Live Report : PROPHETS OF RAGE au Zénith (Paris)

C’est au Zénith de Paris que les prophètes nous ont donné rendez-vous ce vendredi 10 novembre.
J’avais eu la chance d assister à leur première date française l’été dernier lors du Download Festival et cela avait été un très grand moment du festival où deux genres musicaux permettaient à deux types de public de se rencontrer. J’ai hâte de voir la population ce soir.

C’est avec mon mentor que j’assiste au concert et j’ai la chance d’avoir quelques anecdotes dont il a le secret, en commençant par sa première confrontation avec RATM. « C’était en 1992 à l’Elysée Montmartre, RATM faisait la première partie de Suicial Tendencies et ça a été la claque cette première partie ! A l’époque le batteur jouait dos au public avec juste un petit miroir pour voir ce qu’il se passait dans son dos. Une vraie claque, le genre de 1ère partie qui te fait aller chez ton disquaire le lendemain pour t’achèter l’album ».

21h10 ça démarre … ou presque … c’est parti pour 20 (longues) minutes de mix/DJ/scratch où tout y passe (dans le désordre): Body Count, Ozzy, Snoop Dogg, Rocky (???), Bowie, James Brown …
Honnêtement je suis venu assister à un concert pas à une soirée DJ Karaoké 🙁

Ouf ça démarre (pour de vrai) à 21h30, classiquement avec « Prophets of Rage », Tom Morello retourne sa guitare où est écrit en gros « F… TRUMP », le public est ravi. Il faudra attendre le 3ème titre pour avoir du RATM avec « Take the Power Back », explosion d’énergie dans la salle.

On aura dans cette première partie du concert beaucoup de « Prophets of Rage », mais aussi la fameuse « Bombtrack », mon mentor de me glisser « T’imagine en première partie d’un concert entendre ça ?! c’était une énorme claque ! ».

La salle est bondée, les poings sont levés, ça bouge beaucoup, ça saute énormément (sur scène aussi), et ça pousse un peu aussi malheureusement.

Comme lors du Download, il y a un passage « hip hop », la salle est prévenue « Are you ready for some hip hop ? », le public semble ravi (c’est pas mon cas).
B-Real (chanteur de Cypress Hill) fait s’agenouiller toute la salle avant « Jump Around » (titre de House of Pain). Au passage nous apprenons que nous sommes filmés et que le concert est retransmis en direct.

Puis, tout comme au Download Festival, seuls les ex RATM restent sur scène, Tom Morello prend la parole (un brin de politique) mais surtout pour nous faire un hommage à Chris Cornell en reprenant « Like a Stone » d’Audioslave en instrumentale. Tom prononcera les mêmes mots « If you know the lyics sing it, if not, say a prayer for peace », moment intense, mais contrairement au Download (public plus « Métalleux », et aussi un son toujours aussi particulier … ok mauvais … au Zenith) on entendra moins le public reprendre le refrain.

On enchaine avec du RATM comme je l’aime « Know your ennemy » avec en intro Tom Morello qui nous fait des sons avec sa guitare que seul lui sait faire … l’impression que son instrument n’est pas une guitare, c’est fou ce qu’il sait faire !!!

Plus grand moment pour moi, à la fin de « Bullet in the Head » (je retire mes bouchons pour en profiter au maximum), les titres de RATM me hérissent le poil, c’est plein d’énergie, ça file la patate.

Sur le titre « Unfuck the World » Tom nous fait aussi profiter de sa technique, c’est un génie. Voilà qu’il nous sort sa guitare à double manche sur « How I Could Just Kill a Man ».

Ca se termine en apothéose (comme lors du Download) avec « Bulls on Parade », puis « Killing in the Name », le public retourne le Zenith, c’est grandiose. Vraiment les gens ont apprécié le hip hop, mais les titres de RATM (ok je suis pas objecfif) sont un cran au dessus. Il est 23h06 on aura eu une bonne heure et demie de « Fusion » ce soir.

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