Live Report : TRIVIUM au Bataclan (Paris) 2/2

A concert exceptionnel, mesure exceptionnelle ! Ce n’est donc pas un mais deux Reports que nous vous proposons de lire ! Le premier a été publié hier soir juste après le concert par OlivDuff et qui est à lire en suivant ce lien. Aujourd’hui c’est celui de Flavien que nous publions et qui est également à dévorer sans attendre !

Le vendredi 13 est un jour, comme chacun sait, particulier. Jour de chance pour certains, jour à éviter pour d’autres. Toutefois, pour nous, il s’agit plutôt d’un jour de chance : nous avons rendez-vous avec Trivium, au Bataclan cette fois-ci, après leur passage au Cabaret Sauvage le 22 mars 2017 pour ce qui était alors leur dernier concert parisien. On peut donc se réjouir de revoir la formation d’Orlando si rapidement à Paris, mais on peut également regretter que cette date soit la seule date française de cette tournée européenne, alors que la précédente tournée du groupe était passée par Marseille et Cognac en outre de Paris.

Ceci étant dit, nous avons donc rendez vous à 19h au Bataclan, afin de découvrir Venom Prison et Power Trip, deux groupes respectivement de death et de thrash metal. Néanmoins, suite à quelques problèmes d’organisation inhérents à votre serviteur (qui a eu la bonne idée de ne pas entendre son réveil lors de sa sieste de fin d’après-midi habituelle), nous arrivons au Bataclan aux alentours de 20h30, soit quelques minutes après la fin du set de Power Trip. Le début du concert de Trivium étant prévu à 20h50, cela laisse le temps de faire un petit tour au stand de merchandising, qui propose des t-shirts assez originaux : on évite le classique t-shirt noir, et on sort des faux maillots de football, des t-shirts très colorés (sur fond noir, faut pas déconner non plus), aux allures de couvertures de comics. Plutôt sympa, ça change !

20h50, les lumières s’éteignent. La sono diffuse Run to the Hills d’Iron Maiden, qui est déjà repris par une bonne partie de la foule. Les 4 garçons arrivent à la fin de cette introduction, et lancent les hostilités avec le morceau The Sin and the Sentence, qui ouvre justement leur dernier album du même nom. La fosse s’embrase dès lors, fosse d’ailleurs assez jeune, la moyenne d’âge devant se situer aux alentours des 25-30 ans (plus vers le 25 tout compte fait). Fosse jeune, mais très énergique, ça bouge dans tous les sens et cela fait plaisir à voir. Le groupe enchaine avec Throes of Perdition, puis Betrayer, morceau avant lequel Matt Heafy, le frontman du groupe, lance un challenge à son audience parisienne : être le meilleur public de la tournée, et dépasser les polonais qui occupent actuellement cette place. Que cela ne tienne, la foule française compte bien montrer qu’elle mérite ce titre ! Néanmoins, si le public parisien montre qu’il est là pour en découdre et qu’il est bel et bien présent depuis le début du concert, on ne peut pas en dire autant de Paolo Gregoletto, bassiste de la formation, qui semble avoir de gros soucis de son avec son instrument (qui serait dû à un mauvais branchement après le concert de Power Trip apparemment). Matt Heafy s’en excusera d’ailleurs, mais de toutes façons, comme il le dit lui-même, the show must go on ! A propos de son, celui-ci reste très bon dans l’ensemble, pas excessivement fort, les guitares de Matt Heafy et Corey Beaulieu sonnent bien, la basse (une fois le problème résolu) est distinguable sans pour autant être oppressante, et le son de la batterie d’Alex Bent est également vraiment bon.

Revenons-en au set. Après Betrayer, nous avons droit à un Ascendancy, où le frontman de la bande se permet même de faire une petite réflexion au personnel de sécurité chargé de réceptionner les slammeurs (et il y en a beaucoup ce soir), leur disant d’être au moins deux pour réceptionner chaque slammeur, et de l’accueillir plutôt que de l’extraire violemment de la fosse. C’est un point qui mérite d’être souligné, Matt veut vraiment prendre soin de ses fans ! Après cette intervention, le groupe lance un Sever the Hand, puis un Inception of the End, qui ne calme absolument pas la foule présente ce soir dans l’enceinte parisienne, bien au contraire, avant de sortir de son chapeau un Until the Wolrd Goes Cold, seul morceau de l’album Silence in the Snow joué ce soir (où est passé justement le morceau Silence in the Snow et son atmosphère toute particulière ?), mais qui ravit néanmoins l’ensemble du public. Ceci étant, le quatuor continue de battre le fer tant qu’il est encore chaud (il fait d’ailleurs très chaud dans l’enceinte du Bataclan), avec un Becoming the Dragon assez rare ces dernières années, à la fin duquel Paolo Gregoletto, pour qui les problèmes de basse sont déjà loin, se permet même de se faire un petit plaisir et de finir le morceau en tapping ! Vient alors un Thrown Into the Fire littéralement dantesque, avant de faire la place au classique Strife, qui vient rappeler à ceux qui l’auraient éventuellement oublié que la fosse est vraiment exceptionnelle ce soir, ça bouge dans tous les sens, tout en hurlant à pleins poumons le refrain et les chœurs, ce morceau est un des préférés des fans, et cela se voit.

Pour que tout le monde puisse reprendre un peu ses esprits après ce Strife d’anthologie (vraiment, personnellement c’est la troisième fois que votre serviteur assiste à un concert de Trivium en moins de deux ans, et ce morceau joué ce soir est à des années-lumière des fois où il a été joué précédemment), les lumières se tamisent pour ouvrir le morceau Caustic Are the Ties That Bind ; lumières qui font d’ailleurs le boulot, sans être exceptionnelles pour autant, ce n’est clairement pas le genre de light-show dont on se souviendra mais qu’importe. Sur ce morceau, Matt Heafy nous remercie d’être là depuis autant de temps, à soutenir le groupe, et nous félicite également de l’ambiance exceptionnelle qui est mise par son public, le bougre nous invitant même à nous applaudir nous-mêmes. Comme dit plus haut, il est clair que Matt Heafy et le reste du groupe ne prennent pas leurs fans pour des porte-monnaie sur pattes (nous ne citerons pas de groupes pour ne pas déclencher de polémiques inutiles), mais se veulent vraiment proches d’eux. Après ce petit discours qui fait chaud au cœur, arrive le nouveau, mais futur classique (si ce n’est pas déjà le cas) The Heart From Your Hate, qui est reprise par cœur et en chœur par le public parisien, avant de lancer un autre extrait de l’album The Sin and the Sentence, à savoir Beyond Oblivion.
Vient alors (déjà ? Le temps passe décidément sacrément vite en présence du quatuor d’Orlando) l’heure des rappels. Après un Shattering the Skies Above, qui continue de puiser dans les ressources physiques et mentales du public, le groupe conclura son show par les deux plus grands classiques du groupe, sans aucune hésitation possible, à savoir Pull Harder on The Strings of Your Martyr, qui vient faire trembler le parquet du Bataclan comme rarement, avant le fameux In Waves, introduit comme à l’accoutumée par un Matt Heafy demandant à la fosse de s’accroupir durant l’introduction de ce morceau (à savoir Capsizing the Sea), avant de voir la fosse exploser et donner tout ce qu’il reste de son énergie, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’après les pogos, circles-pits et autres walls of death présents à quasiment chaque morceau, il reste malgré tout encore beaucoup de ressources au public parisien ! Indispensable à tout concert de Trivium, In Waves vient donc conclure une bonne heure et demie d’un show musicalement parfait (problèmes de basse mis à part) et à l’ambiance exceptionnelle. Cerise sur le gâteau, le groupe reconnait, au moment des remerciements, que le public parisien est le meilleur public auquel ils ont fait face durant cette tournée européenne, et très franchement, cela semble mérité au vu de l’incroyable énergie dont a fait preuve chaque personne présente ce soir, du simple spectateur au fan le plus hardcore. On pourrait cependant éventuellement regretter l’absence de certains morceaux phares du groupe (Silence in the Snow, comme cité précédemment, mais également A Gunshot to the Head of Trepidation, Rain, Black, Built to Fall, Anthem, ou encore Dying in Your Arms pour ne citer qu’eux) ou le jeu de lumières, pas franchement marquant (hormis sur In Waves, où celui-ci était vraiment très présent), mais cela serait vraiment faire preuve d’une immense mauvaise foi au vu de la claque magistrale que vient de nous infliger Trivium ce soir.

C’est donc avec la sensation d’avoir assisté à un concert qui restera longtemps dans les mémoires de chaque spectateur présent que nous sortons du Bataclan, les jambes fatiguées, les oreilles sifflantes, et pleins de sueur… mais si tel est le prix à payer pour assister à un concert de cette qualité, il y a fort à parier qu’une grande partie des personnes présentes ce soir serait prête à le payer tous les jours. Alors, merci Trivium, chapeau bas, et à très vite !

Flavien Dublineau

 

Pour revoir le concert complet:


Regardez Trivium Matt | Paris, France | Games, 330 soundcheck, 350 warmup, 850 show! | !net !voice de kiichichaosreigns sur www.twitch.tv

La setlist :

 

 

Laisser un commentaire