée, teintée de mauvaise foi néanmoins.

Slayer @ Hellfest

Enfin, le dernier concert de Slayer en France. Je ne les ai avais vu qu’une fois auparavant, au Zénith de Paris lors de l’European Carnage Tour en 2011, où ces derniers étaient accompagnés de Megadeth et de Zuul FX pour ce qui était l’un des premiers concerts auxquels j’ai assisté. Je suis donc très excité à l’idée de me prendre une dernière baffe par les américains, et je ne suis pas le seul : la fosse est extrêmement remplie, et j’ai du mal à me faufiler vers le milieu de cette dernière. Je finis toutefois par y arriver, juste à temps pour l’entrée de Tom Araya et ses petits potes. Ces derniers débutent leur set avec l’énervé Repentless, suivi de Evil Has No Boundaries. Cela tape fort, aussi bien sur les fûts que dans la fosse, à tel point qu’une partie des spectateurs présents reculent déjà pour éviter de se faire rentrer dans le pit. C’est World Painted Blood qui prend la relève, avant Postmortem et Hate Worldwide. Les musiciens tout comme la fosse sont déchainés, et d’après les petites discussions entendues ici et là entre les titres, ce show est diamétralement opposé à celui de l’édition 2017 en termes de puissance et d’énergie. Les premières notes de War Ensemble résonnent alors à Clisson, premier extrait de Seasons in the Abyss, qui est à titre personnel mon album favori de la bande. La scénographie est véritablement énorme, remplie de murs de flammes, de jets de flammes, e projections de flammes (enfin il y a des flammes sans discontinuer quoi, mais elles ont un aspect assez impressionnant), tout comme le light-show, faisant ressentir toute l’ambiance malsaine propre à Slayer. Gemini,

Slayer @ Hellfest

Disciple, Mandatory Suicide, Chemical Warfare, nous avons droit à une très bonne setlist de la part des américains. Dernier concert en France de Slayer ? Dernier gros concert pour beaucoup de cette édition 2019 ? Regain d’énergie grâce à la musique du groupe ? Cela doit être un peu des trois, mais je suis vraiment impressionné par la fosse, au sein de laquelle l’ambiance ne retombe jamais, et je finis par aller moi-même dans le pit lors du morceau Payback, alors que mes forces sont au plus bas après ces 4 jours de pur bonheur. Quelques petites paroles rapides de Tom Araya, Gary Holt une nouvelle fois vêtu de son t shirt Kill The Kardashian, Paul Bostaph faisant le taf comme il faut et Kerry King venant défier Scott Ian dans le concours du plus grand headbang continu de la jounée, les musiciens ont vraiment l’intention de marquer au fer rouge le sol clissonnais. Le morceau Born of Fire vient prouver une nouvelle fois que Slayer n’en a pas fini avec la pyrotechnie ce soir, avant mon morceau favori de la bande, Seasons in the Abyss. Certes, ce n’est pas le morceau le plus thrash du groupe, mais il fait résonner quelque chose en moi, avec son rythme plus lent, son intro dérangeante et un presque mystique, son chant plus calme mais en même temps pénétrant mon esprit comme peu d’autres… Je profite donc à fond de ce titre, ouvrant la voie à la crème de la crème de la discographie du groupe : Hell Awaits, South of Heaven, Raining Blood, pendant lequel tomberont les seules et uniques gouttes de pluie de ces 4 jours, comme par magie noire. Cela tombe bien, car c’est Black Magic qui prend la suite, avant un final furieux qui vient retourner une dernière fois la Mainstage 2 avec Dead Skin Mask et évidemment, le seul et l’unique, Angel of

Slayer @ Hellfest

Death, très bien interprétée par Paul Bostaph (même si ce n’est pas Monsieur Dave « je suis le roi de la double pédale » Lombardo) venant mettre un point final à un show dantesque, qui sera conclu, comme pour Kiss hier, avec un énorme feu d’artifice. Distribution de médiators et de baguettes à gogo, Kerry King, entouré de la bande, tenant sa Flying V fièrement devant le public pour une ultime photo avant les quelques mots de remerciement de Monsieur Araya. Ce dernier, visiblement ému, remercie ses fans français pour toutes ses années passées, et prononce un « I will miss you guys », pas très fort mais suffisamment pour que tout le monde l’entende, et je ressens par cette manœuvre la sensibilité du bonhomme. Un très grand show pour ce qui devrait être la dernière venue de Slayer en France donc. Toutefois, on a déjà de multiples exemples de tournées d’adieu de groupes qui, pour raisons X ou Y, reviennent assez rapidement par la suite (coucou Ozzy Osbourne), alors ne perdons pas espoir de les revoir un jour. Cependant, s’il s’avère qu’effectivement, c’était bel et bien l’ultime passage des américains sur nos terres franchouillardes, je serais heureux d’avoir été de la fête. Alors, bon vent Slayer, et merci pour tout !

Quelques minutes après, c’est au tour de la troisième et dernière tête d’affiche de la Mainstage 1, à savoir Tool, qui ne s’est pas produit en France depuis une grosse dizaine d’années. La foule est toutefois nettement plus clairsemée, je trouve ça assez étrange pour une tête d’affiche, mais c’est vrai que le metal progressif très planant et envoutant du groupe peut ne pas plaire à tout le monde. Personnellement, je connais essentiellement l’album Lateralus, dont le morceau éponyme m’avait servi à effectuer mon TPE au lycée sur le nombre d’or, avec un de mes meilleurs amis qui me tuerait si je ne profitais pas de ma présence au Hellfest pour voir Tool. Ces derniers commencent donc leur set avec Ænima, issu de l’album du même nom, dans une ambiance presque intimiste. La scène est assez obscure, mais le light show à base de lasers de verts, mauves, bleus ou orange pénètrent une très grande partie de la fosse, avec de multiples variations d’intensité. Le groupe nous livre ensuite The Pot, Parabol et Parabola, et on peut remarquer que les écrans, qui ont permis durant tout le festival de voir les artistes de très loin, ne sont cette fois-ci pas actifs. Enfin, évidemment qu’ils sont actifs, mais ils ne diffusent pas les musiciens, mais plutôt des successions de microfilms s’accordant plus ou moins bien avec les morceaux. Parfois, ils nous font croire qu’on est s

Un show aussi bien auditif que visuel

ous un trip sévère, parfois nous avons des images dérangeantes, comme celle d’une sorte de parasite venant se greffer sous la peau d’une personne sans visage, celui-ci vraisemblablement sur le morceau Schism (qui a été précédé de Descending). Pourquoi vraisemblablement ? Car je ne suis pas un grand connaisseur du groupe, que mes souvenirs sont un peu lointains déjà, et que les morceaux sont tellement particuliers : ceux-ci s’enchainant quasiment sans aucune pause. J’ai même parfois l’impression que c’est un seul et unique morceau d’une heure et demie ! Chose plutôt rare à signaler, Maynard James Keenan, chanteur de la formation, chante légèrement en retrait des autres musiciens, quasiment à côté de la batterie, et nous ne voyons que sa silhouette surplombée d’une crête iroquoise pendant quasiment l’intégralité du concert. Cette musique me transporte par moments, mais me laisse assez indifférents à d’autres moments, comme si c’était, une fois encore, une bande son continuelle, sans vouloir faire offense à Tool, pour qui j’ai un respect immense. Lors de ces moments un peu d’indifférence, j’en profite pour m’assoir et me rouler une cigarette. Toutefois, ayant perdu mon feu lors d’un slam pendant le show de Trivium, je demande un briquet à mon voisin de concert, assis également. Ce dernier, plutôt que de me prêter son briquet, me propose si je ne veux pas fumer un cigare avec lui, chose qui me surprend mais que j’accepte volontiers. Fumer un cigare, assis, en fermant les yeux et avec Tool dans les oreilles, le moment d’indifférence se transforme vite en moment lunaire ou je m’évade complètement, aidé il est vrai par la micro brise venant rafraichir le site. Je suis assez vite sorti de cet état par Éric, m’envoyant un message pour me dire que j’aurais pu prévenir avant de quitter le site. Bizarre, je ne comprends pas, je lui dis que je suis devant Tool, mais plus de réponse. Je m’en occuperai plus tard. Les morceaux continuent de défiler sans que j’y fasse très attention, préférant me concentrer sur tous les effets de son et lumière proposée par le groupe, et le concert touche alors à sa fin beaucoup plus rapidement que ce que je pensais (mais effectivement, il est bel et bien 2h du matin) avec Stinkfist, qui nous permet de voir enfin les membres du groupe éclairés. Je râle un peu car le groupe n’a pas joué Lateralus, mais tant pis. Je suis content de les avoir vus, même si ce n’est pas forcément mon style de prédilection. C’est tellement particulier qu’il faut, je pense, en écouter avec parcimonie, pour pouvoir apprécier les magiciens et virtuoses que sont Tool. En tout cas, je les aurais vus une fois, et j’ai passé un bon moment devant eux pour mon dernier concert de cette cuvée 2019, alors merci Tool !

Je retourne alors au camping et, arriver à l’emplacement de ma tente, celle-ci à disparu. Un peu interloqué, je vois Geoffrey et Éric dans leur tente, qui me disent qu’effectivement, ma tente n’est déjà plus là depuis quelques heures, d’où le message que ce dernier m’avait envoyé. Je leur pose donc quelques questions pour en savoir plus, bien que de toutes façons, mes papiers importants et portefeuille soient constamment avec moi. C’est alors que ces derniers, après m’avoir dit que c’était Manowar qui était parti avec, me disent de chercher s’il n’y a pas de traces quelque part, avant de me dire de regarder sur leur table en plastique. Ces idiots ont dessiné un plan m’indiquant où ils ont caché ma tente ! Bon, on va dire que c’est le bizutage de premier Hellfest, et bons joueurs, ils m’aident à venir la remettre à sa place sous les rires et encouragements des autres voisins, qui se sont bien marrés apparemment pendant que les toulousains cachaient ma tente. Pas énervé du tout (sans ironie), je trouve cette blague plutôt drôle, et cela me laissera un souvenir sympa de cette dernière nuit de camping !

Apéro !

Le lendemain matin, alors que le camping se vide, mes voisins toulousains viennent me dire au revoir. Rendez vous est pris avec Geoffrey pour la semaine prochaine afin de voir Rammstein, quant à Éric et Alexandre, c’est avec plaisir que je les accueillerai sur Paris s’ils montent un de ces quatre, en espérant les revoir l’an prochain à Clisson. C’est sous une pluie fine et une atmosphère humide que je range ma tente (et que je perds un piquet), rassemble toute mes affaires et quitte avec un petit pincement au cœur l’enfer paradisiaque de Clisson. Direction la navette nous amenant en gare de Clisson, où je tombe sur Guillaume, un ancien camarade de faculté et d’association étudiante : comme quoi, le monde est petit ! Nous entrons dans le Crazy Train pour le retour à Paris, et évidemment, il y a beaucoup moins d’ambiance qu’à l’aller. Je m’endors assez vite, et me réveille uniquement en gare d’Austerlitz. Cette fois, c’est bien fini.

J’ai enfin pu réaliser un rêve. Cela me tenait à cœur depuis bien longtemps, et maintenant, je n’ai qu’une hâte, c’est d’y retourner. J’ai vraiment passé quatre jours exceptionnels, et je rentre extrêmement fatigué mais très heureux. Concernant mes concerts favoris de cette édition, je vais en retenir 3 par jour. Pour le vendredi, dans l’ordre de passage, je dirais Power Trip, Ultra Vomit et Sum 41, bien que Dagoba m’ait franchement convaincu. Pour le samedi, Skindred, Fever 333 et Architects ont clairement sorti l’artillerie lourde, et m’ont laissé une meilleure impression finale que Kiss, qui a néanmoins assuré un show d’exception. Enfin, pour le dimanche, le choix va être plus rapide, Slayer, Testament et Lamb of God ont mis tout le monde d’accord et, malheureusement pour Trivium, même si leur concert était en toute objectivité très bonne, je fus un peu déçu de la setlist, ce qui leur coute le podium du dimanche sur mon classement personnel du Hellfest (bien que leur concert de l’an dernier au Bataclan reste l’un des meilleurs shows de ma vie).

Un abruti devant la statue de Lemmy

Aussi, merci d’avoir lu ce long carnet de route. J’ai pris vraiment plaisir à l’écrire, et j’espère que vous avez eu plaisir à le lire. J’aimerais remercier tous les festivaliers avec qui j’ai pu échanger sur le site du festival, étant novice ici, et plus particulièrement mes voisins anglais de train, à savoir Darren, Tom, Lu et Conor. Evidemment, je remercie également Alexandre, Éric et Geoffrey pour leur accueil, leur sympathie, leur bienveillance et leur générosité, je vous souhaite à tous de tomber, lors de vos prochains festivals, sur des personnes aussi gentilles et ouvertes qu’elles. En outre, je tiens à remercier mes sœurs, Amélie et Alicia, ainsi que ma copine, Sofia, pour leurs relectures et leurs corrections orthographiques de ce carnet de route. Enfin, je tiens à remercier l’équipe du Hellfest pour l’organisation, l’affiche et plus simplement l’existence du festival, qui permet de faire rayonner, le temps d’un weekend, la musique metal et de rassembler les passionnés de ce style, tout en étant une source d’inspiration pour de nombreux autres festivals. Nous avons de la chance d’avoir un festival de cette taille et avec une affiche comme cela, profitons-en au lieu de relever ses défauts (bien qu’existants, mais étant ma première édition, je pense que j’étais trop heureux d’y être pour y faire attention) et d’avoir la critique facile et pleine de mauvaise foi, car le jour où le Hellfest décidera d’arrêter, cela fera un immense trou que nous serons extrêmement nombreux à regretter. Alors, merci le Hellfest, longue vie à vous, et j’espère à l’année prochaine !

Flavien.

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Crédits Photos dans l’ordre: Flavien Dublineau, Fred Bertrand, Geoffroy Lévêque, OlivDuff

2 pensées sur “Carnet de route: KNOTFEST et HELLFEST 2019

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