Live Report : HELLFEST – JOUR 1 (SLAYER, IRON MAIDEN, ROB ZOMBIE, LOUDBLAST…)

Cette édition 2014 à sans nul doute était l’une des meilleurs, voire la meilleure que l’équipe du HELLFEST nous ai proposé durant ces neufs dernières années. L’opportunité d’avoir autant de bons groupes voir même des Légendes du Metal est une réussite incroyable en soit. Bien entendu tous ces concerts, mis en valeur par un décor parfait, surprenant même, et une organisation parfaite en ont réellement fait un évènement encore plus fantastique pour tous les fans de cette musique enragée. Nicolas Gaire qui était sur place, notre envoyé spécial, pour ces 3 jours d’un show intense et permanent, nous livre son compte rendu complet.

NIGHTMARE

Parmi les premiers groupes à ouvrir cette édition 2014 du HellFest, il y avait Nightmare. Un set court mais très intense sur la Mainstage 1 – autant dire la scène principale, avec comme à son habitude, une belle démonstration à la française du power metal… Il est alors étonnant de voir qu’en cette heure plutôt matinale, le public est tout de même réuni en nombre devant la scène principale du HellFest. Rien d’étonnant, car Nightmare est venu avec son savoir-faire (30 ans de carrière tout de même !). Malgré quelques derniers ajustements du son, le set de 30 minutes sera mené tambour battant ! Si Jo et Yves vivent l’évènement en bon vieux routards, JC et Matt aux guitares montrent vraiment leur joie d’être sur cette grande scène. Fort d’un dernier album, Nightmare n’hésitera pas pour un set si court, de nous faire profiter de pas moins de trois titres de ce nouvel album. Bringer Of A No Man’s Land, I’m Immortal et Forbiden Tribe auront ainsi visiblement eu toute l’attention du public !

DOYLE AIRENCE

Place au groupe Doyle Airence sur la Mainstage 2. Là aussi, le public continue de gonfler dans le pit, et est venu profiter du metalcore avec ses ambiances planantes, du groupe parisien. Une énergie incroyable, qui en aura surpris plus d’un. Mais loin d’envoyer brutalement et simplement ses titres, le groupe, fort d’un dernier album encore tout frais (Monolith), a vraiment su transposer en live, ce qui fait l’une de leur particularité incontestables, planter un décor sonore, tout en mêlant grosse patate et passage atmosphérique du plus bel effet.

CROSSFAITH

C’est maintenant le tour de l’électro Metal japonais. Le groupe Crossfaith, tout droits venus du Japon, ont investi la Mainstage 1 du HellFest comme s’ils étaient alimentés par un courant de 100000 volts ! Un set mené à tombeau ouvert avec des sonorités originales… Et le public ne s’y est pas trompé, à cette heure-là, il fallait à tout prix être devant la Mainstage 1, bien que ce soit l’heure de l’apéro ! Après une intro atmosphérique et étrange, le groupe déboule sur scène et pendant tout son set de 30min (seulement !), c’est une véritable démonstration d’énergie pure auquel on va avoir droit ! Le public rend bien au groupe toute cette énergie en répondant présent aux différents appels du chanteur à « jumper » sur le florilège de hits qu’ils balancent, We Are The Future en tête. S’en suivront les titres Monolith, Jagerbomb et autres Eclipse, avec un Countdown To Hell très electro qui aura fini de faire danser les plus réticents de la fosse !

SATAN

A défaut du Diable, c’est cette légende du NWOBHM qui est apparu sur la Mainstage 1 du HellFest en tout début d’après-midi. Sous une chaleur de plomb, les anglais du groupe Satan, nous ont vraiment fait plaisir avec un set dans la plus pure tradition du Heavy Metal originel… Il faut dire que les anglais reviennent de loin. Ils se sont reformés en 2011 pour produire une perle d’album au doux nom évocateur de Life Sentence. Le groupe n’a rien perdu de son style, et les « nouveaux » titres présentés ce jour-là, sont dans la plus pure tradition et la continuité de toutes les bonnes choses auxquelles ils nous avaient habitués. Les anglais emmenés par le charismatique Brian Ross, vont alors nous livrer un set parfait. La voix est au top, tout comme le sont le reste des instruments, Steve Ramsey et Russ Tippins aux guitares en tête. Les titres s’enchainent et sonnent comme sur disque : Trial By Fire, Time To Die, Testimony, etc… A cela s’ajoute une réelle communication avec le public, un partage qui de toute évidence fait grand plaisir au groupe, Brian en tête qui n’hésitera d’ailleurs pas à remercier son public à plusieurs reprises !

TOXIC HOLOCAUST

Véritable curiosité que ce groupe Toxic Holocaust, qui pratique un Thrash très Old School et rudimentaire, alors qu’il s’est formé en 1999. Une sorte de revival donc, sous la forme d’un side project de Joel Grind plutôt qu’un vrai groupe. Il n’empêche que pour les vieux thrashers présents devant la Mainstage 2, ce fût un régal ! Certains diront que le groupe manque d’originalité, tant leur musique semble puisée à la source originelle du thrash. Mais pourtant, les titres proposés par la bande de Joel, font mouches, grâce à un savant dosage de sonorités agressives et bien roots, et une vraie fraicheur dans les compos. On aura apprécié de se prendre en pleine figure des titres aussi efficaces que Metal Attack, War Is Hell, 666, Wild Dogs, War Game ou autres Bitch pour un final cataclysmique sur Nuke The Cross ! On aimerait vraiment les accueillir dans notre pays plus souvent !

LOUDBLAST

On quitte les Mainstages le temps du concert de Loudblast sur la scène The Altar. Comme s’il ne faisait pas assez chaud, Loudblast a littéralement enflammé la tente The Altar avec son Death Metal toujours aussi efficace et violent… La tente abritant la scène Altar s’est retrouvée pour l’occasion archi bondée, au point que l’on apprenait après coup, que bon nombre de fans arrivé un poil trop tard, ont dû se contenter du son du concert, faute de pouvoir rentrer ! Preuve en est que Loudblast reste et demeure un des fers de lance du Metal hexagonal, et qu’il est toujours aussi fédérateur ! Evidemment, l’actualité du groupe marqué par la sortie toute récente de l’excellent album Burial Ground y est surement pour beaucoup (les fans avaient hâte de découvrir les nouveaux titres joués live). Lorsque le groupe fait son entrée sur scène (après l’arrivée en premier, comme d’habitude de Hervé derrière ses fûts), Stéphane Buriez, impose son charisme sur la scène, et Loudblast se lance alors dans un set titanesque tant au niveau de l’énergie, que du retour qu’il a du public. Le son est parfait, et les titres parfaitement exécutés vont alors s’enchainer comme un best of de leur carrière pour le plus grand plaisir des fans amassés dans la chaleur de la tente Altar. A Bloddy Oath ouvrira le bal, puis s’en suivront The Bitter Seed, Abstract God, Emptines Crushes My Soul, From Dried Bones, Neverending Blast, Flash, The Horror Within, Cross The Threshold et My Last Journey. Moment mémorable de cette édition 2014 du HellFest !

THERAPY?

Retour sur le devant de la Mainstage 1 pour le live des irlandais de Therapy? et leur Metal Alternatif (pour ne pas dire Pop). En effet, qui n’a jamais entendu leur hymne Nowhere qui inonda les ondes radios au milieu des 90′s ? Pourtant, ce n’est pas loin de 25 ans de carrière et 20 albums, qui font que le groupe était attendu de pied ferme au HellFest… Si les tubes et l’énergie du groupe était bien présente (principalement pour Michael McKeegan à la basse), on notera que Andy (guitare et chant), bien que toujours aussi charismatique, aura souffert de quelques défauts de chant. Mais qu’importe après tout, puisque le public était venu devant la scène principale, par cette forte chaleur, probablement pour chanter leurs tubes, repris ici ! Trigger Inside et Nowhere en tête bien entendu. Avec quelques petites covers assez sympathique car réinterprétées sans tomber dans le copier/coller ! (Isolation de Joy Division et Breaking The Law de Judas Priest).

ROB ZOMBIE

Les passages de Rob Zombie au Hellfest sont toujours des moments très attendus. Et la foule dense amassée devant la Mainstage 1 en témoigne. Et il est suffisamment rare pour que cela soit remarquable : Rob Zombie jouera alors qu’il fait encore jour et que l’après-midi n’est pas totalement terminée ! Si les décors sont toujours aussi splendides, pour le coup les jeux de lights sont évidemment plus de la partie. Mais le photographe que je suis ne s’en plaint évidemment pas. La belle surprise (qui n’en est pas forcément une), est l’ouverture du set à toute blinde, avec ce qui est probablement son hit le plus connu : Dragula ! Dès lors, le public se déchaine et le ton est donné ! Le groupe à l’air vraiment heureux d’être là et la communion avec le public est étonnante : John 5 en tête ! Les titres vont alors s’enchainer, avec certaines allures de best of du groupe, comme s’ils avaient voulu faire rentrer dans la petite heure qui leur est dédiée, l’intégralité (ou partie) de leur hits : Living Dead Girl, More Human Than Human (petits clins d’œil à White Zombie) et House of 1000 Corpses en tête ! Et puis après tout part en vrille, mais de façon ô combien positive ! En effet, Rob se lance dans une série de reprises : Enter Sandman de Metallica ou School’s Out d’Alice Cooper. Peu avare de frasques, Rob Zombie, descendra même dans la fosse (si ! si !) pour un bain de foule qu’il semble apprécier.

SEPULTURA

Autre monument mondial du Metal, le groupe mythique brésilien Sepultura est venu sur la Mainstage 2 montrer que malgré une histoire mouvementée pendant ses 30 années d’existence, il reste un groupe incontournable, et un must sur scène … Avec un Derrick Green gonflé à bloc (et à la testostérone), le groupe nous aura régalé avec d’excellents titres, et bien entendu les incontournables de la bande : Refuse/Resist, Arise , Ratamahatta et Roots Bloddy Roots bien entendu ! Mais c’est aussi avec leurs nouveaux morceaux que le groupe nous a fait plaisir. On retiendra un interprétation incroyable de Kairos, devant un public surdéchainé dont les slammeurs donneront du fil à retordre aux gars de la sécurité. Andreas Kisser, toujours aussi impressionnant, conforte sa place d’excellent guitariste de la famille Metal, toujours complice de Paulo à la basse, et très à l’aise avec Eloy, petit dernier à avoir rejoint la formation. La prestation de Sepultura, aura cette année, fait partie des sets les plus enragés et énergiques du Festival, et qui restera incontestablement dans la mémoire des festivaliers y ayant assisté.

IRON MAIDEN

Première (très) grosse affiche de l’édition 2014 du HellFest, le groupe Iron Maiden, véritable légende vivante, est monté sur la scène principale du Festival. De tous les concerts de Iron Maiden que j’ai eu l’occasion de shooter (ou voir), il reste l’un des meilleurs… On peut dire qu’on les attendait au HellFest. Cela faisait plusieurs éditions où l’on croisait les doigts pour voir leur nom apparaitre sur l’affiche. C’est chose faite ! Et cerise sur le gâteau, leur passage cette année au HellFest, s’inscrit dans le cadre de leur tournée Maiden England 2014, autant dire que c’était l’occasion de voir en plus le groupe jouer de vieux titres, pour le plus grand plaisir des fans de la première heure, voire ceux de leur « période Seventh Son ». Comme tout concert de la vierge de fer, le florilège de titres emblématiques s’accompagne d’effets pyrotechniques, lances flammes, prestations des musiciens incroyables (j’aimerai savoir à la fin d’un concert de Maiden, combien de kilomètres a parcouru Bruce sur scène). Et puis ce soir-là, dans le cadre de la coupe du Monde de Football, la France jouait contre la Suisse, et en bon fan de foot qu’est Bruce, il nous a annoncé le score tout au long de son set, non sans une pointe de malice. A noter également que, ce soir, les membres semblaient dans une forme plus qu’olympique. Tous, sans aucune exception ! Dave, Adrian et Jannick, toujours au sommet de leur jeu de guitare, ultra complémentaire (mais on ne vous apprend rien là), Steeve, toujours aussi communicatif dans son jeu de basse et ses poses devenus mythiques désormais (il mitraille de sa basse le public) et même Nicko, derrière ses fûts, toujours aussi facétieux. Pour ce qui est des titres, aucune surprise notable, et c’est tant mieux ainsi puisque c’est ce que l’on attend lorsqu’on vient voir Maiden en concert : Monchild, Can I play With Madness, The Prisoner, 2 Minutes To Midnight, Revelations (peut être la seule que l’on attendait moins), The Trooper, The Number Of The Beast, Phantom Of The Opera, Run To The Hills, Wasted Years, Seventh Son O A Senventh Son, Fear Of The Dark et Iron Maiden, avec bien entendu un Eddie géant sortant de derrière la scène pour cracher flammes et fumée. Comme à son habitude, le groupe reviendra sur scène pour achever le chef d’œuvre avec Aces High, The Evil That Men Do et l’explosif Sanctuary. Si Iron Maiden est sur scène toujours comme un bon vin pour lequel on a peu de chance de se tromper, leur prestation au Hellfest 2014 était alors un grand millésime !

SLAYER

Voilà un autre groupe que je voulais à tout prix voir et photographier. L’un des 4 monstres sacré du Heavy Thrash Metal. Eux aussi des légendes vivantes, à l’origine dans les années 80 d’un courant musical après quoi plus rien ne serait pareil. Quand Slayer a investi la Mainstage 2, c’est une chape de sang et de plomb lourd en fusion qui s’est abattue sur le HellFest. Un moment inoubliable … Certes, on se demande si ce nouveau line-up sans le regretté Jeff Hanneman, et sans le mitrailleur Lombardo, va assurer et va nous produire autant de plaisir que par le passé. Mais nous voilà vite rassuré, dès lors que le groupe fait son entrée sur scène, avec toute l’agressivité d’un Hell Awaits comme on les aime. Le public est alors comme hypnotisé et complétement acquis à ce Slayer nouvelle mouture, qui prouve qu’ils sont toujours dans le haut du panier des cadors du Metal. Les morceaux plutôt ancienne période vont alors s’enchainer sans fioriture, avec une efficacité militaire pour notre plus grand plaisir ! The Antichrist, Necrophiliac, Mandatory Suicide, Captor Of Sin, un War Ensemble énormissime, suivi de Hate Worldwide, Disciple, Implode, Seasons In The Abyss, Dead Skin Mask, un meddley Raining Blood et Black Magic, pour finir de façon explosive sur South Of Heaven et Angel Of Death. Un vrai régal de voir Slayer sur scène, un belle façon de terminer cette première journée.

Nicolas Gaire | Live Music Photography

 

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xWebbYx

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Rédacteur en chef et administrateur de TRexSound.com.

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